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Pourquoi israël veut la guerre et l’obtiendra ?

Jean-Yves Jézéquel

Si l’on veut comprendre quelque chose à ce qui se passe, sur le plan géopolitique, depuis la chute du bloc communiste et la fin de la « guerre froide », on découvre très vite qu’un des éléments clés de l’échiquier, explique le chaos organisé pour la légitimation d’un Nouvel Ordre Mondial.

Cet élément central de l’échiquier c’est Israël. Israël est incontournable, il est le centre autour duquel tout gravite : c’est sa politique et plus encore son idéologie qui justifie tout ce qui se passe en Afrique du nord, en Asie mineure, Irak et Liban, Syrie et Ukraine aujourd’hui, en relation avec l’Iran, en Afghanistan et aussi en Europe, dans toute la zone OTAN, parce que c’est Israël qui pèse sur les décisions votées par le Congrès des USA, déterminant son expansionnisme ou impérialisme hégémonique nommé « interventionnisme moral » de « l’axe du bien »!

Mais celui qui ose montrer du doigt Israël est toujours discrédité et disqualifié par une accusation systématique « d’antisémitisme », ou dans le moins pire des cas, par celle de « fantasmer » un « complot juif » ; l’accusation « d’antisémitisme » étant la plupart du temps une manipulation exécrable qui n’hésite pas à utiliser de manière infâme, l’épouvantail traumatique du choc paralysant de la Shoah !

L’utilisation, fréquente, injustifiée de l’argument « Shoah » et donc de celui « d’antisémitisme », fait partie de la religion judaïque qui est depuis son origine une religion de l’Holocauste avec sa logique idéologique.

C’est une authentique idéologie qui se cache derrière la barrière de protection de l’argument « d’antisémitisme ».

L’idéologie de la judéité, qui n’a pas plus de légitimité qu’une autre quelconque idéologie, est exceptionnellement protégée par la Loi ! C’est la seule idéologie au monde ayant ce privilège « inexplicable » de pouvoir s’imposer à toutes les nations occidentales, sans que celles-ci puissent la critiquer, en parler simplement, la remettre en cause comme toutes les autres idéologies…

Contester la « judéité » (et non pas les Juifs) revient à une pratique de « l’antisémitisme ».

La manipulation spectaculaire des peuples, opérée par les médias occidentaux, n’est pas explicable sans une analyse de ces notions de « Judéité », « judaïsme » et « Juifs », que nous allons découvrir comme intrinsèquement et ouvertement mêlées à cette idéologie d’un interventionnisme « moral » pour un « Nouvel ordre Mondial ».

Évoquer cette réalité de la manipulation médiatique n’a rien à voir avec un « conspirationnisme » ou « complotisme », autre argument utilisé par les manipulateurs habituels pour jeter le discrédit, disqualifier et faire taire tous ceux qui osent réfléchir sur la question ! Car, ce Pouvoir des médias et des lobbies associés, agissant sur les États, affiche ouvertement son objectif, sans se cacher, dans une position tout à fait officielle n’ayant rien à voir avec le « complot ».

Il est indispensable de rétablir la « normalité » d’un discours paisible, légitime, naturel, critique, sur les Juifs, le judaïsme et la judéité : je revendique le droit et la liberté de penser et de pensée sur ce sujet qui a été confisqué par l’intolérance des nombreux inquisiteurs autoproclamés travaillant sans relâche à la chasse aux « antisémites » ! Les Juifs ne faisant pas plus partie de l’humanité que l’ensemble des autres groupes humains habitant la Terre, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas possible d’en parler, en toute sérénité et liberté, comme n’importe qui le fait de son propre pays ou des autres peuples ayant tous, sans distinction, d’évidentes et naturelles imperfections critiquables, sans pour autant tomber fatalement dans un « négationnisme » ou une pratique de « l’incitation à la haine raciale »!

Il faut le souligner : l’esprit critique est chassé aujourd’hui par une « intolérance » omniprésente et pernicieuse, par les communautarismes renaissants, par l’arrogance d’une élite journalistique occidentale, à mon goût, championne de la manipulation et de la désinformation massive des peuples, par son « étrange » parti pris, sa subjectivité spectaculaire, par sa pratique d’une « pensée unique », son dogmatisme et son idéologie sectaire du « politiquement correct »…

Aujourd’hui, il est devenu nécessaire de se battre pour que nous puissions continuer à nous exprimer librement dans les conditions d’un dialogue impliquant les multiples manières possibles de voir les choses. La pensée unique évacue toute possibilité de dialogue. Le nivellement opéré par l’intolérance des arrogants évacue tout dialogue possible entre les personnes ainsi que l’avenir d’une évolution souhaitable permanente de la société.

