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Le chaos, ou la nouvelle stratégie USraélienne pour la planète

Bruno Drweski

Depuis la première guerre contre l’Irak de 1990, les États-Unis ont fait comprendre au monde arabe et même au monde entier que les richesses du sous-sol et le contrôle des routes commerciales et de l’approvisionnement énergétique de tous les pays devraient être la propriété exclusive des élites possédantes basées en Amérique du Nord et, éventuellement pour une moindre part, de leurs féaux. Les Etats-Unis n’acceptent dans les contrées arabes comme dans beaucoup d'autres aucun empiétement politique ou économique ni aucun défi idéologique prolongé à ce qu’ils considèrent de fait comme leur « droit divin » à la « liberté » devant être réservée au « peuple élu » selon les principes de la « Destinée manifeste » issus d'une relecture tribalisée de la Bible. Comportement de type expansionniste religieux, sous une forme laïcisée ou pas,qui inclut aujourd'hui aussi bien les néo-évangélistes, les sionistes religieux, leurs féaux islamistes que les « athées » néoconservateurs ex-gauchistes ou simplement « démocrates et/ou républicains ».

L’empire malin

Le penseur palestinien Edouard Saïd, dans son ouvrage Culture et impérialisme, avait dors et déjà démontré que le jumelage de la puissance et de la légitimité, l’une assurant la domination directe, l’autre celle de la sphère culturelle et affective, constituait la caractéristique de toute hégémonie impériale classique. Et, en tenant compte de l'expérience du colonialisme et de l’impérialisme ouest-européens, les Yankees ont, après la conquête de ce qu’ils considéraient comme un Wild West et l’extermination de ses populations autochtones, su renforcer, entre autre à Hollywood sur les bords du Pacifique, le rôle de la domination culturelle et psychologique, dans une vision capable d'utiliser pragmatisme et opportunisme. Anthony Smith, dans The Geopolitics of Information a de son côté constaté que « la menace à l’indépendance que représente l'informatique depuis la fin du XXe siècle pourrait se révéler supérieure à celle du colonialisme ancien. Le résultat pourrait amener vers un immense chaos, une exacerbation des contradictions sociales actuelles au sein des sociétés des pays en voie de développement »1. On doit à cet égard rappeler que tout au long de la guerre froide, les Etats-Unis se sont opposés à l'inscription à l'ONU de la notion de droit au développement soutenue par les pays non alignés et par les pays socialistes.

On doit du coup rappeler aussi que le rôle joué par les médias dans la justification de la guerre contre l’Irak lorsque les Etats-Unis ont diabolisé Saddam Hussein a permis de créer un écran de fumée derrière lequel ce n'est pas la pacification et la démocratisation du pays qui a été mise en place mais l'installation du chaos2. Et l'expérience qui a suivi permet de constater que c'est le même scénario qui s'est reproduit ailleurs, et qu'on peut donc en conclure que l'objectif n'était ni la démocratie ni la paix mais la guerre permanente et le chaos ...selon un scénario d'ailleurs comparable à ce qu'avait connu la Chine des seigneurs de la guerre depuis les guerres de l'opium, sous les Britanniques, jusqu'à la victoire de la révolution chinoise en opposition aux USA en 19493. Saddam Hussein était par ailleurs un des chef arabe condamné à mort par « la puissance indispensable » pour avoir osé prendre une certaine autonomie envers l’empire après l'avoir servi par le biais de l'agression contre l'Iran et de la destruction du puissant Parti communiste irakien ou des projets d'unité arabe conclus en principe avec la Syrie.

Au début du XXIe siècle, les médias pro-impérialistes ont recommencé à puiser dans la "théorie du Chaos” plus ou moins clairement élaborée par Léo Strauss, un philosophe politique nord-américain qui s'était entouré d’une bande de jeunes étudiants qui ont quasiment tous intégré ensuite le Pentagone pour y constituer une sorte de secte qui s'est inspirée de sa stratégie pour la mettre en application, selon leur propreinterprétation. Leur doctrine stratégique peut se résumer à ceci : le plus simple pour piller les ressources d’un pays sur une longue période, dès lors qu'il devient impossible d'y assurer un ordre colonial ou néo-colonial stabilisé ou a fortioriun ordre libéral démocratique pro-impérialiste, ce n’est pas de l’occuper, mais de détruire son Etat. Cela quelque soit sa légitimité nationale ou idéologique ou son système politique.

