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A propos de la cause palestinienne

sakhri

A propos de la cause palestinienne.
Le mouvement national palestinien se trouve relativement isolé en raison de la soumission des pays arabes à l’ordre impérialiste, cette forme du capitalisme le plus avancé. Les peuples arabes dont le peuple palestinien ont perdus leur principal appui depuis la chute du camp socialiste, dirigé par l’URSS. Ainsi, depuis lors les impérialistes occidentaux et leur porte-avion israélien décomposent et composent le Moyen-Orient à l’aune de leurs intérêts.
L’histoire du Moyen-Orient, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, atteste qu’il n’est pas un champ clos où s’affrontent des forces purement intérieures, un domaine où se jouerait la loi fondamentale de la lutte des classes et du combat des peuples pour leur libération nationale et sociale, à l’inverse d’autres contrées du monde. Là comme ailleurs l’impérialisme américain a pris la relève de l’impérialisme anglais et français. Ceux qui refusent de voir le lien existant entre la politique «israélienne» et la stratégie de l’impérialisme américain, le chef de file de l’impérialisme mondial, se condamnent à apprécier la question palestinienne par le petit-bout de la lorgnette.
D’autre part, quand à la résistance du peuple palestinien on peut dire qu’elle se retrouve sur la défensive depuis le renversement successif d’Etats arabes anti-impérialistes : Irak de Saddam Hussein et Libye de Kadhafi et l’agression en cours contre la Syrie. Le résultat de tout cela, c’est que la lutte libératrice palestinienne fait quasiment seule face à l’Etat d’Israël et l’impérialisme mondial. L’existence de l’Etat d’Israël au cœur du Moyen-Orient ne peut manquer de servir les plans des impérialistes occidentaux. Ces plans consistent au contrôle et à la mainmise des champs de pétroles et gaziers menacés par un changement révolutionnaire et démocratique des pays arabes liés inextricablement à la stratégie du capital financier international.
L’OLP (organisation de la Libération de la Palestine) signe en septembre 1993, les accords d’Oslo. Ces accords sont pour la partie palestinienne un compromis qui s’était imposé comme l’évolution du rapport de force défavorable à l’échelle internationale aux peuples faibles et pauvres. Le camp de la démocratie, du progrès et de la paix se retrouvait en position défensive face au camp de l’impérialisme, de l’agression et de la réaction. La Conférence de Madrid (octobre 1991) qui résultait de la politique de l’impérialisme dans le Moyen-Orient lançait le cycle de négociations qui devaient aboutir, ultérieurement, à la reconnaissance d’Israël par la Chine, l’Inde et des pays arabes (Maroc, Qatar, Jordanie, Tunisie etc.). Cela au détriment des intérêts du peuple palestinien.
En outre, les négociations devaient aboutir (sous le patronage des USA, Europe, Russie et Ligue-arabe) à la création d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-est pour capitale et le droit au retour des réfugiés palestiniens . Vingt cinq années plus tard les Palestiniens attendent toujours l’application sans conditions des résolutions onusiennes, tandis que l’Etat d’Israël poursuit sa politique d’annexions des terres palestiniennes de Cisjordanie, tandis que Ghaza souffre le martyr causé par l’impitoyable blocus terrestre, aérien et maritime imposé par Israël et l’Egypte. A cela s’ajoute les massacres inouïs perpétrés par Israël pour dompter le peuple palestinien.
La période contre-révolutionnaire, du pseudo printemps arabe, qui s’est abattue sur de nombreux pays arabes comme le déluge biblique (Tunisie, Egypte, Lybie, Yémen, Syrie, Irak…) a reléguée à l’arrière plan la question palestinienne alors qu’elle est «une cause sacrée» pour les peuples arabes. Les trotskistes du NPA, à la pointe du soutien «au printemps arabe», n’ont pas tenu compte de son caractère réactionnaire. La crise majeure qui génère sang et boue au Moyen Orient, provoquée par l’impérialisme occidental et ses soutiens locaux tels que l’Etat d’Israël et les dictatures théocratiques du Golfe, a montré que les grands problèmes de la région étaient interdépendants. Ils se tiennent et se conditionnent réciproquement. Le mouvement de libération nationale au Moyen-Orient (anti-impérialiste) a reçu de graves dommages et, avec lui la question palestinienne.
D’autre part, la bourgeoisie palestinienne a montrée son incapacité non pas dans l’accomplissement de sa mission historique (nous avons vu que le développement et le conditionnement de la conjoncture mondiale ne s’y prêtait pas), mais simplement de préserver l’essentiel à savoir le caractère arabe, musulman et chrétien de ce qui reste de la Palestine historique. Seule la classe ouvrière palestinienne, même très minoritaire, alliée à la paysannerie palestinienne et les masses laborieuses arabes est apte à sortir le mouvement national de la mauvaise situation dans laquelle il se trouve. Cette tâche rénovatrice et salutaire peut être menée jusqu’au bout que par les communistes palestiniens débarrassés des opportunistes à la sauce khrouchtchévienne.
Idem, pour les communistes juifs, dont le véritable internationalisme aurait pour objectif d’assigner aux prolétaires juifs la tâche de nouer des rapports fraternels avec le mouvement national palestinien. Sympathiser avec la cause palestinienne devrait être l’une de leurs principales préoccupations. C’est à cette condition que les masses laborieuses juives et les masses laborieuses palestiniennes pourront agir de concert contre les ennemis de l’indépendance, de la liberté et du progrès.
De la sorte, ils contribueront à élever à un stade supérieur la cause du démocratisme dans la région, ils aideront le peuple palestinien et autres peuples à combattre les exploiteurs de toutes confessions et de toutes nationalités.
S.S


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