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CYNISME ET COMPÉTITIONS SOCIALES ET FISCALES EN EUROPE

Djeha

« Avant que vous ne soyez licenciés, suite à la délocalisation de votre entreprise en Pologne, nous vous prions de former les Polonais, très mal payés qui vont remplacer, aux fonctions dont vous vous occupiez »

Silence bruyant à l’Elysée et à Matignon.

Ils sont vraiment c... (ou masochistes) ces Européens.

Comment peuvent-ils voter pour des gouvernants qui acceptent qu’on les traite de cette façon ?
Comment ne pas comprendre ces Européens qui ne veulent pas d’une Europe pareille ?

Si les Européens acceptent qu'on puisse envisager de les traiter ainsi, c'est qu'ils ont atteint un degré de domesticité tel qu'on peut faire d'eux à peu près n'importe quoi. Déjà des progrès sociaux obtenus au XIXème siècle sont remis en cause et que l’ubérisation est très avancée dans ce monde de lombrics qui a perdu le sens de la station droite...

Et c'est là que c'est inquiétant pour nous...

Djeha,
V. 02 mars 2018

Castorama : les salariés licenciés n'auront pas à former leurs remplaçants, assure la direction

Boursorama avec AFP le J. 01/03/2018 à 11:49, mis à jour à 18:38

Une "maladresse" de la direction a provoqué l'émoi jeudi chez les salariés de Castorama: un document lié à la délocalisation de services en Pologne, aboutissant à la suppression de 409 emplois dans le groupe Kingfisher, édictait que les Polonais seraient formés par les employés français.

L'annonce de cette délocalisation en Pologne n'est pas une surprise : le 13 février dernier, Kingfisher, spécialisé dans les magasins de bricolage, avait confirmé la suppression de 409 postes en France. Ces suppressions se partagent entre Castorama (321) et Brico Dépôt (88), dans un groupe fort de 20.000 employés en France. Parmi eux, 229 postes de comptables vont être supprimés chez Castorama.

"Certains interlocuteurs (polonais) viendraient travailler aux côtés des équipes comptables de Castorama France à Templemars (Nord) pour se former aux procédures et modes opératoires", peut-on lire dans une capture d'écran d'un document que l'AFP s'est procurée, confirmant une information de France info.

"MALADRESSE DE FORMULATION"

Il s'agit d'une "maladresse de formulation", a précisé une porte-parole de Kingfisher à l'AFP, ajoutant que le groupe "prenait en considération les salariés et ce qu'ils peuvent ressentir". Les nouveaux employés polonais "devront en effet être formés aux spécificités comptables françaises mais aucun des collaborateurs concernés par une suppression de poste ne sera chargé d'assurer ces formations", a assuré Olivier Lurson, directeur des ressources humaines, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Des salariés et plusieurs syndicats ont vilipendé l'attitude de la direction. "Sur les réseaux sociaux, dans l'entreprise, les salariés ont dit: 'Il est hors de question qu'on fasse ça, ils nous prennent pour des imbéciles, ils croient qu'on va marcher dans la combine'", a rapporté à l'AFP Jean-Paul Gathier, délégué syndical central FO Castorama au comité d'entreprise. "Ca les a choqués, ils étaient très remontés".

"ILS AVAIENT L'INTENTION DE LE FAIRE"

"Pour les gens qui ont eu cette annonce, ça a été dur de se dire qu'ils allaient être remplacés et obligés de former leurs successeurs", a abondé Pascal Le Mangouero, délégué CFE-CGC. Pour Jean-Paul Gathier, ce n'était pas une maladresse. "Je pense qu'ils avaient l'intention de le faire à la base mais ont reculé devant nos réactions".

Kingfisher a fait des propositions de reclassement à ces salariés mais elles le sont dans des métiers différents : "On supprime des comptables, des analystes, des assistantes de ressources humaines et on leur propose d'aller en magasin, dans la vente, à la caisse", explique un syndicaliste au Parisien. La CGT pour sa part estime que les indemnités de départ proposées par la direction sont insuffisantes.
Le groupe anglais a annoncé en septembre un recul de 8,1% de son bénéfice net au premier semestre, à 295 millions de livres (332 millions d'euros). Pour "l'activité commerciale du groupe, le chiffre d'affaires, régressent certes, mais les résultats opérationnels et les actions en Angleterre progressent tous les ans", avait réagi auprès de l'AFP le délégué central CFE-CGC chez Brico-dépôt, Philippe Banse. "Il y a eu de la part de la direction un manque d'anticipation du commerce sur internet", avait-il également.


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