On peut dire que ce principe a été adopté à Washington, et dès lors, la stratégie de l’OTAN, d'Israël et de leurs alliés ou féaux de l’UE et du Japon a été de tenter de détruire les uns après les autres tous les Etats indépendants politiquement et économiquement, quelque soit leurs régimes politique, social et idéologique, par tous les moyens, sous prétexte d'instaurer des « démocraties »libérales. En fait, il s'agissait d'imposer partout où cela était possible la domination des partisans du néoconservatisme néolibéral sous un "look" qui pouvait être démocratique, nationaliste, laïc, islamiste, néo-évangéliste, bouddhiste, juif, européiste, ethniciste, raciste ou multiculturel, peu importe, dès lors que l'essentiel, les droits de propriétés exclusifs, la libre circulation des capitaux et des marchandises, la sélection mondialisée de la main-d'oeuvre « choisie » étaient garantis par des Etats, des régions, des tribus, des théocraties, des athéocraties ou des seigneurs de la guerre soumis aux injonctions des partisans et des profiteurs de Wall street (et du CAC 40 en France). Le "pragmatisme anglo-saxon" ne s'embarrasse pas de détails comme le voile « islamique » ou la mini-jupe « émancipatrice », la langue parlée hors des centres de pouvoir, le rituel religieux ou laïciste ou bien les passions nationales et tribales, dès lors que toutes ces "passions" sont devenues des coquilles vides permettant d’abriter le culte qui est à ses yeux fondamental, celui de Mamon, du marché mondialisé, du veau d’or, de l'argent-roi, de l’usure. Le nouveau polythéisme de la "diversité" et des "droits des minorités" recouvre en fait la dictature de la divinité suprême au service des passions consuméristes des élites possédantes mondialisées qui n’ont pas plus de compassion pour l’ouvrier américain précarisé WASP (White Anglo-Saxon Protestant) que pour le paysan des Andes, le Slave du shtetlou le bédouin du désert.

La théorie du chaos développée à partir des idées de Strauss par des Américains de tendance pro-sioniste partait du principe qu’il fallait systématiquement se méfier des démocraties de type occidental et les placer sous surveillance, sous prétexte de leur échec lors de la République de Weimar qui a abouti entre autre à la politique d'extermination de juifs par les nazis. Nazis qui ne furent d’ailleurs jamais vraiment combattus dans une perspective de victoire par aucune puissance impérialiste tant que l’armée rouge ne commença pas son « roll-back » à partir de 1943, représentant ainsi un danger grandissant pour « les partisans de la concurrence mondialisée, libre et non faussée ». Selon ces néoconservateurs, le seul moyen de se protéger d’un nouveau nazisme était de contrôler les démocraties parlementaires (donc de surveiller les libertés démocratiques !), ou de les remplacer par des régimes chaotiques incapables de contrôler un territoire. En fait, il s'agit surtout de s'opposer à tout mouvement de libération nationale, de non alignement, de solidarité internationale et à tout courant socialisant, afin d’instaurer sa propre dictature mondiale, directe ou indirecte. Le nazisme, qui a été abattu en fait par l'URSS de Stalingrad à Berlin en passant par Koursk, et non pas par les démocraties occidentales qui ont été attentistes de 1933 à juin 1940 puis à nouveau de juin 1941 à 1944, a servi depuis 1945 de couverture idéologique et d’épouvantail agité à tout propos et surtout hors propos pour s'opposer en réalité à ce qui constitue son exact contraire, l'anti-colonialisme, l'anti-racisme, l'anti-impérialisme, l’internationalisme et le socialisme. Dans ce contexte, mentionnons que l'amalgame simpliste devenu aujourd’hui une proclamation rituelle quasi-obligatoire Hitler = Staline a contribué à permettre l'émergence d'une confusion politique extrême dans laquelle la gauche morale a tiré et continue à tirer les marrons du feu pour le compte des impérialistes, tout en s’opposant à la gauche sociale, de classe, au nom d’un anti-totalitarisme qui recouvre son engagement objectivement en faveur de l’absolutisme du marché mondialisé.De ce fait, cela a permis et permet jusqu’à aujourd’hui de détruire successivement des Etats jugés trop indépendants, et qui peuvent être aussi bien dictatoriaux comme l’Irak qu’ils peuvent être plus ou moins démocratiques comme par exemple le Venezuela ou la Bolivie, mais qui occupent tous une position stratégique, et que les impérialistes au service d'intérêts capitalistes mondialisés veulent "reconstruire", ou, si cela se révèle impossible, plonger dans le chaos tout en sécurisant à leur profit la partie économiquement utile du pays conquis. Ces analyses ont été mises en pratique de façon récurrente dans plusieurs pays post-coloniaux et post-socialistes. Dans le monde arabe, la première tentative de destruction sur le mode révolution colorée relookéed'un pays visa le Liban en 2005 quand le "printemps libanais", sous prétexte d’enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri, poussa les armées syriennes à laisser le champ libre à l’armée israélienne, ce qui permit l’agression de 2006. L’échec de cette invasion fut cependant retentissant.