C’est précisément parce que je ne suis pas d’accord avec la pensée unique, avec un nombre incalculable de gens bien pensants, avec la Loi Gayssot de 1992 qui va jusqu’à prétendre dicter aux citoyens des obligations relevant de leur conscience éthique ; c’est parce que je ne suis pas d’accord avec l’organisation légale du silence forcé des citoyens libres de ce pays, la France, comme avec une pratique abusive de la censure, que je veux prendre la parole sur ce sujet tabou!

1 – Les Juifs et les Palestiniens

En 1948, les Palestiniens n’ont pas abandonné de plein gré leurs maisons : ils ont été chassés de chez eux.

Comment une croyance en un dieu « personnel révélé », relevant des options « de la vie privée », a-t-elle pu justifier une épuration ethnique, celle des Palestiniens, parce que des Occidentaux pétris de fondamentalisme religieux et de leur culpabilité ancestrale, ont décidé le retour des Juifs en Palestine après quasi 2000 ans d’absence ?!

La réponse est claire : parce que toute religion, comme c’est également le cas du judaïsme, ne pense absolument pas que la religion « est une option de la vie privée ».

Pourquoi devrions nous tolérer la loi qui affirme qu’une absence de deux années d’un Palestinien en Palestine lui enlève automatiquement le droit de rentrer dans son village, alors que les Juifs peuvent s’absenter 2000 ans sans perdre aucun droit, parce que la religion l’a ainsi décrété et que ce décret n’est pas discutable, puisque venant de la Bible qui ne peut être remise en cause ?

Le « droit à la détermination » juif, est la revendication d’une idéologie : celle de la judéité appelée également « sionisme », au détriment des Palestiniens. Chaque personne douée de raison peut s’apercevoir immédiatement de la « supercherie » spectaculaire qu’il y a là, étant donné que les Palestiniens, eux aussi, ont « le droit à la détermination » palestinien!

Comment dieu fait-il pour ne pas se contredire formellement ? Comment peut-il défendre le « droit à la détermination » de ce qui serait « son peuple », tout en refusant ce même droit à la population native de cette Terre dite « sainte » ?

Si dieu est le créateur de l’homme, il est aussi le créateur des Palestiniens. Comment peut-il donner un droit « absolu » à un peuple et enlever tout droit naturel à un autre peuple qu’il a lui-même créé ? Les hommes qui prêtent à dieu cette incohérence, tout en se réclamant d’une « révélation divine », ne révèlent-ils pas précisément eux-mêmes les chefs-d’œuvre d’incohérence qu’ils sont?

En Deutéronome 6,10-12 ; 7, 1-2 ; 20, 16, et en Lévitique 26, 7-8, se trouve la justification religieuse, divine, sainte, du vol au nom du « retour au pays » ! On peut faire dire à la Bible absolument tout et son contraire, car tout cela n’a été écrit en réalité, non pas de la part de dieu, mais pour la justification des ambitions de la judéité. La judéité se sert donc du judaïsme et c’est pour cela, notamment, que l’on peut à juste titre critiquer aussi bien l’idéologie de la judéité que la religion judaïque elle-même.

Il faut bien l’admettre : dieu ressemble étrangement aux hommes et à leurs ambitions, plus que ceux-ci ne prétendent ressembler au dieu d’amour du prophète Osée ou d’Amos…

Israël se dit « démocratique », mais n’hésite pas à enfermer les Palestiniens derrière les hauts murs de béton comme celui de Jérusalem ou derrière les barbelés et les miradors de Gaza. Depuis 40 ans, les Palestiniens connaissent les barbelés et les humiliations de cette captivité, parqués comme du bétail dans des camps de concentration et régulièrement bombardés au phosphore blanc ou faisant, comme actuellement, l’objet de tir aux pigeons.

A Berlin, les hommes ont été capables de détruire ce symbole de division, de honte et de haine. Aussitôt, on aurait dit que le « peuple élu de dieu » se dépêchait de reconstruire ce même symbole qui déchire aujourd’hui le paysage de Jérusalem, ville sainte, en même temps que le cœur de tous ses habitants.

