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Nouvelle idéologie raciale : Éradiquer l’homme blanc

Paul Craig Roberts

 

    La politique identitaire fait des Blancs un groupe humain sans droits, qu'il est permis de haïr et de discriminer. Les Blancs sont devenus indésirables et sont dévalorisés, tout comme les Juifs le furent dans l'Allemagne nazie. Assez curieusement, si je comprends bien, cette politique identitaire servant à ôter toute légitimité [droit d’exister, NdT] aux Blancs, plonge ses racines dans le marxisme culturel juif de l'école de Frankfort.
 

    La plupart des gens ne sont pas au courant de la politique identitaire, et ceux qui en entendent parler l’écartent en pensant qu’il s’agit d’une bêtise. Or c'est la politique de base du parti démocrate et de la gauche libérale progressiste, qui rivalisent avec les néocons dans le contrôle mental des Étasuniens.
 

    J'ai écrit à propos de l'article paru dans le journal étudiant Texas Tech, qui racontait que l'ADN de l’homme blanc est abominable. Nous devrions tous nous rendre compte que la politique identitaire a gagné une école technique dans le sud profond. L'article a été approuvé par les rédacteurs du journal et peut-être même par les conseillers de la faculté. Un article qui prétend l’ADN noir ou juif abominable, n'aurait certainement pas été approuvé, et ceux qui écriraient pareil article aurait au moins été envoyé suivre un stage de rééducation.
 

    La situation paraît bien pire dans les prestigieuses universités autrefois pour protestants blancs, comme Yale et Stanford. Je ne connais pas le site, mais plutôt qu’une blague, cet article semble sincère. Ces deux universités, ainsi que les autres de rang supérieur, comme l'Université du Wisconsin et de nombreuses autres facultés et collèges, enseignent que les Blancs, pas les corporations de barons voleurs, les escrocs de Wall Street ou les politiciens corrompus (à moins qu'ils ne soient blancs), sont la source du mal, de l'oppression, du racisme et de l'asservissement des femmes.
 

    Curieusement, les femmes blanches sont considérées simultanément oppressées et asservies par les hommes. Mais cette incohérence ne perturbe pas l'idéologie de la politique identitaire, qui est à présent un puissant mouvement politique occidental, idéologie qui met une cible sur le dos de tout homme hétérosexuel blanc et de toute statue d’homme blanc. Même les plaques commémorant George Washington et Robert E. Lee à l’église du Christ d’Alexandria, en Virginie, ont été retirées parce qu'elles sont « offensantes ». La politique identitaire a réussi à effacer la mémoire du premier président, qui a gagné la guerre contre les Britanniques, dans l'église qu’il fréquentait avant de l'indépendance.
 

    Il y a vingt-trois ans, dans notre livre The New Color Line [~Nouvelle idéologie raciale], Lawrence M. Stratton et moi avions prédit que les quotas raciaux et de genre établis par Alfred W. Blumrosen, chef de la conformité de la commission Equal Employment Opportunity [~commission de l’égalité des chances pour l’emploi], constituaient une violation flagrante de la loi civile de 1964, loi qui interdit explicitement les quotas, parce que ceux-ci détruiraient l'objectif d'égalité devant la loi en établissant des privilèges juridiques qui excluraient les hommes blancs. Jamais prédiction n’a mieux frappé dans le mille.
 

    La loi de 1964 sur les droits civils a été adoptée afin de donner une base légale au 14e amendement de la Constitution, qui exige l'égalité devant la loi. Le Congrès a compris que l'égalité devant la loi excluait les privilèges spéciaux, comme les quotas d’entrée à l'université et d'emploi, et le favoritisme accordé au nom de prétendue discrimination passée.
 

    Or, Alfred Blumrosen, un Juif, qui contrôlait l'organisme de réglementation servant à faire respecter la loi sur les droits civils, a décidé de ne pas tenir compte de la loi et de créer un régime de quotas qui viole l'égalité devant la loi. Blumrosen a estimé, et cela s'est avéré exact, que, sur la base de l'expérience du New Deal, les tribunaux fédéraux s'en remettraient à l'autorité de régulation, c’est-à-dire à lui-même, au lieu de passer par la voie du Congrès.
 

