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Comment Bruxelles et Paris ont étranglé l’agriculture française

Maxime Perrotin

La «ferme France» est menacée. Malgré de bons indicateurs à l’export, la France régresse au classement mondial des puissances agricoles, au point de perdre son autonomie alimentaire. Absence de stratégie de l’État, politiques européennes néolibérales et pression écologiste ont creusé la tombe des agriculteurs, qui défilent ce 27 novembre à Paris.

«Chaque citoyen-consommateur a-t-il bien conscience que sa liberté de pouvoir choisir l’alimentation qu’il souhaite, dans les quantités qu’il espère et la qualité qu’il exige, dans son propre pays, relève de ce principe fondamental qu’est la souveraineté alimentaire?»

À l’heure où l’on ne jure plus que par le bio, la question peut paraître purement rhétorique. Pourtant, alors que les agriculteurs convergent vers Paris pour manifester leur colère ce mercredi 27 novembre, le rédacteur en chef du magazine Marianne, Jean-Claude Jaillette, tirait en début de semaine le signal d’alarme dans une enquête. Pour lui, le constat est sans appel: la France a perdu son autonomie alimentaire.

Une affirmation qui prend le contre-pied d’indicateurs économiques encourageants, de prime abord… En effet, sur le papier, le temps semble au beau fixe pour l’agriculture française. Comme le rappelle le journaliste, cette dernière conforte sa place de leader européenne et les revenus des agriculteurs se maintiennent globalement à la hausse, malgré celle des charges d’exploitation (carburant, engrais…). S’ajoutent à cela de bonnes récoltes de blé et d’orge, qui iront doper les exportations tricolores.

Rappelons que le blé est l’une des matières premières qui constituent le fer-de-lance des exportations agricoles françaises. Fin 2010, alors que le cours du blé flambait (+70% en un an), la lettre d’information Agriculture & Environnement dressait le parallèle suivant: les deux milliards d’euros d’exportations du seul blé tricolore cette année-là représentaient l’équivalent de quarante A320.

D’ailleurs, selon les chiffres de Bercy pour l’année 2018, les produits agricoles et agroalimentaires figuraient au premier rang des exportations françaises, avec 62,4 milliards d’euros, devant les exportations aéronautiques (57,2 milliards d’euros) –alors même qu’Airbus venait de vivre une année record avec 800 livraisons– ou encore de la filière luxe (51,3 milliards d’euros). Une situation radicalement différente d’il y a quelques années, où le luxe tenait le haut du panier devant les produits chimiques et les produits agricoles.
L’agroalimentaire: à l’export, un fer de lance… émoussé

Pour autant, comme le rappelle notre confrère de Marianne, les céréaliers et viticulteurs ne sont pas les seuls agriculteurs en France. Le journaliste, auteur de plusieurs ouvrages sur le monde agricole, rappelle ainsi les chiffres suivants: pour la seule année 2015, la Mutualité sociale agricole (MSA) recensait le suicide de 605 de ses assurés. Selon l’organisme de protection sociale, un agriculteur se suicide chaque jour. Un phénomène sur lequel revenait, juste avant l’automne, le journal La Croix, sur la base d’un photoreportage émouvant.

Un malaise qui trahit la dure réalité qu’endure le secteur tout entier. En effet, si les exportations et certaines récoltes font bonne figure dans les statistiques économiques du pays, dès que l’on creuse un peu, le tableau est bien moins réjouissant pour l’agriculture française, qui est «en réalité en déclin», assène Jean-Claude Jaillette,

«La production française stagne en volume alors que celle de nos voisins progresse. Pis, alors qu’elle était la troisième exportatrice mondiale en 2005, la France occupe désormais le sixième rang, quand l’Allemagne, les Pays-Bas et même l’Espagne maintiennent leur rang. Plus grave encore que le recul des exportations, notre agriculture ne parvient même plus à satisfaire les besoins intérieurs.»

