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La CEDH confirme la condamnation d’une autrichienne qui avait insulté le prophète Muhammad

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Le 25 octobre 2018, les juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ont à l’unanimité jugé que la condamnation d’une personne qui avait insulté le prophète Muhammad de pédophile n’avait pas violé l’article 10 de la Convention Européenne des droits de l’homme, pierre angulaire de la liberté d’expression.

Islamophobie sur fond de néonazisme

L’affaire ES c. Autriche prend ses racines dans les propos incendiaires d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff, qui avait insulté le prophète Muhammad de pédophile lors de séminaires intitulés « Informations de base sur l’islam » à l’Institut d’éducation du Parti autrichien de la liberté (FPÖ).

Il convient à cette occasion de rappeler que le FPÖ fût fondé en 1956 par un regroupement d’anciens nazis privés de leurs droits civiques, qui défendent aujourd’hui une idéologie ultranationaliste d’extrême droite en menant une véritable croisade contre toute question notamment liée à l’islam ou l’immigration. Elisabeth Sabaditsch-Wolff, requérante dans cette affaire, était l’assistante du Vice-Chancelier d’Autriche lorsque ce même parti fût porté au pouvoir par Wolfgang Schüssel.

C’est dans ce contexte qu’Elisabeth Sabaditsch-Wolff, se définissant comme experte en histoire de la religion musulmane, parle du prophète Muhammad en ces termes : « un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans […] De quoi s’agit-il, si ce n’est de la pédophilie ? ».

Selon elle, le prophète « aimait le faire avec des enfants », et cela était hautement problématique vu que « le plus haut commandement pour un homme musulman est d’imiter Mahomet ». Elle continue en ajoutant que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs ».

Cependant, l’Autriche proscrit l’humiliation du dogme religieux par l’article 188 de son Code pénal :

« Quiconque dénigre ou bafoue, dans des conditions de nature à provoquer une indignation légitime, une personne ou une chose faisant l’objet de la vénération d’une Église ou communauté religieuse établie dans le pays, ou une doctrine, une coutume autorisée par la loi ou une institution autorisée par la loi de cette Église ou communauté encourt une peine d’emprisonnement de six mois au plus ou une peine pécuniaire de 360 jours-amendes au plus. »

C’est sur cette base que le 15 février 2011, Mme Elisabeth Sabaditsch-Wolff fût condamnée par le tribunal correctionnel de Vienne à payer 480 euros et à purger une peine de soixante jours d’emprisonnement en cas de défaut de paiement. Bien que la conférencière fît appel de cette condamnation, la cour d’appel de Vienne confirma la décision en marquant un accord prononcé avec les conclusions du tribunal de première instance.

Suite à son échec devant la cour d’appel, Mme Elisabeth Sabaditsch-Wolff forma une demande en révision devant la Cour Suprême autrichienne, qui lui opposa un refus le 11 décembre 2013. Convaincue d’être dans ses droits, Mme Elisabeth Sabaditsch-Wolff introduit alors un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Elle se prévaut de sa liberté d’expression, qui ne devrait pas selon elle « céder le pas devant le respect de Mahomet et de la sensibilité religieuse des musulmans ».

Interdiction du blasphème ou incitation à l’intolérance religieuse ?

Malgré les titres aguicheurs auxquels on pouvait s’attendre, la CEDH n’a pas l’intention d’imposer la Charia islamique en Europe, ou encore d’interdire le blasphème religieux.

Cette décision n’a en fait rien de propre à l’islam. Ce qui s’applique dans cette décision au prophète Muhammad s’appliquerait de la même façon à toute figure religieuse, que ce soit Jésus, Bouddha ou le Dieu spaghetti du pastafarisme.

