alterinfo.net

Twitter

Coronavirus : le coup d'Etat permanent … jusqu'à quand ?

Hédy Sellami

Les mesures prises par le gouvernement seraient apparues clairement comme un putsch s'il n'y avait pas eu le virus "providentiel" covid-19.

Interdiction de mettre le nez hors de chez soi, sauf une heure dans la journée, dans un rayon d'un kilomètre, et avec un laissez-passer justifiant de la nécessité de sortir; contrôle policier pour tout individu qui se trouve dehors, sans autre motif que le fait qu'il soit dehors; interdiction des rassemblements de quelques personnes, d'où découle évidemment, de fait, l'interdiction des manifestations; loi d'urgence « sanitaire », c'est-à-dire, en réalité, état d'urgence qui ne dit pas franchement son nom; mesures dérogatoires en droit du travail, avec, entre autres, l'allongement de la durée du travail.

Le sanitaire masque le totalitaire

Si le gouvernement avait annoncé de telles mesures, comme cela, du jour au lendemain, sans qu'il y ait la moindre épidémie, ces mesures seraient apparues pour ce qu'elles sont objectivement : un coup d'Etat.
Mais, invoquer le virus covid-19 doit empêcher les populations de voir ce qui crève les yeux. Dès lors, ce putsch n'apparaît plus que comme une série de précautions nécessaires pour freiner la propagation d'une pandémie.

Le précédent de l'anthrax …

En réalité, le gouvernement a pris des mesures objectivement et gravement attentatoires aux libertés.
Mais, tout d'abord, est-il bien certain que le monde soit confronté à la pandémie que l'on nous décrit ?
Par le passé, nous avons déjà été confrontés à des propagandes éhontées concernant des agents pathogènes : anthrax, grippe H1N1, ou encore sida.
L'affaire de l'anthrax, juste après le 11 Septembre 2001, était une opération grossière : on se rappelle que des enveloppes prétendument contaminées avaient été, paraît-il, envoyées à des personnalités politiques américaines.

… et du sida

Le cas du sida est particulièrement intéressant.
De par le monde, de nombreux scientifiques affirment que le virus du sida n'existerait tout simplement pas.
Ainsi, par exemple, Etienne de Harven disait que personne n'a jamais pu observer ce supposé virus au microscope électronique; les découvreurs du sida, même, auraient été incapables d'établir son existence en le montrant tout simplement.
Le soi-disant test du sida ne prouverait absolument pas la présence de ce supposé virus dans le sang. Ce test réagirait, non pas au prétendu virus, mais à des anticorps dus à toutes sortes de maladies ou d'agents pathogènes.
D'après Etienne de Harven, partout dans le monde, des quantités de gens sont répertoriés comme décédés du sida alors qu'ils meurent de tout autre chose. En gros, si, par exemple, en Afrique, une personne est atteinte de la maladie A, on affirme qu'elle a cette maladie parce qu'elle est atteinte du sida. Et si cette personne décède, on ne dit pas que c'est à cause de la maladie A; on prétend que c'est à cause du sida.

Les chiffres des contaminations et décès sont-ils exacts ?

Récemment, une vidéo montrait une Américaine, médecin, qui dénonçait le même genre de procédé dans le cas du covid-19. Selon elle, des autorités américaines auraient demandé que des personnes mortes d'affections diverses soient comptabilisées comme décédées du covid-19.

Faire peur pour faire accepter l'inacceptable

Tous les jours, nous voyons des articles de presse destinés à effrayer les populations. La dangerosité supposée du covid-19 y est, certes, parfois évoquée sous forme d'interrogation, ou de démenti à des rumeurs, mais le principal est fait : la peur est instillée dans les consciences.
Nous ne citerons que quelques exemples :

« la bonne distance entre les personnes, ce ne serait pas 1,5 mètre, ni même 2 mètres, mais … 4 mètres ...

la fumée de cigarette transporterait le covid-19

le virus resterait actif sur les objets pendant plusieurs jours …

il va y avoir une deuxième vague de contamination, et une troisième, voire d'autres vagues encore, et toujours plus meurtrières au fil du temps

un autre coronavirus, encore plus dangereux, a été découvert. Et puis, le virus Hanta menacerait à son tour …

l'eau du robinet pourrait-elle être contaminée ?

peut-on être infecté par les denrées achetées au magasin ?

votre animal de compagnie peut-il colporter le covid-19 ? «

En réalité, même si le covid-19 existe, il resterait à déterminer sa réelle dangerosité, son origine, et la manière dont il se serait répandu …
Quoi qu'il en soit, le covid-19 permet d'effrayer les populations et de les faire rentrer dans le rang. Sans ce virus, les Français auraient-ils accepté d'être littéralement prisonniers ? Les Gilets Jaunes auraient-ils cessé de défiler tous les samedis ? Les nombreuses professions qui étaient en grève ou qui manifestaient, se seraient-elles arrêtées du jour au lendemain ? Le gouvernement aurait-il pu annoncer une augmentation de la durée du travail ou des restrictions concernant les congés payés ?