Reprenant les travaux du sénateur (LR) Laurent Duplomb, rapporteur de «La France, un champion agricole mondial: pour combien de temps encore?», un rapport publié en juin 2019, le journaliste en chef de Marianne souligne ainsi que les importations de produits agricoles en France ont bondi de 87% en dix ans, la palme revenant aux produits laitiers, que l’on importe deux fois plus qu’il y a dix ans. Un paradoxe, ces mêmes produits laitiers étant au même titre que vins,

«Un fruit sur deux et un légume sur deux ne sont pas produits en France, comme 34% de la volaille et 25% de la viande de porc. Même le bio, qui devrait être produit au plus près, est importé à 31%», ajoute notre confrère.

«Au fond, ce déclin est relatif à la montée des agricultures du reste du monde», résume-t-il. Un déclin aux causes «bien identifiables», insiste le journaliste qui s’appuie sur les constats dressés par le sénateur: à commencer par la disparition de 17% de la surface agricole en France depuis 1961, soit «l’équivalent de la région Grand Est», compare l’élu. Autre cause mise en avant par le journaliste et le sénateur, les liens étroits entre la politique agricole française et les politiques européennes.
Produits agricoles importés: +87% en dix ans!

Problème, l’Europe «affiche une certaine négligence en matière de stratégie agricole» déplore Laurent Duplomb. Le journaliste évoque par ailleurs la «forte baisse» envisagée du prochain budget de la PAC (Politique agricole commune). Une décision qui «laisse mal augurer de l’importance géostratégique accordée par l’Union européenne au secteur agricole», tacle le sénateur.

«L’Europe est la seule région du monde à avoir diminué ses soutiens publics à l’agriculture entre 2008 et 2016. En Chine, au Brésil, aux États-Unis et même en Russie, ils ont augmenté. Quand l’Europe démantèle avec une naïveté toute néolibérale sa politique de soutien, le reste du monde fait l’inverse», martèle notre confrère.

Pour lui, «l’Europe (et la France en particulier) dort sur ses lauriers gagnés grâce à la PAC menée depuis le début des années 50». Illustration de cette «naïveté» tout européenne: les récents contrats de libre-échange négociés avec le Canada, le Chili, l’Ukraine ou encore les pays du Mercosur, dont le Brésil. «Combien de temps nos éleveurs de bovins résisteront-ils à l’arrivée des 99.000 t de bœuf brésilien ultra-concurrentiel, qui viendront s’ajouter aux 80.000 t bradées arrivées au nom des précédents accords?», s’interroge Jean-Claude Jaillette. Pour lui, il faut «inventer de nouvelles régulations internationales remettant en cause le dogme de l’OMC», estimant qu’être «le meilleur élève de l’OMC, comme le souhaite la Commission européenne, conduit à l’échec. Il est temps d’inverser le courant.»
L’agriculture, comme l’industrie, victimes de «joutes parisiennes hors sol»

Mais au-delà d’un manque de stratégie au plus haut sommet de l’État concernant l’agriculture, ou même de la politique menée par l’Union européenne dans ce secteur, la perception qu’ont les Français n’est-elle également pas en cause? En effet, ces derniers nourrissent une méfiance grandissante à l’égard de leurs propres agriculteurs. Un phénomène sur lequel revient ce 27 novembre, L’Opinion, se penchant sur le malaise de ces agriculteurs qui «se sentent désormais haïs de leurs concitoyens».

Le quotidien revient ainsi sur un tournant qui s’est opéré dans l’opinion publique, entre la fin 2015 et le début de l’année 2016. En cause, la publication de vidéos d’activistes antispécistes sur les maltraitances animales dans des élevages ou l’avis d’une agence de l’OMS concernant cancérogénicité de la viande rouge. Les médias ont aussi joué leur rôle dans ce désamour, avec des émissions et documentaires respectivement consacrés aux pesticides et au bien-être des animaux, diffusés à des heures de grande écoute sur les chaînes du service public. En somme, des scandales médiatiques qui marquèrent une opinion déjà «travaillée par le scandale de la vache folle».