La Cour base sa décision sur la préservation de la paix religieuse en Autriche, pays en proie à la montée d’une extrême droite gangrenée par les rhétoriques islamophobes et racistes. En ce sens, la Cour dissocie cette affaire de toute association avec une législation sur le blasphème :

« ceux qui choisissent d’exercer la liberté de manifester leur religion en vertu de l’article 10 de la Convention ne peuvent s’attendre à le faire à l’abri de toute critique. […] Ce n’est que lorsque des déclarations formulées en vertu de l’article 10 (liberté d’expression) outrepassent les limites d’un rejet critique, et assurément lorsque ces déclarations sont susceptibles d’inciter à l’intolérance religieuse, qu’un État peut légitimement les considérer comme incompatibles avec le respect de la liberté de pensée, de conscience et de religion, et prendre des mesures restrictives proportionnées. »

Les déclarations d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff ne correspondent pas à l’article 10 de la Convention, en ce qu’elles outrepassent les limites admissibles de la liberté d’expression et sont susceptibles d’inciter à l’intolérance religieuse. On comprend donc qu’il est contraire à la loi de prononcer des déclarations clairement offensantes sous couvert de liberté d’expression si celles-ci peuvent causer un trouble à l’ordre public.

Le droit européen : un rempart aux discours de haine ?

La CEDH a expressément précisé en statuant que ce cas précis s’inscrit dans un contexte national particulier, l’Autriche étant un pays ou l’influence de l’extrême droite est très forte. Il appartient alors aux autorités nationales, en vertu de leur importante marge d’appréciation, de déterminer quelles sont les déclarations susceptibles de troubler l’ordre public et social dans le pays.

La CEDH n’a donc pas déclaré que les propos d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff, incitaient de facto à la haine ou la violence, elle annonce en toute simplicité que l’Autriche est capable d’en juger la teneur, au regard du contexte général du pays.

Pour transposer cette décision au contexte français, nous pouvons conclure qu’elle servirait éventuellement d’exemple à suivre. La libération de la parole islamophobe et la mollesse des pouvoirs publics à ce sujet pose véritablement question. Comment prétendre à l’apaisement social lorsqu’on laisse toute latitude aux discours de haine ? S’il est certain que la liberté d’expression est un droit fondamental, il semble aujourd’hui essentiel de rappeler que l’incitation à la haine raciale ou religieuse n’a pas sa place dans nos démocraties.



Commentaires (5)
1. YYY le 04/11/2018 18:51
« un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans […] De quoi s’agit-il, si ce n’est de la pédophilie ? ».

Un mensonge écrit par la main des hommes !!!

Sürah - 4 AN-NISA' ( les Femmes) 176 Versets

Au Nom d'Allah, le Miséricordeur, le Miséricordieux

6) Éprouvez les orphelins jusqu'à ce qu'ils atteignent l’âge du mariage. Si vous constatez chez eux quelque maturité, alors remettez-leur leurs biens. Ne les dissipez point par prodigalité ou pour précipiter leur majorité. Que celui qui est riche s'abstienne, et que celui qui est pauvre en use modérément. Et lorsque vous leur remettrez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Qu'il suffise d'Allah Compensateur.

4. an-Nisa' ; 6 Et EPROUVEZ (la capacité) des orphelins jusqu'à ce qu'ils '' atteignent / bala'ou / atteignent fermement l' âge) '' de mariage / nikaha et si vous (ressentez???) CONSTATEZ en eux une ( bonne conduite ?? / roushdan / maturité-droiture ) remettez-leur leurs biens.
Ne les ''utilisez pas (dans votre intérêt) / manger et dépenser'' avec gaspillage et dissipation, avant qu'ils ne grandissent. Quiconque est aisé, qu'il s'abstienne d'en prendre lui-même. S'il est pauvre, alors qu'il en utilise/ mange raisonnablement / ma'rouf ('arafa) : et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Mais Allah suffit pour observer et compter.

http://tanzil.net/#4:6

Si c'est prescrit pour les orphelins, c'est aussi pour ses propres enfants.

La'nahoum Al-Lah, Al-Lahou Yahdiili man Yashaou
2. YYY le 05/11/2018 11:51
Pour revenir sur ces ragots et ceux qui jettent l’opprobre / yarrmounou (radicale rama ; ar roum / imbroglio; armi / jette; rami / jettez) sur le Prophète Mouhammad (çLaws).