Chacun sait qu’Israël colonise la Palestine contre le droit international et en utilisant des procédés infâmes. La diaspora juive mobilise les lobbies en recrutant un réseau de soutien international à la continuation de cette opération illégale et violente.

Le bombardement israélien du Sud Liban en 2006, est significatif de l’idéologie de la judéité. A la suite de ce massacre exceptionnel, on sait ce que fut la réponse du Hezbollah sur Israël : toutes les villes au nord d’Hadera sont devenues des villes fantômes !

En 2008/2009, Israël a lancé sa guerre totale contre la population de Gaza. Son objectif était d’éliminer tous les dirigeants du Hamas élus par la population de Gaza. Pour réaliser son massacre, Israël a interdit à tous les médias occidentaux de couvrir les événements sur Gaza. Puisque les médias occidentaux obéissent comme « un seul homme » aux directives d’Israël, seules la chaîne Al-Jazzera et la chaîne satellitaire iranienne Press-TV, ont divulgué les images des atrocités israéliennes.

Tout à fait logiquement, les médias occidentaux ont donc repris à leur compte cette unique source d’information arabe, iranienne et leurs images transmises par des musulmans!

A cette occasion, le monde entier découvrait l’utilisation d’armes de destruction massive par Israël : les bombes au phosphore blanc jetées sur la population y compris celle qui tentait de se réfugier dans les abris de l’ONU à Gaza!

Pour ce chapitre, il ne fallait sans doute pas annoncer : « les Juifs et les Palestiniens », mais plutôt « Les Juifs ou les Palestiniens » !

2 – L’idéologie de la judéité naturellement et hautement critiquable

L’ensemble des personnes juives en tant que telles, ne forment pas une ethnie, une « race », un « sang » qui serait à part, une « entité » qui serait ultra spécifique… L’idéologie de la judéité précise qu’il n’y a pas de Juifs Anglais, américains, russes, français ou allemands etcetera, mais seulement des Juifs « vivant en Angleterre, en Amérique…etc.

Quelle que soit la Nation qui l’accueille, le « sayan » fera passer la cause juive avant « son pays ». Les « sayanim » sont prêts à courir tous les risques et même s’exposer à la mort pour servir la cause idéologique de la judéité. Tous les Juifs de la diaspora ne sont pas automatiquement des « sayanim »…

Les USA peuvent être au service de la cause d’Israël parce qu’il y a des « Sayanim » au Département d’État.

Paul Dundes Wolfowitz, dirigeant néo conservateur, ancien vice ministre de la défense US a piloté la politique de Georges W.Bush concernant l’Irak.

Rahm Israël Emanuel, ancien chef de cabinet du Président Obama et principal conseiller de Bill Clinton en 1993 et 1998, a toujours servi la cause d’Israël.

Michael Abraham Levy finançait le Parti Travailliste britannique, ami de Tony Blair et son envoyé spécial au Moyen orient entre 1998 et 2007, forcément protecteur des intérêts d’Israël.

Jonathan Jay Pollard était un agent de la CIA fidèle à l’idéologie de la judéité.

La France a pu se mettre en danger en Syrie, parce qu’il y a des « Sayanim » au sein du Gouvernement français, ou dans son entourage : le nier serait vraiment se moquer du monde.

L’idéologie de la judéité cherche à ressusciter la qualité des Juifs comme « peuple élu », à interdire l’assimilation ou l’intégration des Juifs dans et par les autres peuples.

L’idéologie de la judéité s’alimente de tous les événements d’antisémitisme. Pour elle, l’Holocauste représente une sorte de « garantie » ou justification permanente de ce qu’elle est.

Si les incidents antisémites diminuaient ou cessaient, il faudrait que le Mossad organise lui-même de nouveaux incidents, pour le fonctionnement de la machine idéologique.

Naeim Giladi a publié « Les scandales de Ben Gourion : comment la Haganah et le Mossad ont éliminé des Juifs ».