S’ajoute à cela la décision d’Emmanuel Macron d’interdire le glyphosate en France sous trois ans. Une décision perçue comme étant purement politique par les syndicats d’exploitants agricoles, le Président cherchant avant tout à «donner des gages» à son aile écologiste. Des syndicats agricoles qui dénoncent ainsi l’influence prise par «l’extrême gauche» sur la thématique, et des «joutes […] hors-sol, très parisiennes».

Une perception tronquée, un pan majeur de notre économie qu’on livre à la vindicte à des fins politiques, le tout avec des conséquences déplorables à long terme. Un phénomène qui fait écho à la stigmatisation du milieu industriel qu’évoquait à notre micro Philippe Ansel:

«Aussi bien pour le grand public que pour le monde politique, l’industrie est synonyme de pollution, c’est quelque chose de sale, c’est synonyme de chômage, de pneus qui brûlent...» résumait le chef économiste de la Fondation Concorde, dressant le tableau d’une industrie, victime des clichés et du marketing politique.

Résultat, des délocalisations massives, dont l’impact écologique est nettement négatif, sans même parler des questions de souveraineté économique. Un air de déjà-vu, donc pour l’agriculture. Nos agriculteurs et éleveurs permettent depuis des décennies aux Français de jouir de produits d’une qualité souvent supérieure à celle de produits d’importation, soumis à des normes sanitaires drastiques. Pourtant, par clientélisme politique, par européisme, par absence de vision stratégique de secteur-clef de notre économie, non seulement nous abandonnons nos agriculteurs, mais nous mettons en danger notre approvisionnement alimentaire en nous orientant vers des filières étrangères.



Commentaires (1)
1. je hais les cookies le 18/04/2020 19:47
Les épidémies.

Le rôle de l’élevage industriel

En 1997, un virus de grippe aviaire appelé H5N1 est apparu dans des élevages intensifs de poulets à Hong Kong et a tué quatre personnes. Les autorités de Hong Kong ont alors décidé de tuer tous les oiseaux d’élevage du territoire, poulets, canards, oies, pigeons, cailles. Soit 1,5 million d’oiseaux. Le virus a continué de circuler sur des camions mal nettoyés et chez des oiseaux migrateurs, par exemple des canards sauvages, contaminant d’autres élevages à travers le monde. En 2005-2006, une centaine de personnes sont mortes de ce virus très dangereux, mais heureusement presque sans transmission d’humain à humain. D’abattage en abattage, des centaines de millions d’oiseaux d’élevage ont été tués en prévention.

Je reprends ici les mots de François Renaud, biologiste au CNRS :

« À l’origine, H5N1 est un virus d’oiseau extrêmement virulent, mais peu efficace à l’état sauvage : il tue son hôte, l’oiseau, très rapidement, d’où une transmission à d’autres hôtes limitée. C’est l’élevage industriel qui a créé les conditions de son succès, grâce à une concentration exceptionnelle d’oiseaux et une promiscuité des volatiles favorisant la transmission du virus. Le passage à l’homme, malgré la barrière inter-espèces, a fini par se faire du fait de cette concentration de volailles en un seul endroit et de conditions sanitaires dégradées. C’est un jeu d’essai-erreur : en théorie, le virus aviaire n’est pas transmissible à l’homme, mais à force d’essayer, il finit par passer [9]. »

En 2009-2010, une pandémie globale de grippe A H1N1 a fait quelques centaines de milliers de morts (ce qui est comparable à une grippe classique à l’échelle mondiale).

Biologiquement, ce virus est une recombinaison d’un virus humain, d’un virus d’oiseau et de deux virus de porcs. Rappelez-vous : la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s’était rendue célèbre pour l’achat déraisonnable de dizaines de millions de doses de Tamiflu, pour un coût extravagant se rapprochant du milliard d’euros, au bénéfice de grandes sociétés pharmaceutiques (en l’espèce les laboratoires Roche et Gilead Sciences). Doses qui finirent détruites pour l’essentiel. La principale théorie sur l’apparition de cette grippe H1N1 est que le virus serait apparu dans un grand élevage de porcs au Mexique, avant de contaminer des humains [10].