Le covid-19 a retourné la situation en faveur du pouvoir

Objectivement, le constat est là : avant le covid-19, il y avait les Gilets Jaunes; de nombreux corps professionnels contestaient la réforme des retraites, parfois par la grève; les membres du gouvernement ou du parti présidentiel ne pouvaient plus se montrer en public sans que cela provoque une manifestation ou des mouvements de foule …
Remarquable est l'inversion qu'a permise le coronavirus : auparavant, c'étaient les représentants du pouvoir qui étaient en quelque sorte empêchés de circuler ou de se montrer, puisque le moindre de leurs déplacements donnait lieu presque à une émeute et les obligeait à se faire protéger par les CRS; les comédiens de la Comédie française, les artistes de l'Opéra de Paris sortaient de leurs murs pour donner de petites représentations dehors, à l'air libre, contre la réforme des retraites, laquelle mettait sur le pavé les avocats, les professions médicales, les enseignants, les fonctionnaires en général etc. Aujourd'hui, au contraire, c'est la population qui ne peut plus ni circuler ni sortir, et qui se fait contrôler dès qu'elle est dehors, tandis que les représentants du pouvoir se pavanent librement.

Tester et habituer

On a préparé les esprits à d'autres mesures restreignant les libertés, venues ou à venir : contrôle plus strict des réseaux sociaux; prison pour les personnes qui ne respecteraient pas le confinement; vaccination obligatoire sous peine de lourdes sanctions pouvant aller, là encore, jusqu'à la prison.

Le pouvoir teste les populations. En même temps, il les habitue progressivement à accepter toujours plus de brimades, de privations des libertés, d'humiliations, de flicage.
Il s'agit de savoir jusqu'où les gens se laisseront faire et quel degré de dictature ils accepteront, quelles punitions ils recevront sans réagir ...
Car il s'agit bien aussi de punir : punir cette population qui, il y a quelques semaines encore, se révoltait; qui obligeait les représentants du pouvoir à battre en retraite dès qu'ils osaient montrer le bout du nez en public; qui défilait tous les samedis, et, même, avait parfois tenté de pénétrer dans un ministère …

Confinement : un héritier des brimades subies par les Gilets Jaunes

Le confinement d'aujourd'hui s'inscrit dans la lignée de la répression subie par les Gilets Jaunes : eux aussi étaient contrôlés abusivement, parfois plusieurs fois en quelques heures; eux aussi voyaient leur liberté de mouvement remise en cause; ils avaient même du mal à se rendre sur les lieux de manifestation, ne serait-ce que parce que les métros étaient fermés et les rues barrées par des cars de CRS.
Un pseudo-journaliste, laquais de l'oligarchie, a parlé, à propos du coronavirus, de gilet-jaunisation. Oui, il y a bien cela, mais pas dans le sens où il l'entend : il y a gilet-jaunisation en ce sens qu'aujourd'hui, toute la population est traitée comme les Gilets-Jaunes; toute la population se voit interdire de circuler; toute la population se voit dans l'obligation d'admettre sans broncher les contrôles policiers fondés sur le seul fait que l'on soit dehors; toute la population doit accepter, sans rechigner, les amendes exorbitantes.

Toujours plus de contrôle

Et il va falloir renoncer, toujours davantage, à toutes sortes de libertés.

La suppression de l'argent liquide est présentée comme une faveur : on relève le plafond du paiement sans contact par carte bancaire à cinquante euros. Or, cette prétendue faveur marque un pas vers l'utilisation toujours plus restreinte des espèces, voire vers son interdiction.

Les dérogations au droit du travail ne seront-elles pas tout simplement maintenues après la fin de la crise du coronavirus ?
Ce qui est certain, c'est que les manifestations de salariés, elles, ne seront toujours pas de mise, puisque les rassemblements demeureront prohibés.
En fait, c'est toute action collective de contestation qui va demeurer extrêmement difficile. Si bien que, dans les faits, il risque fort de ne plus être question non plus de grèves.

Par ailleurs, il est question de tracer, au moyen d'applications numériques ou informatiques, les déplacements et les contacts des populations. A-t-on vraiment la naïveté de croire que ce flicage prendra fin quand le pouvoir décidera que l'épidémie supposée est vaincue ?