Le juif Gilad Atzmon, écrit dans « La Parabole d’Esther », éditions Demi-Lune, collection Résistances, 2012, p. 92, « …En raison de la nature raciste, expansionniste et judéo-centrique de l’État juif, le juif de la diaspora se trouve intrinsèquement associé à une idéologie intégriste et ethnocentrique, ainsi qu’à une interminable liste de crimes contre l’humanité. »

Il faut également souligner que tous les Juifs de la diaspora, non « sayanim », indépendants, et parfaitement intégrés à leur pays d’accueil, refusant de se mettre au service de l’idéologie de la judéité, sont utilisés, malgré eux, par l’idéologie, pour démontrer à tous la grande ouverture d’esprit dont fait preuve cette idéologie et à quel point elle est respectueuse de la diversité…

Il n’existe pas un fondement ethnique commun à la judéité, mais ce qui est certain, c’est qu’il existe une « identification » de cette population juive, les Yaouds, à son dieu monothéiste, qui selon l’archéologie et non pas la légende biblique, relève de l’histoire de l’Egypte ancienne (Cf., la libération de l’homme, tome 1, Jean-Yves Jézéquel, éditions Publibook, 2012, pages 127 à 175), précisément celle du pharaon Akhenaton, l’inventeur de la première expérience mondiale du monothéisme.

L’idéologie de la judéité a voulu mettre de son côté la recherche scientifique de l’archéologie biblique, afin d’établir avec force ce qu’elle voulait justifier et imposer à tous, à la fois le vol et les massacres des Palestiniens.

Mais très vite, l’archéologie fut obligée de réfuter l’historicité de la Bible ! Il n’est pas possible d’étayer archéologiquement l’histoire biblique d’un « peuple Juif » élu par dieu. Ni l’archéologie, ni l’histoire, ni la critiques des textes anciens ne peuvent aujourd’hui cautionner l’affirmation biblique. Aucune trace, même infime, n’a jamais été retrouvée à propos de tout ce que dit la Bible qui doit donc être considérée comme une « archi-écriture », un langage à comprendre sur le plan « historico existentiel » et non pas sur le plan historico factuel.

La science démontrait donc, que la Bible était un mythe, un phénomène « d’archi-écriture », une tentative scripturaire, réalisée par des scribes 8 siècles après les événements qu’ils utilisaient pour créer ce récit. C’est également grâce à une migration des mythes des traditions environnantes que le récit biblique a pu se constituer. Cette initiative d’écriture, autour de 450 avant JC, après le retour des Juifs du Royaume du Nord déportés à Babylone par les Perses, était destinée à dire quelque chose de ce vécu d’identification par cette population Juive dont la réelle existence dans l’Égypte ancienne a été depuis peu découverte grâce aux témoins scripturaires hiéroglyphiques à l’origine de la langue hébraïque, sur les Yaouds, et aux fouilles majeures du site de Tel El Amarna en Moyenne Égypte qui a mis à jour la ville sainte d’Akhetaton.

Les Juifs (Yaouds et en hébreu moderne Yeouds) sont à l’origine, une des populations qui peuplaient l’Égypte ancienne : les Juifs sont des Égyptiens comme les Corses ou les Bretons sont des Français. (Cf., les ouvrages de Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman ; Jan Assman ; Messod et Roger Sabbah…)

Ainsi, la preuve était donnée que la Bible était réellement une fiction et c’était les plus éminents chercheurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem qui allaient le démontrer répétitivement, au gré des recherches archéologiques, confirmant et reconfirmant ainsi la totale illégitimité d’une idéologie de la judéité.

Si la légende biblique ne traduisait plus la réalité historique, factuelle ; si les Romains n’avaient pas exilé « de force » les Juifs hors de Palestine après la destruction du temple et de la ville de Jérusalem en 70 après JC; si tout cela est démontré aujourd’hui par la science, il faut dire alors que les véritables descendants des habitants du Royaume de Judée ne peuvent être que les Palestiniens !

Les Juifs contemporains n’ont pas d’origine commune. L’ascendance « sémitique » est un pur mythe elle aussi. Des chercheurs Juifs se sont également penchés sur cette question importante pour l’idéologie de la judéité. Shlomo Sand a démontré magistralement la réalité du mythe.

Les juifs, dans leur ensemble, n’ont pas d’origine en Palestine. C’est un pur fantasme qui vient des nations occidentales tissées de judéo christianisme, en mal de croyance, pétries de bigoterie et de culpabilité sur la Shoah judéocide et qui ont projeté leur imaginaire sur le « retour » au pays d’une nation qui n’en était pas une !