    Au lieu de l'égalité devant la loi, Blumrosen a visé l'égalité de résultat. Pour Blumrosen, cela signifiait que la proportion de Noirs et de Blancs devait être la même dans l’éducation pour la classe moyenne, ainsi que dans les revenus. Il en a résulté des poursuites fédérales contre les universités et les employeurs qui n'avaient pas de quotas destinés à favoriser les Noirs et les femmes moins qualifiés que les hommes blancs.
 

    Stratton et moi avons entendu dire que Blumrosen nous félicite d'avoir montré qu’il est l’individu qui a transformé les hommes blancs en citoyens de seconde classe, car il considère que c’est un grand exploit.
 

    L'étape suivante, le dénie du droit d’exister des Blancs, en particulier des hommes hétérosexuels, a suivi l'effondrement de l'Union soviétique et la conversion de la Chine de Mao au capitalisme. Ces événements ont anéanti le fondement idéologique de la gauche occidentale. Le capitaliste impérialiste exploiteur avait été la cible pendant des lustres, mais maintenant que l'histoire avait prouvé que Karl Marx avait tort, et révélé qu'il n'y avait pas d'alternative au « capitalisme démocratique », le besoin de trouver un nouveau souffre-douleur à haïr s’est cristallisé dans la gauche libérale progressiste. Elle a trouvé ce qu’elle cherchait dans l'analyse du marxisme culturel juif des institutions associées à l'école de Frankfort, qui a déménagé d'Allemagne pour aller à l'université de Columbia dans les années 1930. L'école de Frankfort a mis la source de l'oppression dans les institutions de la société occidentale.
 

    Les membres de l'école de Frankfort pensaient s’occuper de vrais problèmes. Voyant que les institutions de la société occidentale étaient dominées par des hommes blancs, la politique identitaire a simplifié l'analyse en prétendant que le problème vient des Blancs. Ainsi, les hommes blancs sont devenus la force oppressive à renverser. Et la classe ouvrière, qualifiée de « lamentables de Trump » par Hillary Clinton, a été abandonnée par la gauche libérale progressiste.
 

    Tout comme avec le « vérité de classe » de Marx, avec la politique identitaire, la vérité est la préférence de race, de genre et sexuelle, et tout comme les capitalistes n'ont pas de vérité objective, sous la forme marxiste de la politique identitaire, les Blancs n'ont pas de vérité. Même la science se révèle être un outil d'oppression des Blancs. La vérité réside dans les « minorités raciales » (en fait très majoritaires dans le monde) et dans la minorité LGBTQ+ en Occident.
 

    L'effet de cette hostilité contre les Blancs, en particulier contre les garçons blancs dans les écoles publiques, est dévastateur. Dans l’absolu, l’institution scolaire publique est engagée dans le génocide des hommes blancs. Cette vidéo de Tucker Carlson en montre les effets.
 

    Il est extraordinaire que le complexe militaro-sécuritaire, qui voit dans les États-Unis une superpuissance hégémonique, reste silencieux pendant que la politique identitaire détruit la confiance et l'estime de soi de la classe guerrière. Contre les Russes hautement motivés et entraînés, le Pentagone va-t-il opposer des armées de terrain composées de féministes et de LGBTQ+ qui s’apitoient sur le sort en se considérant victimes de la société ?
 

    Que ce se passe-t-il ? Le suicide de l’Occident ?
 


Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique, Paul Craig Roberts a été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur chez Business Week, Scripps Howard News Service et Creators Syndicate, et a aussi obtenu de nombreux postes universitaires.
 

Paul Craig Roberts, 12 mars 2018

Original : www.paulcraigroberts.org/2018/03/12/new-color-line-american-suicide-cards/
Traduction Petrus Lombard



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