Actuellement sévit une épidémie animale (épizootie) porcine qui épargne l’homme, la PPA, véhiculée par les sangliers. Originaire d’Afrique, cette peste porcine s’est propagée en Europe de l’Est au cours des années 2010, d’élevage en élevage, donnant lieu à des abattages massifs de cochons et à des campagnes de chasse au sanglier à large échelle. Ainsi, des centaines et des centaines de milliers d’animaux ont été tués préventivement. La Chine a été très touchée par la peste porcine en 2019. Des millions et des millions de cochons auraient été tués. La France n’est pas encore touchée mais reste vigilante : notre voisin belge connaît des cas depuis deux ans [11].

Fin mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé animale a indiqué qu’un foyer de grippe aviaire H5N8 hautement pathogène avait été confirmé en Allemagne, dans un élevage de dindes de reproduction, tout près de la frontière avec les Pays-Bas. Immédiatement, il a été décidé de tuer 10 000 oiseaux. Début avril, un autre foyer est apparu dans le centre du pays concernant 20 000 volatiles [12].

Dans son numéro de juillet-septembre 2009, le magazine l’Écologiste expliquait que « l’élevage concentrationnaire des animaux favorise les recombinaisons de virus ». En effet, dans les élevages où les animaux sont très nombreux, les virus prospèrent, mutent, et acquièrent une certaine variété, ce qui rend les vaccins moins efficaces.

Pour résumer, on distingue au moins trois causes à ces virus successifs :

1. la pression écologique sur les milieux naturels et sauvages, lorsque des humains empiètent sur la nature sauvage;

2. les marchés humides et le fait de manger des animaux sauvages ou des animaux d’élevage en contact direct avec des animaux sauvages;

3. l’élevage d’animaux (oiseaux, cochons ou autres) très intensif ou concentrationnaire.

Tant que cela n’aura pas été compris, on combattra la conséquence, c’est-à-dire la survenue plus ou moins régulière de virus plus ou moins dangereux, et non les causes.

Aussi, en ne combattant pas les causes, on s’expose à l’émergence d’un nouveau virus qui, pour le plus grand malheur de l’humanité, pourrait être à la fois très mortel, très contagieux et sans vaccin.

L’UPR exprime ici son attachement profond à s’attaquer aux causes, et non seulement aux conséquences.

Comme très souvent, l’appartenance à l’Union européenne est une entrave à la prise en compte sérieuse de ces causes.

Le programme de l’UPR prévoit expressément de :

Mettre un terme au mouvement de gigantisme des élevages industriels. Depuis 1962, le premier objectif de la politique agricole commune, inscrit dans les traités européens, est l’accroissement perpétuel de la productivité, ce qui a conduit et conduit encore à la massification illimitée de la production de viande dans d’immenses unités industrielles. Ceci est valable pour l’agriculture conventionnelle, mais aussi pour l’agriculture biologique. Par exemple, la réglementation européenne n’impose aucune limite de taille pour les élevages de pondeuses bio. En France, actuellement, se multiplient les projets de poulaillers à 12 000 ou 24 000 poules, voire 100 000 comme en Italie [13]. On voit même des projets d’élevages concentrant 200 000 oiseaux. Ces fermes géantes sont une application régulière des traités. À l’UPR, nous voulons au contraire poser des limites de taille, et aller vers des fermes moins productives, mais plus nombreuses, plus familiales, plus autonomes et plus résilientes.

Poursuivre les efforts déjà accomplis par nos éleveurs pour réduire leur usage d’antibiotiques, de vaccins et de produits pharmaceutiques. Par ailleurs, nous avons l’intention de conserver les règles d’hygiène usuelles.