Aucun scientifique Juif, archéologue et historien, ne peut dire aujourd’hui que la judéité serait un continuum racial, ni qu’une identité juive serait racialement connotée.

La judéité ne se rapporte pas à une race mais à un phénomène d’identification à une religion, celle de la première expérience mondiale du monothéisme. C’est un collectif de nombreuses communautés disparates, qui a été enfermé dans une logique nationaliste, construite autour d’un mythe biblique et d’un fantasme occidental.

Il est certain que les « sémites » n’existent pas en tant que tels. Il est donc tout aussi certain que « l’antisémitisme » ne soit lui aussi qu’un fantasme pernicieux et bien pratique faisant feu de tout bois.

Le judaïsme, comme les deux autres religions monothéistes, est un système religieux, un système de croyance inamovible, fixe, rigide, immuable, construit sur une « révélation divine » qui est absolue, éternelle, non contestable en tant que telle.

En revanche, la judéité est en mutation perpétuelle selon le déroulement de l’histoire. L’idéologie de la judéité est finalement contrainte de s’opposer au judaïsme.

L’histoire juive est un récit fantasmatique ayant pour but de servir les intérêts d’un communautarisme appelé judéité ne trouvant un sens à son existence que par l’exclusion des autres communautarismes et des autres nations. Israël pose toujours la même question, écrit Gilad Atzmon (ibid.) : « telle chose est-elle bonne pour les Juifs et bonne pour Israël ? » Trouver en permanence une réponse à cette question est la seule préoccupation de l’État juif d’Israël.

Les seuls « antisémites » d’aujourd’hui sont en réalité les Juifs eux-mêmes. L’identité collective juive n’a jamais adopté dans son histoire, une position humaniste universelle ni même une philosophie éthique universelle tout simplement parce que cette identité est idéologique et fantasmatique. La pensée philosophique de Spinoza n’est jamais devenue une position collective juive pour la simple raison qu’elle est le contraire d’une idéologie.

Le mécanisme si efficace de l’accusation « d’antisémitisme » fonctionne à partir d’une religion de l’Holocauste et à l’intérieur d’elle de l’argument bélier de la Shoah afin d’arrêter net tout contestataire de l’idéologie de la judéité.

6 millions de catholiques Polonais ont été exterminés par Hitler et Staline réunis, pour la simple raison qu’ils étaient Polonais.

Des millions d’Arméniens ont été massacrés par les Turques, pour la simple raison qu’ils étaient Arméniens. Israël est d’ailleurs l’un des pays qui refuse de reconnaître le Génocide arménien, justement parce que cette « reconnaissance » relativiserait absolument sa religion de l’Holocauste et le dogme sacro saint de la Shoah!

Des centaines de milliers d’habitants d’Hiroshima et de Nagasaki ont été exterminés à coups de bombes atomiques par les USA, pour la simple raison qu’ils étaient Japonais.

Plus de trois millions de Vietnamiens ont été exterminés par les bombardements des B52 de l’US Air Force et par ses armes de destruction massive comme « l’agent orange » qui continue encore aujourd’hui à faire de nombreuses victimes, pour la simple raison qu’ils étaient communistes ou tout simplement Vietnamiens.

Un million trois cent mille Irakiens ont été massacrés par les USA et la Grande Bretagne, pour la simple raison qu’ils étaient Irakiens… etc…

Si je critique l’idéologie de la judéité, je suis réduit au silence par l’accusation arbitraire « d’antisémitisme », ce fantasme de l’idéologie de la judéité étant protégé par les lois coercitives de nos États manipulés ou complaisants.

Si dans ces conditions là on accuse quelqu’un « d’antisémitisme », il devient aussi nécessaire de s’écarter de l’humanisme et de l’humanité elle-même. Revendiquer une réalité fantasmatique au détriment de toute personne la critiquant, pose un problème éthique considérable.

Le mardi 11 mars 2014, j’étais consterné en découvrant les images de BHL sur une chaîne d’information française. Bernard Henri Lévy se trouvait en Ukraine où, devant une masse d’Ukrainiens impassibles, réunis sur la Place principale de Kiev, il haranguait la foule en l’incitant à prendre les armes et à faire la guerre à la puissante Russie sa voisine ! BHL faisait l’éloge du nouveau Pouvoir essentiellement composé d’hommes au profil politique nettement fasciste, voire carrément néo nazi. BHL, comme pour la Libye et comme pour la Syrie, demandait des bombardements, de la guerre, des déchirements et de nombreuses souffrances, de la destruction inutile, du sang et des larmes, au nom de la « liberté », de la « démocratie », de la « morale », d’une stratégie du Nouvel Ordre Mondial dont il est le serviteur dévoué et le porte parole de malheur !