Mondialisation du chaos

Les théories pragmatistes du « chaos constructeur » ont pu être reconduites autrement, et contre des régions entières, ce qu’on a pu formuler, par exemple parfois sous un projet au départ « soft » comme celui de la « réunification de l’Europe » ou d’emblée plus martial comme celui du « Grand Moyen-Orient »4.Le capitalisme menacé d'implosion a du coup poussé l’empire de la finance mondialisée sous hégémonie yankee à prévoir l’instauration du chaos à travers toute la Méditerranée, dans le contexte d'un rapport perverti arabité-européisme et/ou islam-chrétienté, cette dernière étant revue et corrigée avec le concept inventé pour l'occasion depuis les années 1960/70 de "judéo-christianisme" qui va à l'encontre de toute la tradition du christianisme traditionnellement bâti en opposition au judaïsme depuis Saint-Paul. Et qui va d’ailleurs aussi à l’encontre de toute la tradition judaïque pour qui le christianisme n’est qu’un néo-paganisme superficiellement monothéiste. Alors même que, historiquement, c'est l'islam qui a globalement assuré la protection du judaïsme, comme d’ailleurs de beaucoup de formes hétérodoxes de chrétienté (coptes, nestoriens, monophysites, chaldéens, etc.).


Les “printemps arabes” ont amené et été amenés vers le chaos

Conçu comme une sorte de remake par la CIA et le MI 6 britannique en souvenir de la “révolte arabe » de 1916et de l'aventure trahie de Lawrence d’Arabie, les "printemps arabes" doivent être inscrits dans la même stratégie US de "roll-back" visant à terme tous les pays ayant acquis une certaine indépendance dans la foulée de la décolonisation, du non alignement, du droit au développement et de l'émergence de pays socialistes. La Tunisie et l'Egypte ont inauguré ce bal lorsque les USA ont imposé des Frères musulmans au pouvoir, une fois avoir réussi dans un premier temps à les "épurer" de tous leurs éléments prônant la guerre fondamentale dans l’islam contre l'usure et les politiques d'endettement. C'est ainsi que ce fut Morsi, un homme proche des Etats-Unis, qui fut promu président. C’est lui qui allait procéder à l'arrestation des premiers Frères musulmans, les jeunes de son propre mouvement qui prônaient la rupture avec l'économie usuraire mondialisée.

Le peuple en Tunisie et en Egypte a cru dans un premier temps dans cette “démocratie” vantée par les télévisions des laquais pétromonarchistes de l'impérialisme car il ignorait que la forme d'islam politique préconisée par les néo-islamistes relookés refusait le principe même de la démocratie – c'est-à-dire le pouvoir populaire et le droit pour le peuple de construire son avenir par la liberté qu’il se donne de bâtir lui-même son droit, à partir d’une libre interprétation de ses principes éthiques et/ou religieux. Parmi lesquels tout musulman lettré sait que le second des péchés après l’idolâtrie est l’usure, donc le capitalisme. De fait, la plupart des courants "islamistes"se sont adaptés rapidement aux exigences de l’ordre libéral mondialisé et ont servi l’impérialisme chaque fois que ce dernier a estimé utile d’intervenir brutalement contre tous les régimes indépendants, avec en revanche l'appui des régimes protégés par les bases d'occupation de la terre arabe et turque de l'US Army et de l'OTAN. La sauvagerie attribuée en Occident aux peuples qui sont les premières victimes de l’islamisme de droite socialement conservateur et inégalitaire, a, dans un second temps, permis d’alimenter « l’islamophobie »dans les pays européens, dans le but de diviser les classes populaires en "autochtones", "immigrés" puis "migrants" opposés les uns aux autres dans la foulée de la théorie de Huntington du "clash des civilisations"5.A commencer sur le marché du travail.Thèse imaginée pour empêcher les mouvements de libération nationale et le "clash des classes" aux intérêts opposés. C’est dans ce contexte que, comme dans l’Italie des années de plomb et du plan Gladio/Stay behind6,est apparu la nouvelle vague de terrorisme, celle des « islamistes ». D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les pays impérialistes ne condamnent que les islamistes qui sont restés indépendants, l'Iran, le Hezbollah libanais et le Hamas ou le Djihad islamique deGaza qui ont refusé les projets de redécoupage des frontières du "Grand Moyen-Orient" selon le plan israélien Oded Yinon ! Islamisme dénoncé auquel il se pourrait qu'on ajoute bientôt le Pakistan depuis les dernières élections qui ont vu l’arrivée à la tête de cette puissance nucléaire d’un homme de tendance islamique affirmée semblant vouloir coopérer avec tous les pays voisins, entre autre et particulièrement la Chine et l’Iran.

