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Dénoncer l’islamophobie en France peut mener en prison

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Pour avoir dénoncé la climat islamophobe en France, un citoyen français est la cible d’une plainte déposée par un préfet




Fait inédit. Hugues Moutouh, le préfet de la Drôme, a porté plainte contre un activiste de la société civile, Hakim Madi, pour « diffamation publique à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique » par courrier au procureur de la République de Valence, lundi 21 octobre.

« Le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh, a saisi le procureur de Valence, ‘’au nom de l’État’’, dénonçant ‘’une incitation à la violence contre les autorités publiques qu’il convient de condamner avec la plus grande fermeté’’ », précise le quotidien Le Figaro.
« Notre pays est en train de filer tout droit vers l’apartheid »

Hakim Madi, consultant en informatique, engagé au sein du mouvement Action citoyenne, accuse le gouvernement de mener une politique de « chasse aux musulmans » et a interpellé Mireille Clapot, députée La République en marche (LREM) de la première circonscription de la Drôme : « Choisissez le bon camp de l’histoire de France, car notre pays est en train de filer tout droit vers l’abîme, vers l’innommable, vers l’apartheid », rapporte le quotidien Le Dauphiné.

Commentant l’agenda de Mireille Clapot, Hakim Madi avait posté sur son profil Facebook : « Agenda de Mireille Clapot [députée LREM] cette semaine. Sur son mur, je ne vois aucune dénonciation de la politique de chasse aux musulmans du gouvernement. Vous pouvez la rencontrer ce jeudi 17 octobre après-midi à sa permanence de Valence. Peut-être sera-t-elle sensible aux habitants de sa circonscription ? ».

« Pour le représentant de l’État dans la Drôme, ces propos ne passent pas », selon les médias locaux. « Je suis là pour garantir la bonne application des lois et la protection de libertés », explique-t-il.
Un « contexte particulier »

Le 22 octobre, sur change.org, une pétition intitulée « Protégeons la liberté d’expression, soutenons massivement Hakim Madi », a été lancée.

Dans le texte de la pétition, Me Jean-Yves Dupriez, avocat de Hakim Madi, explique « le contexte particulier » qui a amené à lancer la pétition.

« C’est l’État qui engage une action contre un citoyen qui s’est exprimé sur ses inquiétudes. Et le préfet a décidé de rendre publique cette affaire, en envoyant un communiqué de presse sur le dépôt de plainte, avant d’en informer le principal intéressé. On s’interroge sur le sens de cette action », déclare l’avocat.

« Vous essayez de me faire taire, parce que je suis petit. Mais je ne suis pas seul et nombreux sont ceux qui partagent mes craintes », a écrit dans cette même pétition Hakim Madi.
Des élus locaux en colère

« S’agit-il d’interdire à terme toute remise en question du comportement et des discours de nombreux élus et représentants de l'État pour lesquels l’islam et les citoyens de confession musulmane semblent être devenus un problème si ce n’est LE problème ? Au point d’appeler à une société de ‘’vigilance’’ qui consisterait à dénoncer des signaux faibles de radicalisation se confondant avec la pratique habituelle des musulmans », a également posté Hakim Madi.

Le 22 octobre, cent élus locaux, de diverses couleurs politiques, ont publié une tribune dénonçant le débat actuel autour du voile, alertant contre le risque de créer une « société de la suspicion » et de « trop pointer du doigt une communauté de croyants ».

« Délation ! »

« La cabale médiatique à travers la retransmission bienveillante des propos les plus indignes à l’endroit des musulmans ainsi que l’inconséquence des prises de position politiques au plus haut niveau de l’État nous amènent à dénoncer avec force et détermination les raccourcis périlleux vers lesquels notre pays est entraîné », dénoncent les signataires de la tribune.

Ils visent le « ministre de l’Éducation nationale qui déclare par des mots insensés vouloir ‘’signaler les petits garçons qui refusent de tenir la main des petites filles’’ » ou encore le « directeur adjoint du Figaro qui affirme à la télévision ‘’détester la religion musulmane’’ ».

Les élus s’inquiètent face au « début d’un bruit sourd qui se répand comme la peste et qui n’a qu’un nom : délation ! ».

« Nous voilà doucement mais tout aussi sûrement revenir vers les heures les plus sombres de notre histoire. Des jours sombres qui n’augurent rien de bon, hormis la défiance et la crispation ».



Commentaires (5)
1. hakim bey le 25/10/2019 08:03
Ils s'étonneront toujours qu'on les regarde dans les yeux, ces négriers !

Peu de gens, malheureusement, ne comprennent la teneur du système de valeur qui motive les tyrans. Si seulement le peuple tout entier pouvait voir au travers des yeux d'un empathe, il verrait dans le regard des dépositaires de l'autorité et de la rente, la haine, la condescendance et le mépris pour la classe laborieuse. Nous pourrions, enfin, tous comprendre que la psychopathie vient de l'individualisme, que l'individualisme vient du narcissisme, que le narcissisme vient du cosmopolitisme et que le cosmopolitisme vient du mercantilisme.

C'est ainsi que naît le despotisme de l'argent quand les dépositaires de l'autorité comprennent que leur ravissement est notre accablement.
2. mourad le 25/10/2019 09:04
Il suffit de gratter un peu pour voir ressortir la vraie nature des dirigeants de France.

Racistes xénophobes, haineux et génocidaires pour un oui ou un non.

Et ceci confirme leur comportement des années 1940 /1945. Celui de traîtres d'indicateurs et de zélateurs envers d'autres citoyens.
3. YYY le 25/10/2019 12:54
''...Le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh,..." ''...« C’est l’État qui engage une action contre un citoyen qui s’est exprimé sur ses inquiétudes. Et le préfet a décidé de rendre publique cette affaire, en envoyant un communiqué de presse sur le dépôt de plainte, avant d’en informer le principal intéressé.
On s’interroge sur le sens de cette action », déclare l’avocat.''

Stigmatiser, lister et inciter officieusement à faire de la '' délation arbitraire '' n'est pas le propre du Nazisme.
On voit là ce qu'ils essaient de remettre en marche...

La pratique religieuse est pointée et listée, des glissements de mots et des allusions sont faites pour essayer d'amalgamer l’Islam aux terrorisme et est vu et entendu par des représentants et de l’État.

Cette divers-sion et stigmatisatzion ne règlera pas les dettes de l’État et les problèmes des Gilets Jaunes.
4. karimdz le 27/10/2019 19:57
On croit rever, le fasciste zemmour tient des propos publics qui nous font remonter aux sinistres années 30 quand les juifs étaient accusés de tous les maux, un ministre de l intérieur qui encourage la délation, dés lors qu un musulman pratique sa religion, et aujourd'hui ce citoyen qui énonce un climat délétère dangereuse, qui est inquiété par le préfet et la justice, quelle honte !

Il y a un site pour recueillir des signatures en soutien, merci de diffuser:
http://chng.it/rjk4J9cZ
5. Paul le 03/11/2019 11:43
Les musulmans sont de grands malheureux en France c'est pour ça qu'ils y sont de moins en moins nombreux. En plus, l'état ne les soutient pas, ils n'ont aucun droit, aucune aide sociale et beaucoup sont agressés et victimes de terrorisme. Tout le monde sait ça.
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