Celui qui dit cette vérité sur ce Juif errant peut être accusé « d’antisémitisme » : pourtant BHL est, non seulement, en effet, le symbole navrant du dérisoire et de la régression mentale de l’humanité occidentale, mais il est aussi un malade dangereux, un délirant qui devrait prendre rapidement conscience que quelque chose ne tourne pas rond chez lui. Tout le monde a pu observer comment cet homme se déchaînait par le discours hystérisé pour essayer à tout prix de semer la haine et la guerre entre deux peuples ayant vécu une longue histoire commune!

Que vient donc faire là-dedans Bernard Henri Lévy ? Pourquoi se prenait-il pour le Messie tant attendu des Ukrainiens qui restaient de glace en écoutant son discours d’agitateur et de pyromane de la haine? Pourquoi ce personnage préfabriqué se considère-t-il comme le « prophète » donnant aux peuples les ordres de dieu en personne : aux Français de bombarder la Libye et la Syrie, aux Nord Américains de continuer à torturer les innocents « terroristes » de Guantanamo, (puisqu’il déclarait solennellement que « Guantanamo était une prison tout à fait normale, comme les autres prisons des USA ! »), aux Ukrainiens de lancer la guerre totale à « l’axe du mal » dont Poutine et sa Russie sont le centre actuel ? Pourquoi cette incarnation d’un nouveau Messie Juif demandant aux Européens de se mettre au service des armées US formant « l’axe du bien » ?

Toutes ces questions trouvent leur réponse dans l’idéologie de la judéité : afin de faire triompher sur le monde, la loi de la morale, celle du Nouvel Ordre Mondial apportant avec lui, liberté et bonheur pour les peuples enfin « démocratisés » ! Et seul le « peuple élu » peut être leader de cette initiative, car il a reçu de dieu cette mission ; car c’est pour cette raison qu’il a été choisi entre toutes les nations afin d’établir sur Terre la loi de dieu, de l’unique, celui d’Abraham, d’Isaac et de Jacob…

Si j’évoque Albert Einstein et son identité juive, je ne risque pas d’être accusé « d’antisémitisme » : dans ce cas de figure, c’est un compliment fait à la judéité, c’est tout à l’honneur des Juifs très flattés par cette évocation considérée comme élogieuse.

Si maintenant j’évoque BHL, comme je l’ai fait ou Bernard Madoff, l’ancien PDG du marché boursier Nasdaq, condamné à la prison à perpétuité en raison de sa fraude bien connue et de la catastrophe financière qu’il a provoquée, en précisant son identité juive, là du coup c’est quasi une manifestation « antisémite » ! Car les Juifs font partie de « l’axe du bien » et représentent la conscience morale de l’humanité…

Israël représentait-il la conscience morale de l’humanité lorsque, le 31 mai 2010, les commandos SEAL attaquaient dans les eaux internationales, les six navires de la flottille humanitaire qui se rendait au secours de la population de Gaza massacrée, leur apportant médicaments et matériaux de construction et lorsque ces hommes encagoulés abattaient de sang froid 9 militants de la paix ?

En 2006, Israël a envoyé 1800 bombes à sous-munitions contenant plus de 1 million 200.000 sous-munitions encore actives et meurtrières aujourd’hui pour quiconque aurait le malheur d’en toucher une seule, sur le territoire du Sud Liban. Cette opération odieuse ne pouvant faire de victimes que parmi les enfants était-elle morale ?

En 2008/2009, les bombes au phosphore blanc tombant sur les enfants, les malades, les femmes et les vieillards comme sur les combattants, poursuivant les victimes jusqu’à l’intérieur des abris de l’ONU, ce massacre d’une violence inouïe était-il moral ?

Dans quel cas un massacre peut-il être justifié ?

La réponse est toute trouvée : chaque fois qu’il est directement demandé par dieu ! (Ce qui est souvent le cas dans le judaïsme, dans le christianisme inventé par Paul de Tarse, membre de la secte des pharisiens, puis fondateur du courant proto orthodoxe qui est à l’origine du christianisme que nous connaissons aujourd’hui, et dans l’islam !)