An-Nisa S4 V6

Et ÉPROUVEZ la capacité des orphelins-enfants jusqu'à ce qu'ils '' atteignent fermement l'âge du mariage / bala'ou nikaha "
et si vous "CONSTATEZ-observez et concluez / آنَسْتُم " qu'est en eux ''la maturité des facultés physique et intellectuelle / roushdan '' remettez-leur leurs biens.

bala'a shadda : autour de 40 ans
*bala'a nikah roushdan : maturité des facultés physique et intellectuelle éprouvée et constatée.
Dans le passé les gens ne comptaient pas assidûment leur âge. Donc, un enfant était considéré comme jeune adulte quand il était devenu grand et prêt aux charges du mariage.
C'était au minimum 14 à 15 ans pour les plus précoces, c'était souvent dans les campagnes et les deserts voire plus fréquemment entre 15 à 20 ans pour les généralités.
La maturité physique et intellectuelle doivent être combinées.
L'orphelin-enfant doit devenir grand soit être un jeune adulte pour l'âge du mariage. Et c'est valable pour chaque enfant


Ne les dissipez point par prodigalité ou pour précipiter leur majorité. Ne les ''utilisez pas dans votre intérêt / ne manger pas et ne dépenser pas '' avec gaspillage et ''dissipation-manipulation / بِدَارًا '' avant qu'ils ne grandissent.

celui qui est aisé, qu'il s'abstienne / فَلْيَسْتَعْفِفْ / pudeur-réserve (S24 V60 pour comprendre yasta'fif).
celui qui est pauvre, alors qu'il en ''utilise / mange /لْيَأْكُلْ / le consommable'' avec la ''raison-à connaitre / bi-l-ma'rouf / avec quoi faire savoir / bi al ma 'arafa''
et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre ( bi-l-ma'rouf ).
Mais Allah suffit pour observer et compter. Qu'il suffise d'Allah Compensateur.

Rasoul Al-Lah a eu entre autres comme ''promise/khatiba'' la jeune Saïda Aicha (ra) qu'il épousa/nikaha lorsqu'elle eut atteints *bala'a nikah roushdan / maturité des facultés physique et intellectuelles éprouvées et constatées soit entre l'âge de 13 ans et 15 ans au minimum.

Voilà exactement l'exemple qui montre que la pédophilie est interdite par Al-Lah, suivez le Prophète et al Qor-an. Pas les écrits des shayatin.

D'autre part,
Saïda Khadija (ra) été de 20 à 22 ans plus âgée que Prophète Mouhammad (çLaws).
Entre les épouses du Prophète vous avez en l'occurrence des exemples de ce qui est ''les justes-raisons qui motivent-autorisent un mariage ''notamment l' âge *bala'ou nikah wa roushdan qui est d'environ 13 à 14 ans pour les plus précoces et va jusqu’à environ 16 à 18 ans généralement.

Personne n'est choqué de voir des couples qui ont des écarts d'âges.
Johnny et Laetitia, 20 ans et Johnny environ 50 ans.
Couple Macron, Emmanuel 16 ans et Brigitte 40 ans.
Et d'autres...
3. YYY le 05/11/2018 12:09
sannin a roushd / les dents de sagesses / les années de maturité
4. Philistin Goliath le 05/11/2018 14:57
"Elisabeth Sabaditsch-Wolff "..C'est autrichien ça ? Pas si sur...
5. Kader le 05/11/2018 18:45
Cette petite dame autrichienne, se définissant comme experte en histoire de la religion musulmane, semble avoir du manque de réflexion en regardant les musulmans avec des lunettes déformantes, pour apporter des clichés erronés.
A ces écris il n’y a aucune crédibilité donc c’est du n’importe quoi par n’importe qui !
cela me fait rappeler que dans la tradition chrétienne, la Sainte Marie a été donné en mariage à l’age de 11 ans a Joseph le charpentier un vieux homme de 90 ans et pourtant les chrétiens nous disent s’était la tradition de l’époque
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