Le chaos a atteint depuis 2011 dans le monde, mais en particulier dans sa partie située à la jonction entre le monde occidental développé, les pays marginalisés du Sud et les pays émergent de l’Est une telle intensité que seuls les Frères musulmans conservateurs parmi tous ceux qui ont été abusés par les Etats-Unis n’ont toujours pas été vraiment en état de percevoir cette réalité, alors que petit à petit, tous les courants politiques plus ou moins indépendants d’Asie, d’Afrique, du monde arabe, d’Amérique latine et d’Europe font ce chemin. Le coup de massue queles Frères musulmans ont reçu de la part de la puissance tutélaire avec laquelle ils pensaient pouvoir finasser les a rendus pour la plupart groggy,d'autant plus que leur tout dernier protecteur, la Turquie, est en crise et qu’elle a dû elle-aussi accepter de commencer à louvoyer sur la scène internationale dès lors qu’Erdogan découvrait que ses alliés présumés de l’OTAN n'avaient plus vraiment besoin de lui car il faisait montre à leurs yeux d’ambitions jugées trop poussées pour le féal qu’il était censé devoir rester. L'émir du Qatar a lui-aussi risqué d’être envahi par le prince parvenu de Riyad allié de Tel Aviv et de Trump malgré les services qu’il avait rendu au printemps/hiver arabe, et il n'a en finale dû sa survie qu'en se lançant dans un jeu hasardeux entre l'Iran islamique, la Turquie erratique et la protection intéressée de la base d'occupation-protection de l'US Army dans son propre pays.

La Tunisie, malgré les quelques progrès réalisés depuis l’indépendance et l’acquis que représente sa liberté de parole récemment conquise, ne pourra pas sortir rapidement de son état de passivité vu sa situation économique et l’absence de projet social réellement révolutionnaire, situation d’entre-deux qui correspond aux intérêts de l'impérialisme pour un petit pays. Son voisin libyen détruit par l’OTAN quant à lui, semble destiné à demeurer l'exemple qu’on agitera auprès des masses arabes pour qu’elles voient quel est le sort réservé à un pays qui a osé sous Kadhafi tenter d’avoir une politique socialisante et islamisante d’indépendance audacieuse à l’échelle de tout le continent africain et qui est aujourd’hui plongé dans un chaos sans fin. L’incontestable potentiel révolutionnaire des masses arabes et musulmanes est devenu hésitant depuis les impasses dudit « printemps arabe ». Ce qu'on peut constater en particulier au Maroc où la délégitimation massive depuis peu du système monarchique peine à aboutir à quoique ce soit en l'absence d'organisation révolutionnaire unifiée et dans une société ayant manifesté un courage nouveau mais qui reste tétanisée par les résultats des printemps/hiversarabes. En plus de l’Irak, de la Libye ou de la dictature égyptienne, le sort Gaza et du Yemen ainsi que la guerre en Syrie ou la partition du Soudan et de la Somalie constituent les menaces qu'on peut agiter devant tout peuple qui voudrait renverser ses gouverneurs à la solde de l'étranger. La Libye a été détruite parce que les USA veulent la maintenir dans cette situation, tandis que ses richesses restent exploitables, que la moitié de son peuple a fui sa "libération" en exil et que l'autre moitié est soumise aux caprices de seigneurs de la guerre opposés les uns aux autres dans leur quête d'appuis auprès des grandes puissances impérialistes. Cette situation chaotique se révèle globalement bénéfique pour les USA alors que les contrepoids représentés par les puissances émergentes d'Eurasie restent insuffisants et parfois indécis. Si les dirigeants algériens ne prennent pas conscience du danger qui pèse sur eux, ils risquent eux-aussi d'être balayés et de voir leur pays jugé d’emblée beaucoup trop grand par les « faiseurs d’empire » saccagé. L’Egypte a pu d’abord sembler aux yeux de ceux qui ont été déçus par l'aile pro-USA des Frères musulmans avoir été sauvée par son armée censée permettre au pays d’échapper au chaos. Mais, depuis Sadate, cette armée est pieds et poings liés aux intérêts de Tel Aviv, de Washington et de Riyad par toutes sortes de privilèges économiques créés au profit de son corps d'officiers supérieurs. On peine dès lors à percevoir l'émergence en son sein d'un corps de jeunes officiers aptes à renverser des généraux corrompus et serviles.

La Syrie, à côté de la résistance yéménite, constitue dans ce contexte le seul pays arabe résistant et quin’a pas été conquis par les seigneurs de la guerre et les partisans de l'impérialisme. Son président, son armée de conscrits et la majorité de son peuple dans sa diversité politique et religieuse se sont, après quelques hésitations parfois au début de 2011, rassemblés et – appuyés par la Russie, l’Iran, le Hezbollah, des groupes nationalistes arabes et la Chine - les Syriens ont pu sauver leur pays du chaos total, malgré les destructions, même si la mort, la terreur et le chaos continuent encore à régner à Idleb et que le nord-ouest du pays reste occupé par la Turquie ou par les USA et des supplétifs kurdes dont beaucoup tentent envers et contre tout de dés-arabiser les populations locales. Tous ces événements attestent de l’efficacité des théories du « chaos constructeur » évoqué par la « républicaine » Condoleeza Rice au moment de l'agression US contre l'Irak en 2003, lorsqu’elle osait comparer les horreurs commises en Irak aux douleurs de l’accouchement ...dans la foulée sans doute des paroles de la « démocrate » Madeleine Allbright qui, elle, avait estimé auparavant que la mort d’un demi-million d’enfants irakiens suite au blocus occidental de ce pays « en valait la peine »7.