Cette cruauté barbare envers les Palestiniens pousse les Juifs d’Israël à penser encore plus, que la vengeance sera une nouvelle Shoah pour eux. Ainsi, plus le crime augmente, et plus il génère l’obligation d’une escalade dans l’horreur…

Plus les victimes Palestiniennes sont sans défense et plus Israël se montre cruel envers elles…

3 – Le judaïsme : la nature de la nouvelle religion judaïque

La seule religion judaïque existante et pratiquée par la majorité des Juifs aujourd’hui est celle de la Shoah. Elle a ses grands prêtres comme le furent Simon Wiesenthal et bien d’autres; elle a ses prophètes comme BHL et ses « voyants » qui mettent en garde contre le judéocide iranien à venir. Elle a son ordre symbolique et son grand Temple, ses mausolées dans les musées de l’Holocauste partout dans le monde, ce que Norman Finkelstein appelait « l’industrie de l’Holocauste ». Elle a son Inquisition et ses condamnations canoniques contre les réels « hérétiques négationnistes de la Shoah ». Des Lois existent partout dans le monde pour martyriser ceux qui sont accusés « d’incitation à la haine raciale », ceux qui sont accusés « d’antisémitisme ».

La religion de la Shoah est judéo-centrique et fait de toute personne non juive, un assassin potentiel. Cette religion est exclusivement construite sur la vengeance. La vengeance appelle la haine. Le judaïsme actuel a le droit de haïr : la haine fait partie de son corpus dogmatique, mais ce même judaïsme impose aux nations ses lois condamnant toute personne qui ferait de « l’incitation à la haine ». Cette religion est un chef-d’œuvre d’hypocrisie.

L’idéologie de la « vengeance » est justifiée par le recours à la souffrance juive. La vengeance donne le droit à la judéité de tuer, de piller, de pratiquer sa purification ethnique en Palestine, d’écraser les peuples d’alentour, voire de les nucléariser s’il n’est pas possible de les exterminer autrement.

Cette religion de la Shoah est la seule et unique religion qui mette des hommes au centre de l’adoration : les Juifs eux-mêmes. C’est aussi la seule et unique religion qui soit protégée par des Lois. Normalement, les religions sont théoriquement affaire de vie privée et peuvent être critiquées par les historiens. La religion de la Shoah est protégée par la Loi : on ne peut pas en parler, on ne peut pas la critiquer, on ne peut pas en débattre librement.

Nous sommes donc tous placés dans l’obligation de rendre un culte aux Juifs qui sont le centre de la Shoah ! Dans cette religion monothéiste, dieu est totalement absent, parce qu’il a fait problème du fait de son absence au moment où il aurait du intervenir pour « son peuple ». C’est donc le Juif qui se sauve lui-même.

Il est bien évidemment interdit d’interroger cette religion car on ne peut pas « soulever le voile qui recouvre les tables de la Loi (Torah), sans devoir en mourir ». On « ne peut pas prononcer le nom de ce dieu sans être foudroyé » sur place par la sentence de mort que ce sacrilège entraîne avec lui…

La peur est le moteur qui inspire cette religion. Elle entretient la terreur obsessionnelle du judéocide, justifiant les besoins d’une surenchère de l’armement et d’une escalade dans la cruauté contre le peuple Palestinien en réalité légitime héritier de la Palestine, et contre tous ceux qui se mettent du côté de ce peuple.

Israël fait une fixation sur une Shoah nucléaire programmée. C’est pourquoi l’idéologie de la judéité accuse les Iraniens de le préparer et justifie ainsi la préparation de sa propre apocalypse nucléaire de l’Iran.

Ahmadinejad, ancien Président de l’Iran, jouait le rôle du « Hitler » nouveau et les « islamo- fascistes » jouent le rôle des « judéocides nazis ».

Tout le monde, chez nous en occident, a en tête une parole soi-disant prononcée par Ahmadinejad : « Israël doit être rayé de la carte » ! Cette parole représente une manipulation particulièrement odieuse à laquelle se sont livrés tous les médias occidentaux, sans le moindre scrupule ! C’est une injustice insupportable qui a été parfaitement orchestrée dans le but d’une préparation de la violence programmée dans le PNAC contre l’Iran.

