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Discrimination à l'embauche

Djeha

Discrimination à l'embauche : "plusieurs dizaines d'entreprises" déjà testées, assure Julien Denormandie

Boursorama avec AFP Services, mardi 05/02/2019 à 13:10



Les 10.000 tests de discrimination à l'embauche promis par Emmanuel Macron sont en cours, a annoncé le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie. Les résultats seront dévoilés à la fin du mois de mars.

Une vaste opération de "testing" est en cours pour repérer les cas de discrimination dans l'accès à l'emploi, a indiqué Julien Denormandie lundi 4 février au micro de France Inter. Ces tests, anonymes, ont déjà été effectués dans "plusieurs dizaines d'entreprises", a précisé le ministre. Selon lui, il s'agit de "la plus grande enquête" de ce genre.

"Dans nos quartiers, le taux de chômage avoisine les 25%", contre un peu plus de 9% sur l'ensemble du territoire", a rappelé le membre du gouvernement. Les résultats de cette enquête seront rendus fin mars. "On prendra des décisions au regard des comportements", a poursuivi le ministre, qui veut que les noms des mauvais élèves soient rendus publics.

"UNE PROMESSE RÉPUBLICAINE NON TENUE"

"Imaginez que vous êtes un jeune des quartiers qui a fait des études, dont la famille a fait des efforts, à qui la République vous a donné l'accès à l'école, et qu'à la fin vous avez une barrière devant vous." Or, "cette discrimination, plus vous avez fait des études, plus elle est forte", a insisté le ministre, pour qui cette pratique représente "une sorte de promesse républicaine non-tenue".

En mai 2018, Emmanuel Macron avait annoncé que les entreprises du SBF120, qui composent l'indice boursier regroupant les 120 principales valeurs françaises, seraient en trois ans soumises à des tests anonymes pour détecter les cas de discrimination à l'embauche, au rythme de 40 par an. Dans les 1.300 quartiers prioritaires en métropole, le chômage touche un quart de la population en 2016 contre moins de 10% ailleurs. Parmi les moins de 30 ans, le taux de chômage atteint 35%.



En attendant les résultats de l'enquête en cours ci-après un rappel des résultats d'une enquête précédente :


Discrimination à l'emploi : la dure réalité des descendants d'immigrés maghrébins

Boursorama avec AFP le 05/07/2017 à 14:58

Rémunération plus faible, taux de chômage plus élevé... les enfants et petits-enfants d'immigrés originaires d'Afrique du Nord sont confrontés à un "plafond de verre", souligne l'Insee.

La situation est loin d'être rose pour les descendants de maghrébins dans l'Hexagone. L'accès à l'emploi reste difficile, en particulier pour les hommes, qui, dès leur entrée sur le marché du travail, connaissent des taux de chômage plus élevés que les personnes nées dans des familles installées de longue date en France.

L'Insee, qui publiait mardi 4 juillet son rapport annuel consacré à l'emploi, au chômage et au revenu du travail, souligne que les personnes d'origine maghrébine, particulièrement les jeunes hommes, sont dans une situation "défavorable" dans l'accès à l'emploi. Cette dure réalité s'explique par de nombreux paramètres, comme des différences de diplômes, d'ancienneté, de situation familiale et de lieu de résidence entre les personnes descendant d'immigrés et la population sans ascendance migratoire. Pour autant, une large part des difficultés reste liée à des discriminations.

- LES FEMMES SOUVENT SANS EMPLOI MAIS MOINS DISCRIMINÉES -

Dans le détail, les 10% des descendants d'immigrés maghrébins les mieux rémunérés perçoivent 18% de moins que les 10% des hommes sans ascendance migratoire les mieux payés. Du côté des femmes, la gent féminine est plus souvent inactive que les femmes sans ascendance migratoire. Toutefois, lorsqu'elles ont un emploi, ces femmes rencontrent moins de difficultés que les hommes.

- UN NIVEAU D'ÉTUDES PLUS BAS ET UNE POPULATION PLUS JEUNE -

Qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes, la probabilité pour ces salariés de décrocher un salaire mensuel supérieur à 3.000 euros est faible. Globalement, les descendants d'immigrés maghrébins sont également moins diplômés. Chez les populations immigrées, la part de diplômés du supérieur est inférieure de plus de 10 points. Autre point mis en avant par l'Insee : les populations d'origine maghrébine sont globalement plus jeunes que les personnes sans ascendance migratoire.






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