Privilégier les élevages de races locales, les élevages de terroir ancrés localement, et la diversité génétique des animaux d’élevage. En effet, la quête effrénée de productivité a poussé à sélectionner uniquement les espèces les plus rentables, et les espèces rustiques disparaissent. Pire, au sein des espèces sélectionnées pour leur rendement, on a sélectionné les individus les plus productifs. Malgré un grand nombre d’individus, on se trouve alors avec des espèces sans diversité génétique, que certains spécialistes de génétique qualifient de « virtuellement éteintes » [14]. À l’opposé, nous pensons qu’il est très souhaitable que les cochons corses soient génétiquement différents des cochons provençaux, eux-mêmes différents des cochons du Sud-Ouest, eux-mêmes différents des cochons du Berry, et ainsi de suite. De façon plus générale, nous militons, à l’UPR, pour favoriser une agriculture paysanne de terroir, ainsi que le veulent les Français, et pour donner la priorité à l’objectif de biodiversité sur l’objectif de productivité.

Plusieurs espèces de vaches du pays de Bresse ont disparu au cours du XXe siècle. La Fémeline et la Gessienne ont disparu dans les années 40. La Mézine a disparu vers 1975. Une des raisons de ces disparitions est la doctrine de simplification agricole liée à la recherche de productivité prolongée et verrouillée par l’Union européenne.

Restreindre quantitativement le commerce mondial, au moins pour la partie française. Les échanges commerciaux très intenses avec la Chine ont été un facilitateur de la propagation du virus.

Démondialiser, c’est réduire la propagation des virus. Il ne s’agit pas d’autarcie, mais seulement de n’avoir plus pour objectif la maximisation du commerce transfrontalier (c’est un objectif des traités européens) et de souhaiter une série de relocalisations d’activités.

En particulier, nous sommes attachés aux idées d’autonomie alimentaire et d’autonomie stratégique. Préserver les espaces naturels, à la fois sur le territoire français, avec par exemple une gestion exemplaire des parcs naturels et leur extension, mais aussi à l’international, en refusant de provoquer ce que l’on appelle la déforestation importée [15].

La politique européenne en faveur des biocarburants est un exemple typique de cette déforestation importée : lorsque vous faites le plein de votre voiture, vous mettez malgré vous de l’éthanol (E10, E85) et de l’huile de palme (diesel) dans votre réservoir, ce qui contribue à la déforestation en Amazonie et dans le Sud-Est asiatique.

De même, les accords de libre-échange passés par l’Union européenne (qui dispose de la compétence exclusive dans ce domaine) font peser des menaces importantes sur la biodiversité des pays concernés [16].

Nous souhaitons mettre fin à ces politiques délirantes et contradictoires, guidées uniquement par des intentions mercantiles, et, en définitive, l’appât du gain, quelles qu’en soient les conséquences écologiques.

Déforestation en Indonésie liée aux plantations de palmiers à l’huile par la multinationale Cargill. L’huile de palme est légèrement moins chère que les huiles concurrentes. Les importations européennes d’huile de palme (agrocarburants, utilisation alimentaire) encouragées par le mercantilisme de l’Union européenne causent, entre autres dégâts, la destruction de l’habitat de grands singes et l’érosion des sols.


Pour conclure, il est évidemment nécessaire de critiquer les incroyables ratés du président Macron et l’incompétence de son gouvernement, et de se focaliser sur l’urgence du moment : aider le personnel soignant, sauvegarder l’efficacité du système de soins français, soigner les Français malades.

Toutefois, il est également nécessaire de prendre du recul, et de comprendre que ces pandémies ne sont pas le fruit du hasard ni d’une malédiction du ciel.

Si l’émergence et la propagation de virus est un phénomène impossible à supprimer en tant que tel, les grandes pandémies sont en revanche grandement favorisées par un modèle de développement déraisonnable qui, lui, est évitable. Un modèle malheureusement mondial, mais dans lequel l’Union européenne a une grande part de responsabilité. Un modèle aux graves dérives dans lequel nous resterons piégés tant que nous resterons dans l’Union européenne.

Avec bien plus d’adhérents que EELV, avec un projet d’écologie populaire, avec une vision écologique qui identifie les points de blocage majeurs que constituent l’Union européenne et la mondialisation folle, l’UPR est de loin le premier parti écologiste de France.

Jérôme Yanez,
Responsable national de l’UPR
sur les questions écologiques
17 avril 2020
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