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Les Etats-Unis et le « montage du coup d’Etat » de Ben Salman

Al-Quds Al-Arabi

Trump et son gendre Jared Kushner sont à l’origine de la prise de pouvoir de Mohammed Ben Salman ainsi que de ses méthodes de gouvernement. Les informations rapportant que le Président américain Donald Trump a déclaré à ses amis qu’il avait, avec son gendre Jared Kushner, « monté un coup d’Etat en Arabie saoudite » et qu’ils ont « mis leur homme au sommet » posent des questions dérangeantes auxquelles le Roi d’Arabie saoudite, Salman Ben Abdulaziz, et son fils, le Prince héritier Mohammed Ben Salman, se doivent de répondre.

Une action coordonnée avec la Maison blanche

Les informations issues du livre Fire and Fury : Inside the Trump White House révèlent (ou confirment) que le Prince héritier ne s’est pas vu confier tous les pouvoirs en Arabie saoudite suite aux développements historiques qui se sont produits dans le Royaume, mais suite à une action coordonnée avec la Maison blanche (pour ne pas dire planifiée par la Maison blanche). Ces informations portent atteinte à une personnalité qui gouverne un des pays arabes les plus influents, occupant une position symbolique dans le monde musulman. Il est à une fonction lui permettant d’exercer un pouvoir politique et économique considérable.

Cette « couverture » dont le Prince héritier de l’Arabie saoudite a bénéficié de la part d’un groupe restreint et influent à la Maison blanche représente un soutien de la plus grande puissance politique sur le globe et devrait avoir une « contrepartie », pour laquelle s’activent Trump et son gendre.

Ces informations n’ont pas été validées (ou niées) par les personnes intéressées mais l’analyse des événements et la lecture des nombreux détails à ce sujet nous éclairent sur les « contreparties » accordées : des transactions avec l’Arabie saoudite s’élevant à des centaines de milliards de dollars durant la visite de Donald Trump et sa famille en Arabie saoudite en mai dernier, suivies seulement un mois plus tard par la mise à l’écart de l’ancien Prince héritier Mohammed Ben Naif, remplacé par Mohammed Ben Salman.

Ces deux événements principaux (les transactions lors de la visite de Trump et la nomination de Ben Salman comme Prince héritier) ont été suivies d’autres événements importants ayant eu des répercussions sur l’Arabie saoudite et sur toute la région.
La « similarité » des méthodes utilisées

C’est peut-être le lien « particulier » entre le Prince héritier d’Arabie saoudite et la famille de Trump, débouchant sur de longues rencontres entre Ben Salman et Kushner, qui explique les grands événements qui ont secoué l’Arabie saoudite : pas seulement l’arrestation des princes et responsables au nom de « la lutte contre la corruption », mais aussi la grande arrogance dont a fait preuve le Prince héritier d’Arabie saoudite au-delà même de l’Arabie saoudite. Il a utilisé les mêmes méthodes pour régenter le Moyen-Orient, notamment en ce qui concerne la normalisation des liens avec Israël, qui a reçu la visite d’un haut responsable (on dit qu’il s’agit de Ben Salman lui-même). Sans oublier la décision de Trump concernant Jérusalem/Al Quds et les pressions saoudiennes sur les Jordaniens et les Palestiniens, qui sont allées jusqu’à l’arrestation de Sabih Al-Masri, Président du conseil d’administration de la « Banque arabe », et sur les Libanais, avec le feuilleton de l’incarcération du Premier ministre Saad Hariri.

Ce qui mérite le plus la réflexion dans ces liens louches entre Trump/Kushner et Ben Salman est ce qui a été révélé par le livre cité précédemment : des proches de Trump y accusent son gendre d’avoir trahi le pays en collaborant avec la Russie et en « blanchissant de l’argent ». Ces accusations concordent avec la montée en puissance du Président américain, de sa famille et de ses proches conseillers avant et après la prise de pouvoir. Elles expliquent la « similarité » des méthodes utilisées par les parties américaine et saoudienne. A la différence près que le règne de Trump et de ses proches peut se terminer avec les élections (ou sa destitution), alors que son « homme au sommet » va continuer à gouverner de cette manière, que Trump a contribué à aggraver.



Commentaires (2)
1. Adam le 15/05/2018 08:20
MBS gouvernera pour longtemps si, et seulement si, la gent féminine est supérieure en Arabie, ce n''est pas pour rien que ce renard a libérer la femme, c''est bien pour lui et triplement bien pour le borgne, tout le monde y trouve son compte.
2. Ayad le 15/05/2018 10:50
Comme disait Malcolm X il existe le negre de Maison il aime son Maître blanc plus que lui même.Il en est de même avec ce cireur de chaussures de son maître Trump le trompeur.
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