Les pouvoirs politiques de la plupart des pays arabes et musulmans se chamaillent désormais entre eux pour des raisons de concurrence etpour avoir accès à un pouvoir de pacotille qui sera arbitré par les ambassades US et éventuellement celles de leurs alliés post-coloniaux qui ont gardé quelque influence ici ou là, France ou Angleterre, sans négliger le rôle des fondations allemandes, en particulier en Tunisie8..


Perspectives ?

Les indicateurs économiques et encore plus sociaux de la plupart des pays arabes et musulmans sont au rouge, et comme l'espoir d'une révolution libératrice est grevé par les impasses du "printemps/hiver arabe", il ne reste plus aux yeux des masses, en particulier jeunes, que la passivité, le mercenariat auprès de seigneurs de la guerre, la drogue ou la migration vers l'Europe comme solution individuelle ...ce qui entraîne en finale partout des tensions de masse. Les institutions supranationales liées aux puissances impérialistes dénoncent les violations des droits de l'homme, les fabriques de terroristes et l’existence d’administrations pléthoriques dans tel ou tel pays, tout en feignant de ne pas savoir que tout cela est le produit planifié de stratèges occidentaux qui ont empêché la réalisation du droit au développement et des politiques de désarmement, termes d’ailleurs oubliés par le vocabulaire international depuis la disparition du « Camp de la paix ». Qui oserait en effet aujourd’hui poser publiquement la question de savoir de quels pays proviennent les armes, drones, missiles, canons, 4x4 rutilant, etc. utilisés par les organisations terroristes et les seigneurs de la guerre en Syrie, Libye, Irak, Mali, etc. ? D'où vient l'argent avec lequel ils les achètent ? Et sur quels comptes off-shore protégés par l’OTAN placent-ils les produits de leurs rapines ? Les impérialistes savent bien que la situation calamiteuse de l'économie et des aides sociales dans les pays saccagés a été organisée par leurs laquais placés les uns après les autres en tourniquet au pouvoir.

La "théorie du chaos" a d'abord été lancée contre l'Europe de l'Est après 1989 (faux charniers Timisoara et morts inexpliqués de ladite « révolution roumaine » en même temps que le saccage organisé en silence duPanama, guerres de Yougoslavie, putsch en Serbie, Géorgie, Asie centrale, etc.) avant d'être perfectionnée dans le monde arabo-musulman puis réexportée vers l'Ukraine et l'Europe orientale, avant que l'Europe occidentale ne soit atteinte par des vagues d'islamophobie, de terrorisme et de migrations dont le but est d’effrayer les populations pour les rendre plus dociles dans leurs exigences sociales. On constate la mise en oeuvre du même scénario dans les pays d'Amérique latine encore indépendants à partir de groupes terroristes et para-militaires basés dans des pays « en voie de démocratisation » mais toujours aussi violents comme la Colombie9.


"Baiser l’Europe"

Madame Victoria Nuland, ex-sous-secrétaire d’Etat US, quand elle pilotait les événements de la place Maïdan en Ukraine, reconnut avoir dépensé 5 milliards de dollars pour désorganiser ce pays10et, dans une conversation téléphonique malencontreusement écoutée par des oreilles imprévues, elle déclarait à son ambassadeur que son but était d'... « enculer l’Union européenne »11. Quoi de plus clair comme message de la part d’une dame faisant la promotion du « féminisme » et des droits LGTBQ mais qui démontrait ainsi ses tentations frustrées en jouant au niveau politique le rôle du macho violeur ? Chose qu’aucune des hégéri.e.s du meetooet du « balancetonporc » ne semble avoir remarqué et qui a abouti au pogrom d’Odessa de février 2014 puis aux massacres dans le Donbass et ailleurs par les groupes armés nazis ukrainiens12.