Un mauvais jour sans fin

Du reste, y aura-t-il une fin ? Ne nous dit-on pas que d'autres virus, d'autres maladies, ne manqueront pas de surgir, et qu'il faut par conséquent s'habituer aux mesures qui devaient n'être qu'exceptionnelles ?
Ne voit-on pas fleurir des articles de presse parlant de confiner les personnes âgées jusqu'à la fin 2020, évoquant aussi le maintien des « mesures de distanciation sociale « jusqu'en 2022 ?
Des « mesures de distanciation sociale « qui ne sont en réalité qu'un classique des régimes autoritaires : empêcher les gens de se parler et de se concerter est une des bases pour entraver toute résistance.
Ainsi, par exemple, WhatsApp a décidé de limiter à cinq le nombre de partages de messages, sous prétexte de lutter contre les fake news.

L'indigence des partis politiques et des syndicats

Face à ce coup d'Etat, l'indigence des partis politiques et des syndicats est patente.

Si le pouvoir avait pris des décisions aussi attentatoires aux libertés, sous le prétexte d'une épidémie, dans les années 1950, ou 1960, ou même encore dans les années 1970, certains des partis politiques les plus importants auraient été les premiers à parler de coup d'Etat, de putsch, et ils auraient appelé à une résistance. Tout ce que nous écrivons ici, ces partis l'auraient dit eux-mêmes. Tout ce que nous dénonçons, ces partis l'auraient dénoncé.
L'absence de réaction aujourd'hui n'en est que plus frappante. Elle marque bien le recul des libertés et l'acceptation de ce recul.
Car – et cela devrait choquer tout le monde - aucun parti politique et aucun syndicat (de ceux que nous connaissons) n'a dénoncé le coup d'Etat comme tel et n'a appelé à y résister.
Pire encore : tous les partis politiques que nous connaissons, ont foncé tête baissée dans une appréhension purement sanitaire du problème.
A les entendre, la question se poserait simplement en ces termes : il y a une pandémie, et il faut la combattre efficacement. Ils accusent le gouvernement d'incompétence, d'impréparation, de négligence, d'amateurisme etc. Ils pointent le manque de masques, de gants, de gel désinfectant, de lits d'hôpitaux, de respirateurs artificiels, de médicaments.
Nous ne nions pas que l'hôpital ait été cassé, que les gouvernants soient incompétents (et même criminels), que l'on manque de tout, que l'on ait supprimé des milliers de lits et d'emplois etc.
Mais, en appréhendant la situation sous l'angle purement sanitaire, loin de combattre et de gêner vraiment le pouvoir, les partis politiques légitiment la thèse que ce pouvoir veut nous fourguer : il y aurait une pandémie, et le problème serait de faire face à cette pandémie.
Nous avons même vu des dirigeants de partis politiques écrire, dire et répéter que le gouvernement a trop tardé pour décider le confinement, qu'il faut respecter ledit confinement, effectuer les gestes barrières, bien se laver les mains, porter un masque. Nous en avons vu et entendu qui se perdaient dans des considérations à n'en plus finir sur la chloroquine, sur les médicaments en général. Nous en avons vu et entendu qui semblaient souhaiter, voire demander, un déconfinement moins rapide, après le 11 mai !
Voilà leur réponse au coup d'Etat !
Qu'ils se rassurent: il n'est pas du tout certain que le confinement soit levé le 11 mai, même partiellement.
Le gouvernement annonce que certaines catégories de populations devront demeurer confinées chez elles (c'est-à-dire prisonnières). Cela implique, au passage, que les déconfinés devront continuer de se soumettre aux contrôles d'identité sans limites, puisqu'il faudra vérifier qu'ils appartiennent bien aux catégories ayant droit au déconfinement.
Là-dessus, non plus que sur la décision initiale de confiner ou sur quelque autre aspect de la crise, aucun débat démocratique. Le gouvernement décide de tout, sans la moindre transparence, sans que la société ait son avis à donner, et les populations n'ont qu'à dire Amen.
N'évoquons pas le Parlement, dont l'inutilité et la vacuité apparaissent encore plus clairement.

Qui osera résister ?

