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Qualifier Macron de «président Rotschild» est-il antisémite ?

rt.com

La Licra et le Crif ont condamné les propos de Fabien Di Filippo, qualifiés d'antisémites, après un tweet critique au sujet d'Emmanuel Macron. L'élu avait évoqué le passé du président à la banque Rotschild.

Un élu des Républicains (LR), Fabien Di Filippo, est la cible de plusieurs internautes et de deux organisations de lutte contre l'antisémitisme, la Licra et le Crif. En cause : un message publié le 29 août sur Twitter par le député de Moselle dans lequel celui-ci s'en prend au chef d'Etat après sa déclaration sur «les Gaulois réfractaires». Fabien Di Filippo a ainsi tweeté : «Entre négation de l'identité française et nouvelle insulte au peuple français, le président Rotschild Emmanuel Macron s'est encore surpassé au Danemark...»




«Le président Rotschild» : voilà la formule de la discorde. Francis Kalifat, président du Crif, a ainsi fustigé «un tweet nauséabond aux relents antisémites des années 1930», pour sa référence à la banque Rotschild dont le fondateur était juif et pour laquelle Emmanuel Macron a travaillé avant d'entamer une carrière politique. Francis Kalifat a en outre demandé au président des Républicains, Laurent Wauquiez, «une condamnation ferme de ces propos et une sanction exemplaire».




Des comptes Twitter pro-Macron lui ont emboîté le pas en assimilant le propos du parlementaire à ceux du Rassemblement national.









Pour le rabbin Mendel Samama‏, Fabien Di Filippo «chatouille l'antisémitisme».




Fabien di Filippo a été critiqué jusque dans son propre camp : un responsable du mouvement de jeunesse de LR en Ile-de-France proche de Valérie Pécresse (LR), Mickaël Szerman, a ainsi dénoncé «un élu de la République qui la déshonore avec de bonnes vieilles formules antisémites». «Prétexter des désaccords politiques pour user de raccourci alliant pouvoir et finance juive rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire», a-t-il argumenté par ailleurs.




Le député s'est donc senti obligé de se justifier après ces différentes publications sur les réseaux sociaux. Pour lui, la référence à Rotschild n'était aucunement liée à un rapport religieux mais à un rapport professionnel qu'a entretenu Emmanuel Macron avec la banque en question : «Ce sont vos amalgames douteux qui sont honteux, et parler de "finance juive" encore plus. Vous devriez retirer cela. Jamais d'allusion religieuse, on a le droit d'évoquer sa déconnexion d'ancien banquier d'affaires.»






Ces réactions n'ont nullement calmé les tensions. Après ces justifications, la Licra est, elle aussi, monté au créneau sur Twitter : «Les mots ont un sens. "Président Rothschild" est une expression dont vous ne pouvez ignorer le ressort historique antisémite. "La meilleure façon de servir la République est de redonner force et tenue au langage (Ponge). Que cette pensée vous inspire avant de tweeter !»






Commentaires (3)
1. mourad le 01/09/2018 08:00
A cette allure là ce sera tout le dictionnaire qui va figurer dans les termes interdits à utiliser sauf autorisation spéciale des juifs.
2. jehaislescookies le 01/09/2018 13:48
Donc accuser quelqu'un d'être un émule de Staline ça va être faire preuve d'un criiimiiineeel racisme anti-slave ?
(quoi ? Staline était géorgien, pas slave, et alors ? les azkhénases ne sont pas sémites non plus ! vous n'avez pas lu Schlomo Sand ? donc c'est pas un problème !).
Je reprends les anticommunistes sot donc d'immondes criminels, obsessionels, à mettre en prison, etc, racistes anti-russes; CQFD.
3. laurence le 01/09/2018 15:25
En attendant ce sont bien les juifs sionistes qui nous casse les c.....es depuis des siècles et ce partout où ils passent
! et je trouve que leur ingérence dans la politique française est franchement néfaste à tel point que l'on ne peut plus rien dire sans être taxé du gros mot qu'ils ont eux-même inventé pour asseoir leur pouvoir ! ras le bol !!!
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