Il faut aussi savoir que les USA ont empêché l’étude de la "théorie du chaos" dans les académies militaires européennes, ce qui confirme leur propre conspiration contre les intérêts de leurs ennemis et ...de leurs alliés. Ceux qui se sont hasardés à le faire malgré tout ont été traités de "conspirationnistes"13, voire d'antisémites, accusation suprême dans une Europe qui ne parvient toujours pas à expier son péché d'avoir été la terre où sont nés à la fois le fascisme et le colonialisme ...dont les méthodes ont été si bien améliorées sous l'égide des USA et d'Israël ! Depuis l’époque de Bush-père, les USA améliorent constamment leur stratégie de "smart power" (soft+hard power en combiné). Ce dernier avait déjà chargé un des disciple de Léo Strauss, Paul Wolfowitz, d’élaborer la stratégie de l'impérialisme pour l’ère post-soviétique. La "doctrine Wolfowitz" a donc commencé par soutenir que la suprématie des Etats-Unis devait être maintenue, ainsi que l’existence de l'OTAN malgré l’évidente absence d'ennemi à l’époque. Depuis on en a inventé, l’objectif de cette suprématie n’étant pas la paix universelle ni la promotion du développement mais la volonté de combattre par la guerre et le chaos autant que faire se peut la baisse tendancielle des taux de profits des grands entreprises transnationales influentes à Washington. Et pour ce faire, conquérir tous les espaces échappant aux « lois du marché » et empêcher le développement de concurrents, surtout lorsqu’ils proposent des projets de développement auto-centré plus pacifiques, une politique « gagnant-gagnant » ou d’échanges plus équitables. D’où l’impossibilité d’accepter l'éventuelle renaissance de la Russie qu'on n’a pas voulu accueillir à l’époque où régnait au Kremlin un Eltsine totalement soumis aux puissances capitalistes et qui ne demandait qu’un strapontin au sein de la « famille » des puissances occidentales, ce qu’on lui a pourtant refusé avec dédain, l’impérialisme n’étant pas en état de tolérer un Etat aussi grand que la Russie, fut-elle capitaliste et totalement soumise. On a tellement humilié la Russie qu’on a forcé Poutine à devenir …Poutine ! Alors que cet homme avait été l’adjoint de Sobtchak, le maire libéral, occidentaliste et décommunisateur de Leningrad/Petrograd redevenues, à cause de lui, Sankt-Petersburg. Il s’agissait simultanément dans le même scénario de contrer coûte que coûte l'émergence de la Chine et surtout, dès cette époque, de détruire le potentiel de concurrence des puissances européennes. Car les Etats-Unis dans leur logique n’ont pas de politique à long terme et donc pas d’alliés stratégiques, mais seulement des appuis utilisables au gré des circonstances, puis jetables aussitôt après, et qui ne doivent jamais devenir des foyers de développement économique autonome.Lors de la crise financière de 2008, Christina Rohmer, Présidente du Conseil économique de la présidence des Etats-Unis, expliquait déjà que le seul moyen pour renflouer les banques nord-américaines était de fermer les paradis fiscaux14des pays tiers pour "diriger" les sommes provenant du pillage des peuples, de la vente d'armes, du commerce de la drogue et de toute autre activité économique licite et illicite vers les banques US ou contrôlées par les USA. Rôle que jouent le Delaware ou les petites îles antillaises ou du Pacifique protégées par l'US Army. En conséquence, il allait aussi falloir provoquer des troubles en Europe de sorte que les capitaux qui s'y trouvent encore puissent s’enfuir vers les USA. Politique qui allait logiquement aboutir à l'arrivée de Trump à la Maison blanche visant à promouvoir une économie pouvant désormais croire qu’elle est capable de mener une ligne de plus en plus protectionniste. L’actuel locataire de la Maison blanche a pu dès lors se permettre, comme nous venons de le constater, de condamner l’Allemagne et toute l'UE pour les accords d’approvisionnement en gaz russe et pour leur tentative de continuer à commercer avec l'Iran ...En ayant sans doute aussi en tête les tentations qui semblent grandissantes de la part de certains dirigeants européens, asiatiques et africains de se joindre au projet chinois "une route, une ceinture" ("nouvelles routes de la soie »).


Culture méditerranéenne contre vision atlantiste

Les migrations transméditerranéennes dues aux guerres et au pillage organisé par les puissances de l'OTAN et leurs supplétifs locaux sont manipulées par les banquiers mondialisés qui se servent de milliardaires comme Soros pour organiser le chaos et accroître les problèmes en Europe, tout en aidant les patronats locaux à faire baisser les salaires des travailleurs et à contrer ainsi un peu la baisse de leurs taux de profits. Après quoi, climat de chaos aidant, les bénéfices engrangés seront dirigés vers les paradis off-shore sous contrôle US. Les "populismes" en Europe comme les "islamismes" dans les pays musulmans et dans les périphéries du vieux continent ont comme but de diviser les peuples sur la base de clivages identitaires "laïcs néolibéraux vs intégristes néolibéraux" afin que la ligne de clivage de classe et de rapport à l'impérialisme puisse être voilée.

