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" Novitchok " - tout chemin mène à … la Crimée ?

Zarina le Blanc

La situation avec l'empoisonnement de Sergueï et Youlia Skripal avec les agents Novitchok se passe dans une autre étape. Aussitôt que la Grande-Bretagne eut accusé la Russie de l'empoisonnement et expulsé ses diplomates que cet événement a été suivi avec les messages sur ce que l'origine de la substance restait jusqu'ici inconnue. En même temps, la Russie a demandé à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques de donner les explications.

Ça vaut la peine de comprendre d'où en Russie aujourd'hui cette substance chimique pouvait survenir. C'était le 27 septembre 2017 que le directeur Général de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques Ahmet Uzumcu a déclaré que tous les stocks de l'arme chimique se trouvant en Fédération de Russie, avait été liquidés. Et actuellement les témoignages apparaissent que " le Novitchok " était fabriqué toutefois en Russie dans Chikhany, la région de Saratov.

D'ailleurs, il risque bien d’être que l'on peut trouver les agents chimiques toxiques en Russie non seulement à Saratov. En tout cas, un nombre de faits très intéressants dit que dans cette question tout n’est si sûr. En particulier, en 1992 le Centre des études stratégiques et internationales a fourni les données sur une grande livraison du gaz neuroparalytique à la Syrie, et en 1993 le Service federal de sécurite a communiqué sur ce que le groupe de personnes et un lieutenant général A.Kountsevitch y compris, a déchargé 800 kg de la substance, qui peut être utilisée pour la production des substances toxiques. C’est A.Kountsevitch, qui etait à l’origine de développement du " Novitchok ", qui était éprouvé par la suite dans Chikhany.

En 2016 l'information s’est filtrée dans les médias que de la Syrie au port de Feodosiya le navire de charge NADALINA a livré la cargaison secrète, ce qui est prouvé par le fait que les militaires s'occupaient du déchargement dans les conditions du caractère secret: la place du déchargement était libérée des étrangers et encirclée par des services d'ordre intensifiés et les gens en civil, de petites boîtes de couleur kaki (seulement 8-10 containers) étaient déchargées très lentement avec la prudence spéciale. Les measures de précautions renforcées, ainsi qu'une petite quantité de cargaison, qui était livré à la péninsule par le navire qui a récemment passé la reparation c’est ce qui a attiré l’attention. Le choix du port de débarquement était assez logique. On sait que l'objet "Feodosiya-13", destiné à la conservation des charges particulièrement dangereuses, se trouve non loin de Feodosiya. L'analyse de cette information a permis de faire la supposition sur ce que la Russie pouvait ainsi emporter de la Syrie à la Crimée des composants de l'arme chimique.

Après l'annexion, la péninsule s'est transformée en zone grise, où l'observation des accords internationaux, y compris la Convention de 1993 sur l'interdiction des armes chimiques et sur leur destruction, n'est aucunement contrôlée, et en conséquence l'absence du contrôle international a créé le “ sol fertile ” pour les abus. D'autant plus que la Russie et le pouvoir en place dans la Crimée faisaient comprendre plus d’une fois que les normes du droit international ne sont pas l'impératif pour eux.

Le scandale actuel lié à l'application de la substance toxique " le Novitchok " en Bretagne nous fait revoir l'information exposée plus haut sous un autre angle. Et si cette cargaison livrée de la Syrie à Feodosiya en octobre de 2016, faisait partie de l'arsenal de l'arme chimique, qui appartenait au dictateur syrien B. al-Assad et qui était également l’objet de la destruction après le scandale international lié à l’application de cette arme chimique par l'armée gouvernementale syrienne contre les insurgés, et ce qui, a son tour a déclanché la réaction aiguë par les États-Unis et les pays de l'OTAN ? L'autre fois Poutine réussit à persuader le président des États-Unis Obama de ne pas appliquer les mesures radicales à B. al-Assad à condition que le dernier élimine les composants de l'arme chimique étant à sa disposition, et Poutine lui-même jouera le role de l'intermédiaire et le contrôleur.

Mais, probablement, au lieu de, selon les accords atteints, – contrôler le procès de la destruction, la Russie a emporté la partie des armes chimiques, les munitions sur le territoire de la Crimée annexée, qui est devenu pour la Russie la place confortable pour le placement illégal et le stockage des armes speciales. On sait bien que dès 2014 (après l'annexion par la Russie) la péninsule a échappé de la zone du monitoring augmenté et le contrôle des organisations internationales. C'est pourquoi on peut dire que la traversée du navire de charge NADALINA en octobre 2016 ne pourrait pas être seul.

À cet égard la nécessité de la création du groupe de travail spécial, qui pourrait passer l'enquête et contrôler les objets de l'importance critique sur le territoire de la Crimée, où l'armée interdite et les substances dangereuses peuvent se trouver est évidente. Une telle commission dans le cadre de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques pourrait aussi établir, si la livraison des charges dangereuses de la Syrie à la Crimée était réalisée, et si des composants toxiques, qui peuvent périodiquement " émerger " brusquement dans de différents coins de la planète, se trouvaient sur le territoire de la péninsule.


Commentaires (1)
1. linea le 18/04/2018 22:35
Et si cette cargaison livrée de la Syrie à Feodosiya en octobre de 2016, faisait partie de l'arsenal de l'arme chimique, qui appartenait au dictateur syrien B. al-Assad et qui était également l’objet de la destruction après le scandale international lié à l’application de cette arme chimique par l'armée gouvernementale syrienne contre les insurgés, et ce qui, a son tour a déclanché la réaction aiguë par les États-Unis et les pays de l'OTAN ? L'autre fois Poutine réussit à persuader le président des États-Unis Obama de ne pas appliquer les mesures radicales à B. al-Assad à condition que le dernier élimine les composants de l'arme chimique étant à sa disposition, et Poutine lui-même jouera le role de l'intermédiaire et le contrôleur.

"Et si peut-être que" c'est Saddam Hussein et Khaddafi qui sont les commanditaires de ces attaques chimiques, non ils ne sont pas morts. ils ont réussit à s'échapper avec l'aide des russes et du dictateur Bachar. ils auraient très bien pu acheminer le novitchok de la crimée vers salisbury en passant par Istambul. Le stock ne serait plus en Crimée mais quelques part à Londres.

On supposera que le pigiste du texte ou … l’autrice fait référence à « l’attaque chimique » en 2013 dans la banlieue de Damas et qu'il n'a probablement pas pu assister en direct aux déclarations de Colin Powel à l'époque.

Voici quelques faits : http://arretsurinfo.ch/synthese-sur-lattaque-a-larme-chimique-en-syrie-le-21-aout-2013/

i[le soutien de la Turquie aux groupes armés n’est pas un secret dans les relations internationales.

Dans la lettre approuvée par les Russes présentée au président Obama et signée par 12 agents secrets à la retraite, parmi lesquels l’ancien chef d’opérations de la CIA Patrick Giraldi, et l’ancien cadre de la NSA Thomas Drake, [on peut lire]

" Nous avons été informés que les 13-14 août 2013, les forces de l’opposition (…) ont entamé des préparatifs à grande échelle en Turquie en vue d’une opération militaire majeure non conventionnelle. Les discussions entre les commandants exécutifs militaires des opposants et les spécialistes du renseignement du Qatar, de la Turquie, et des États-Unis ont été menées dans une base militaire localisée à Antakya (sud de la province du Hatay) qui appartenait auparavant à l’armée turque et qui à présent est utilisée par l’ASL et ses soutiens comme centre de commandement. "]i

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