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Insultée, la Turquie souhaite sortir de l'OTAN

Katehon

Au cours des manœuvres Trident Juncture de l'OTAN, qui ont eu lieu du 8 au 17 novembre en Norvège, le fondateur turc Mustafa Kemal Atatürk et le Président Tayyip Erdogan ont été assimilés à des ennemis.
 

Dans le cadre de la simulation d’une confrontation, la photo d'Atatürk est apparue en compagnie de celles des dirigeants ennemis au centre militaire commun en Norvège.
 

En outre, un employé de l'OTAN a ouvert une ligne de « chat » au nom de « Recep Tayyip Erdogan », qui a servi à le contrefaire. Dans les messages envoyés depuis ce compte, des expressions montraient qu’il était devenu évident qu'Erdogan est en relations étroites avec les dirigeants ennemis et coopère avec eux.
 

Des officiers turcs qui participaient aux manœuvres ont été témoins de l’affaire. Après cette insulte sans précédent, la Turquie a retiré 41 militaires des manœuvres.
 

Les dirigeants de l'OTAN ont rapidement reconnu l'incident et ont exprimé leurs excuses, mais cela n’a semble-t-il pas influé sur l'humeur de la société turque.
 

Actuellement, en Turquie, le ressentiment envers l’OTAN se développe dans les cercles politiques.
 

Voici, la position exprimée par le dirigeant du parti turc Vatan Dogu Perincek :

La Turquie est l'objectif de l'OTAN depuis 68 ans. L'OTAN a été créée le 4 avril 1949. La Turquie a rejoint l'OTAN en 1952. Atatürk est l'objectif de l'OTAN depuis 68 ans. Atatürk est la Turquie. Il est donc naturel qu'elle soit l'objectif. Au cours des manœuvres, l'OTAN a dévoilé ces intentions au monde entier : L'OTAN ne garantit pas notre indépendance, elle la détruit ; l'OTAN veut diviser notre patrie ; l'OTAN sape notre économie. Dans ces conditions, l’issue de sortie de cette situation est le retrait de la Turquie de cette organisation hostile.

 

Comme nous le savons, les Occidentaux aiment utiliser des symboles et envoyer des messages voilés. Aussi, très peu de gens ont cru à une coïncidence dans cette « erreur » reconnue par l'OTAN.
 

Selon l'opinion du contre-amiral Soner Palat, en mettant le culte de la personnalité d'Atatürk dans le camp ennemi et en associant le nom du Président Erdogan à l’ennemi, les dirigeants occidentaux ont bien fait comprendre le message suivant au peuple turc :

La République turque créée par Atatürk, nous la détruisons sous le règne d'Erdogan – le dernier Président de Turquie !

 

Les Turcs sont un peuple fier. Par principe, ils ne lésinent pas. Indignés par le comportement de l'OTAN, de nombreux politiciens exigent des mesures drastiques :

Le gouvernement doit de toute urgence convoquer la Grande Assemblée nationale de Turquie, pour examiner la loi 5886 du 18 février 1952 sur l'adhésion à l'OTAN. La Turquie doit annoncer son retrait du Traité de l'Atlantique Nord.

 

Des sentiments de ce genre couvent depuis longtemps dans la société turque. L'année dernière, après la tentative ratée de coup d'État (organisée par l'Ouest), de nombreux citoyens ont exprimé le désir de se débarrasser de la présence militaire étrangère stationnée sur les quinze bases militaires utilisées par l'OTAN et les États-Unis, en particulier celle sur la base aérienne d'Incirlik.
 

Le mécontentement général des Turcs a eu pour conséquence des manifestations. Le Jour de la République, fêtée le 29 octobre en Turquie, une manifestation de première importance a eu lieu à Ankara.
 

Les protestataires employaient les slogans suivants : Nous devons reprendre le contrôle d’Incirlik. Lâchons les États-Unis. Quittons l'OTAN et détruisons le PKK. Quittons l'OTAN, qui est l'ennemi d'Atatürk.
 

Ces manifestations ont provoqué de fortes réactions dans les médias nationaux et étrangers.
 

Utku Reyhan, le secrétaire général du parti Vatan, a déclaré :

Dans l’intérêt de sa sécurité, la Turquie doit avant tout construire des relations fortes avec ses voisins, l'Iran, l'Irak et la Syrie, et avec les pays asiatiques comme la Russie, la Chine et l'Inde.

 

Chaque jour, la Turquie s'éloigne un peu plus de l'OTAN et des États-Unis, qui désignent le PKK (une organisation terroriste en Turquie) sous l’appellation « notre armée de terre ». Il est désormais évident que les États-Unis ont ouvert un nouveau front contre la Turquie à l'intérieur de l'OTAN. Mais sur ce front, les États-Unis et leurs partisans vont apprendre une leçon.
 

Katehon, 21 novembre 2017

Original : katehon.com/article/unpardonable-insult-turkey-wants-withdraw-nato
Traduction Petrus Lombard



Commentaires (2)
1. Joshua le 23/11/2017 20:08
Il est clair que l'OTAN a des visés néfastes à l'endroit de la Turquie, mais prétendre que Mustafa Kemal Atatürk est la Turquie et le comparer à Erdogan relève de la farce, quand on connait le personnage et son rôle dans la désislamisation du pays suite à la chute de l'Empire ottoman.
2. Farid le 24/11/2017 10:17
L'OTAN a beaucoup besoin de la Turquie pour faciliter la destruction des pays arabes voisins

L'OTAN a aussi besoin de l'Iran pour le même but
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