Les Européens sont aujourd’hui atteints d'une cécité comparable à celle des peuples arabes, même si chaque forme de la même maladie peut paraître opposable l’une à l’autre. Aucune des deux grandes aires culturelles voisines dans la mer Méditerranée ne perçoit clairement le rôle réel des partisans de la puissance de l’Atlantique nord qui les vise pourtant tous les deux. Même quand ils commencent à prendre conscience des attaques yankeesles visant ici ou là, Arabes comme Européens sont rarement en état d’en avoir une vision d’ensemble, faute de pouvoir bénéficier du droit à l’information qu’avait réclamé en son temps Jean-Paul Sartre. C’est d’ailleurs au même phénomène que se sont heurtés jusqu’à récemment la Chine, la Russie ou l’Iran qui semblent n’avoir pris conscience que très récemment du fait que, quelque soit leurs comportements politiques, ils resteraient considérés outre-Atlantique de toute façon comme des concurrents potentiels et donc comme des ennemis à abattre, par la violence, par la guerre commerciale, par les sanctions, par la corruption, par les intrigues, par les agents d’influence, par la guerre psychologique, etc. Certains dirigeants de l'UE ont cependant montré récemment leur appui à l’application de l’accord nucléaire signé avec l’Iran et ils semblent en état d’envisager de tenter de contourner les mesures de rétorsion US visant les entreprises ouest-européennes qui commercent avec l’Iran, même s’ils utilisent une démarche prudente face à un géant qui sent qu’il a des pieds d’argile mais qui, pour cette raison, croit qu’il ne peut plus se permettre d’être patient ou prudent, et qui refuse par ailleurs d’envisager de s'engager dans une politique de partenariat planétaire multipolaire en baissant sa voilure.


Qui peut être ciblé ?

L’hégémonie des USA sur l’Europe remonte en fait à la naissance de l'OTAN et de la CEE/UE. L’Europe occidentale a vu alors ses élites possédantes répondre au projet de collaboration parrainée par les Etats-Unis dès la Seconde Guerre mondiale sous prétexte d'affronter l'URSS qui avait pourtant tenté d'éviter la guerre froide en multipliant les offres d'accords pouvant assurer un développement mutuellement profitable. Le capitalisme ouest-européen a alors accepté de se soumettre aux intérêts de l'oncle Sam et de s'ouvrir à la pénétration de ses agents d'influence économique, politique, culturelle, idéologique, de renseignement.

De son côté le Venezuela, en raison de sa richesse pétrolière, est devenu, après le Mexique en crise des années 1980 et après Cuba toujours indéracinable, une des cible prioritaire de la "théorie du chaos". C'est Barak Obama qui a décrété ce pays "menace (sic!) pour les USA" et lui a imposé les premières sanctions. Le président Trump n'a fait que durcir celles-ci, Caracas ne pouvant plus encaisser les dollars qui lui sont dus grâce à la vente de son propre pétrole ! Washington cherche aussi à lui interdire d’importer des médicaments et de la nourriture afin de créer, comme lors des "printemps arabes" et des "euromaïdan", des protestations sociales qui vont ensuite être appuyées par Washington et ses féaux au nom des « droits de l’homme » et du « droit à protéger ». Les USA utilisent aussi selon leurs besoins le piège de la dette et veulent acculer des pays comme le Venezuela à ne pas pouvoir payer leur dette extérieure. Mais le président Maduro a commencé à vendre son pétrole à la Chine en yuan et, pour démontrer sa bonne foi, il a annoncé lors de son dernier discours à l’Assemblée Générale de l’ONU, qu’il était prêt à rencontrer les dirigeants des USA pour trouver un accord, peine perdue ! En fait, Vénézuéliens, Iraniens, Coréens du Nord (et désormais du Sud), Chinois, Russes, Cubains, Pakistanais, Indiens, Vietnamiens, Hongrois, Biélorussiens, Palestiniens, Boliviens et autres peuples et Etats décrétés à tour de rôle "voyous" ont tous démontré qu'ils étaient prêts à négocier pacifiquement, à la seule condition qu'on ne les prenne pas à la gorge, soit par le biais de bases militaires les encerclant, soit par le biais du sanctions/blocus économiques. Mais trop souvent, ils ne cherchent à négocier que pour eux-mêmes sans prendre conscience qu’ils n’ont pas un rapport de force qui joue en leur faveur s’ils arrivent sur le terrain en ordre dispersé et soucieux de leurs seuls intérêts, parfois au dépens de ceux de leur voisin immédiat. Le capitalisme arrivé en phase terminale mondialisée de son processus séculaire de baisse tendancielle de ses taux de profit ne peut plus rien négocier car il est drogué à ses propres pulsions. Seul l'établissement d'un rapport de force basé sur des peuples conscients et mobilisés ensemblepeut l'amener à renoncer à sa politique de guerres généralisées de tous contre tous.