A nos yeux, l'indigence des partis politiques les discrédite totalement. Elle prouve, au-delà du possible, qu'il ne faut pas compter sur eux pour organiser une véritable résistance à la dictature qui s'installe.
Et pourtant, Dieu sait que cette résistance va s'avérer nécessaire ! D'autant plus nécessaire que le caractère planétaire du putsch montre l'emprise qu'ont sur le monde certains intérêts puissants.
Il faut le répéter : non, le problème n'est pas qu'il y aurait une pandémie face à laquelle il faudrait s'organiser correctement. Contrairement à ce que pourraient penser certains, le problème n'est pas non plus que, profitant d'une pandémie, l'oligarchie tenterait de faire avancer ses objectifs. En réalité, ils ont estimé que le moment était venu de frapper un grand coup; et le scénario du virus leur semble le plus susceptible de faire accepter leur coup d'Etat planétaire.
Doit-on rappeler que des gens qui commettent un coup d'Etat ne le font pas pour redonner aux populations leurs libertés deux mois, ou six mois après ? On commet un coup d'Etat pour asseoir son pouvoir, dans la durée. Aussi est-il consternant de voir et d'entendre certains naïfs déclarer ou écrire que, la crise passée, tout redeviendra normal, et, même, mieux qu'avant !
En réalité, les populations vont se trouver au pied du mur : soit se soumettre, soit résister, sachant que la résistance sera dure.
On peut se demander, par exemple, si certaines catégories de populations ne tenteront pas de refuser collectivement un confinement prolongé indéfiniment.
Quant aux partis politiques, discrédités, certains finiront-ils par prendre en marche le train d'une éventuelle résistance ?

Covid 11-9

Il est déjà tard, puisque le coup d'Etat a eu lieu. Il est d'autant plus tard que ce nouveau putsch s'inscrit dans la lignée d'un autre putsch planétaire, celui du 11 Septembre 2001, dont le covid-19 est la suite.
C'est tellement vrai que le président Macron a ressorti exactement la phrase que l'on n'a cessé de nous seriner dès le 11 septembre et depuis lors : "Nous sommes en guerre".
Encore s'agit-il de savoir qui est ce "nous", et quelle est cette guerre. Oui, ils sont en guerre, contre nous.



Coronavirus : le coup d'Etat permanent … jusqu'à quand ?


Commentaires (8)
1. Abait le 19/04/2020 09:35
Excellent article. Il faudrait le diffuser dans les médias , malheureusement contrôlés par des propagandiste satano-sionistes. Pauvre peuple.
2. je hais les cookies le 19/04/2020 18:14
https://ru-clip.net/video/hR_kynpW8h8/macron-devra-%C3%AAtre-destitu%C3%A9-apr%C3%A8s-l-%C3%A9pid%C3%A9mie.html
3. tonneau le 19/04/2020 18:28
Oui, excellent article qui dit tout clairement.
Les partis politiques, les Élus de tous bords et les syndicats se taisent ou ne parlent pas de l'essentiel
c'est facile de dénoncer le scandale des masques ou de la gestion des hôpitaux qui ne date pas d'hier.
Le confinement est bien autre chose, une menace existentielle énormément plus dangereuse que le fameux virus mais là sur ce sujet, silence radio pour tous voire même soutien au gouvernement.
Merci à Alterinfo de diffuser ce type de message.
4. je hais les cookies le 20/04/2020 10:24
"tonneau" très juste ! heureusement qu'il a des voix pour dénoncer ces faits ! il devrait y en avoir beaucoup plus, faites tourner !
"Face à ce coup d'Etat, l'indigence des partis politiques et des syndicats est patente. " oui suite à l'appel de l'UPR (François Asselineau) aux députés et sénateurs de lancer la procédure de destitution de Macron, un seul député l'a fait ! (ce qui remet sur la table les critiques d'Etienne Chouard sur le système de l'élection ! Déjà une assemblée tirée au sort n'aurait jamais voté pour la réforme des retraites) -
"une menace existentielle énormément plus dangereuse que le fameux virus" : c'est vrai ! à terme c'est exact, vous le verrez, hélas peut-être trop tard ...
5. Saber le 21/04/2020 22:08
On nous cache tout.
6. José le 22/04/2020 11:43
J'ai toujours dis que ce virus fantoche est un projet satanique qui nous mène à une dictature policière militaire et nazisme
7. Saber le 22/04/2020 16:45
dictature policière militaire et nazisme ?

L'insurrection est un devoir de tout être humain libre.

8. Venance Amacon le 23/04/2020 19:49
Shootés jour après jour par la télévision, le portable, les ondes, les zombies/moutons totalement hypnotisés s'avancent en toute confiance vers l'autel du sacrifice.
Forcément ceux qui nous empoisonnent et nous mentent ne peuvent le faire que pour notre bien.
Comme dans le livre de la jungle le serpent nous implore " Aie confiance "
Vite un masque … pour m'empêcher de respirer.
Vite un vaccin … pour m'empoisonner.
Encore plus de con-fine-ment … la liberté est dangereuse.
Encore plus de mensonge … la vérité est trop angoissante.
Nouveau commentaire :



Alter Info apa
Journal d'opinion en ligne
ISSN n° 1773-0163 / CNIL n° 1070854.
Agence de presse associative
TI de Mulhouse sous les références : Volume LXXXIII (83) Folio n°73