Il est important de savoir ce qu’Ahmadinejad a réellement dit : « Le Régime qui occupe Jérusalem doit être effacé de la page du temps ». Le Président empruntait cette citation à l’Ayatollah Khomeiny. (1) En réalité, le contexte montre que le président Iranien appelait de ses vœux un changement de régime politique comme celui qui était survenu en URSS et en Afrique du Sud. Voilà le sens de cette parole prononcée par Ahmadinejad.

Mais la manipulation et la rumeur malveillante ont toujours le dernier mot sur la vérité, pendant longtemps. Ainsi, aujourd’hui, toute personne qui prend, à juste titre, la défense de l’Iran et de son ancien Président, est qualifiée « d’antisémite ». Même en apportant la preuve des vraies paroles prononcées, toute personne disant la vérité est aussitôt traitée de « menteuse » et de « judéocide » : cette pratique est insupportable, intolérable, inacceptable !

La religion de l’Holocauste est le judéocide présent à travers toute son histoire réelle ou fantasmée. La Shoah en revanche n’a rien de fantasmé. Mais la Shoah peut se mettre au service de la religion de l’Holocauste.

Puisque la nature intrinsèque de la religion juive est l’Holocauste, une idéologie de l’exil, il était facile de comprendre que la dernière chose à faire était celle d’envisager et de réaliser un « retour au pays », puisque ce « retour en Terre Sainte » allait bien évidemment mettre fin à la religion de l’Holocauste. En mettant fin à la religion de l’Holocauste, les occidentaux « inspirés » qui prenaient cette initiative, allaient en même temps mettre fin à ce qui fait l’identité même de la judéité. La seule solution pour Israël était alors d’installer une guerre sans fin avec les Palestiniens, simplement pour maintenir en vie l’identité juive. En rassemblant les Juifs en Palestine, en les renvoyant « à la maison », les occidentaux, sans le savoir, étaient sur le point de les supprimer plus radicalement que la Shoah des nazis n’avait pu le faire !

C’est pourquoi, tous les traités et accords de paix avec les Palestiniens sont une gageure ; ils sont voués à l’échec permanent, obligatoire, inévitable, nécessaire, volontaire, recherché et entretenu sous peine de disparition pure et simple de l’identité juive et de la judéité tout entière.

C’est donc la religion de l’Holocauste qui exige des conditions garantissant la guerre à perpétuité. Le « problème israélo-palestinien » ne peut pas être résolu. Si ce « problème » trouvait une solution, cela voudrait dire que la judéité aurait été purement et simplement anéantie. Israël a absolument besoin de la guerre pour continuer à exister !

Jean-Yves Jézéquel

Note

1. La véritable citation

Qu’a donc réellement dit Ahmadinejad ? Commençons par citer ses mots exacts en persan [4] : « Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad. »

Ce passage ne signifiera rien pour la plupart des gens, mais un mot cependant devrait faire dresser l’oreille : « rezhim-e ». C’est le mot « régime », prononcé comme le mot anglais [« regime », NdT] avec un son supplémentaire – « eh » – à la fin. Ahmadinejad ne se référait pas au pays-Israël ou au territoire-Israël, mais au régime israélien [5]. Il s’agit là d’une distinction cruciale, puisqu’il est impossible de rayer un régime de la carte [6]. Ahmadinejad ne se réfère même pas à Israël par son nom ; à la place, il utilise la périphrase « rezhim-e ishghalgar-e qods » (c’est-à-dire littéralement « régime occupant Jérusalem »).

Ce qui soulève une autre question : que voulait-il exactement voir « rayé de la carte » ? La réponse est : rien du tout. Puisqu’il n’a jamais utilisé le mot « carte ». Nulle part dans sa phrase originale en persan, ni d’ailleurs dans l’intégralité de son discours, n’apparaît le mot persan « nagsheh » qui signifie « carte ». Pas plus que la formule occidentale « rayer ». Et pourtant, on nous pousse à croire que le Président de l’Iran a menacé de « rayer Israël de la carte », bien qu’il n’ait jamais prononcé les mots « carte », « rayer » ni même « Israël ». ( Arash Norouzi, « Rayé de la carte » : la rumeur du siècle, 29 janvier 2007)


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Commentaires (1)
1. Ayad le 15/05/2018 10:48
Les croisades continuent ils veulent absolument s'immiscer dans la vie des musulmans ces templiers suisses.
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