La mise à exécution des théories du chaos se heurte à deuxprincipalespuissances encore hésitantes, ce qu'on peut constater par exemple avec la soumission de la Russie aux exigences du FMI pour s'attaquer aux retraités russes et à leurs dernières conquêtes sociales remontant au socialisme15. Moscou et Beijing cherchent à instaurer des relations inter-étatiques fondées sur le respect des souverainetés de chaque Etat dans le cadre de systèmes politiques accordant une place importante aux bourgeoisies. La Russie et la Chine commencent du coup seulement maintenant à réadapter leurs positions face à l’empire, alors que les autres Etats indépendants ont encore moins de moyens pour faire face dès lors qu’ils affrontent seuls ce défi. La guerre économique, financière et commerciale entamée par les USA contre la Chine et les sanctions contre la Russie et d'autres économies constituent une menace immédiate pour contrer ceux qui s’opposent désormais à la dictature du dollar, dès lors qu’il est avéré que cette monnaie virtuelle peut être utilisée comme moyen de chantage. Alors que la situation dans les pays touchés par les migrations incontrôlées, les "révolutions colorées" et les collections "printemps/hiver” est devenue partout plus ou moins chaotique.

Cette situation exige partout dans le monde de prendre des mesures radicales permettant de développer une politique de non alignement et de solidarité internationale. Ce qui à terme condamne les fondements du capitalisme et engage sur la voie d’un nouveau système. Perspective que les bourgeoisies nationales influentes dans les pays les plus indépendants n’osent pas encore affronter de façon conséquente alors que les forces populaires n’ont pas encore trouvé tous les moyens de promouvoir leurs propresintérêts fondamentaux. Une refonte des institutions internationales politiques et économiques est pourtant inéluctable à terme, ce qui passera tôt ou tard par une modification des systèmes de propriété. Cela exigera de s'appuyer aussi à nouveau sur les principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et la Charte de Bandung. Les dirigeants imposés par les centres d’affaires et d’affairistes du monde entier et par les "printemps" USraéliens s'opposeront coûte que coûte à toute refonte des rapports économiques, sociaux et internationaux tant qu'une politique de rapports de force n'aura pas été imposée au niveau international comme au niveau national. Les impérialistes yankees pas plus que les crocodiles ne peuvent réviser leurs comportements, mais on peut les mettre en cage ou leur accorder un marigot, et la société USAnienne elle-même commence à prendre conscience du fait qu’il existe un monde hors d’Amérique, et qu'elle a en fait pour la plus grande partie d’entre elle les mêmes intérêts fondamentaux pour une relance d'une politique de développement planifié et plus auto-centré et pour des coopérations internationales renforcées dans une logique "gagnant-gagnant". Il faut enfin que les peuples européens constatent aussi de leur côté que le "projet européen" conçu par l'UE favorise le mondialisme capitaliste au dépens de leurs intérêts communs. Quand des "féministes" soit disant pro-LGTBQ comme Nuland et toutes les O « N » G qui sont à la traine des néocons pensent à “baiser l'UE”, il s'agit pour elles de se "viriliser" selon une logique de Western bas de gamme pour détruire le capitalisme européen et amener les peuples à l'état de sauvagerie dont rêvaient les cow-boys massacreurs d'Amérindien.e.s. C'est au prix de la lucidité et donc du risque que l'internationalisme créatif pourra remplacer le mondialisme niveleur et son corollaire, les ethno-populismes identitaires, qui peuvent se proclamer aussi bien théocratiques ou irreligieux, laïcistes ou intégristes, mais qui ne constituent que les deux faces de la même médaille de division, de diversion et donc de soumission totale à l’empire du chaos qui est l’exact opposé du progrès humain qui, lui, ne peut se développer que dans une saine émulation entre convictions authentiques et peuples à la fois souverains et solidaires.


Octobre 2018
Notes :

1cf.

2Idem

3Voir à cet égard en particulier :

4Ahmed Bensaada, Arabesque américaine - le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe, Éditions Michel Brulé, Montréal, Québec (Canada); Oded Yinon, Le plan sioniste pour le Moyen-Orient, Paris, Sigest, 96 p.;

5Samuel P. Huntington, The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order, New York, Simon & Schuster, 1996

6Emmanuel Amara, 1950-1990 : Le scandale des armées secrètes de l’OTAN, 2011 ;

7; < https://www.youtube.com/watch?v=lbLCY4iHDRE >

8

9Si les gros médias nous abreuvent d’informations tendancieuses sur l’état de tension au Venezuela, où des masses de Colombiens s’étaient d’ailleurs réfugiés à la fois pour des raisons économiques et politiques, c’est avec beaucoup moins de constance qu’ils nous informent sur la reprise des assassinats politiques en Colombie où les troupes de la guérilla des FARC ont accepté de déposer les armes pour participer au processus politique « démocratique » ...et devenir désormais des cibles pour ceux qui n’ont pas réussi à les vaincre militairement.





10

11< https://www.youtube.com/watch?v=CL_GShyGv3o > ;

12< https://arretsurinfo.ch/odessa-2-mai-2014-un-massacre-occulte/ > ; < https://www.les-crises.fr/scandaleux-le-fondateur-du-parti-fasciste-ukrainien-svoboda-recu-a-lassemblee-et-au-senat/ >

13< ttps://www.tunisienumerique.com/le-chaos-la-nouvelle-strategie-us-par-maitre-mohamed-ammar >

14idem

15



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