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Syrie, Venezuela, Iran, Palestine, Cuba, Bolivie, Equateur, Nicaragua... même combat!

Djeha

Tous ceux qui continueront à croire et à faire croire (de bonne ou de mauvaise foi) que la situation du Venezuela ne vient que d’un « régime obsolète, totalitaire qui refuse la démocratie en se cramponnant contre les intérêts de son pays et de son peuple au pouvoir, habité par une idéologie collectiviste dépassée, voire criminelle... » non seulement ne voient pas et ne mesurent pas les forces terribles qui l’agressent, mais de plus participent, à leur insu ou non, à cette agression et se ménagent un avenir tout aussi terrible, car les forces qui détruisent aujourd’hui le Venezuela et les autres pays qui lui ressemblent, constituent une menace aussi mortelle pour leur pays, pour sa prospérité et sa quiétude.

Ces monstres ne s'en cachent d'ailleurs pas. Le clown qui parle en leur nom vocifère ses menaces tous les jours.

Victimes ou amplificateurs d’une propagande et d’une intoxication mondialisée, ils ne distinguent pas que l’agression du Venezuela a deux objectifs :

1.- Retrouver la maîtrise des richesses de ce pays pour continuer à le piller (le Venezuela possède les plus grande réserves de pétrole du continent, de plus, il le seul membre de l’OPEP d’Amérique) ;

2.- Comme pour les autres pays (Nicaragua, Cuba, Bolivie, Equateur), le capital transnational veut se débarrasser de ces mauvais exemples pour leurs voisins qu’il exploite abondamment et où aucun journaliste ne cherche à en révéler la catastrophe situation économique, sociale et politique. Qui se préoccupe de ce qui se passe par exemple au Honduras ou au Salvador ? Des coups d’Etat successifs ont organisés pour éliminer des politiques gênants : au Brésil, en Argentine, au Pérou... de grosses prises à partir desquelles est entreprise la subversion des pays voisins.

Tous ceux qui se sont fourvoyés à régler leurs comptes avec leur pays en devenant les relais de l’intoxication transnationale qu’ordonne l’Empire via ses géants du Net, se trompent de combat.

Cela ne veut nullement dire que la résistance à l’Empire passe une quelconque aménité à l’égard des satrapes locaux, qui tirent parti de ces affrontements mondiaux et qui tentent de passer entre les gouttes.

Il n’est pas interdit d’être intelligent.

Djeha,
Mercredi 05 septembre 2018

Migrants vénézuéliens: Maduro minimise la crise, le Brésil mobilise son armée



AFP, mercredi 29/08/2018 à 21:35
"Arrêtez de laver les toilettes à l'étranger et rentrez": le président vénézuélien Nicolas Maduro a lancé un appel à ses compatriotes pour endiguer un exode qu'il impute à "une campagne de la droite", mais qui vire à la crise régionale avec la mobilisation de l'armée brésilienne à sa frontière.

"Je dis aux Vénézuéliens (...) qui souhaitent échapper à l'esclavage économique: arrêtez de laver les toilettes à l'étranger et rentrez vivre dans votre patrie!", a lancé mardi soir Nicolas Maduro, alors qu'il signait des accords pétroliers, lors d'un événement retransmis à la radio et à la télévision.

Fuyant la pauvreté, l'hyperinflation, la faillite des services publics et les pénuries dans leur pays, des centaines de milliers de Vénézuéliens émigrent dans les pays voisins comme le Brésil, la Colombie, l'Equateur, le Pérou et le Chili, mettant cette région sous pression.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l'étranger pour une population totale de 30,6 millions de personnes, plus de 1,6 million sont partis depuis 2015. Quelque 90% d'entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

Le gouvernement socialiste assure que cet exode massif est dû à une "campagne de la droite" et que les migrants reviendront, puisqu'un plan de mesures économiques, entré en vigueur la semaine passé, sortira le pays de la débâcle.

- "Des milliers de demandes" -

Il en veut pour preuve la centaine de Vénézuéliens rentrés lundi du Pérou par un avion affrété par le gouvernement. Et "nous sommes en train de recevoir des milliers de demandes" de migrants souhaitant être rapatriés, a assuré mercredi le ministre la Communication Jorge Rodriguez.

Mais dans les rues du Venezuela, les mesures censées redresser le pays inquiètent plus qu'elles ne rassurent.

"C'est un désastre, il n'y pas d'aliments de base. Les mesures, ce n'est que de la poudre aux yeux, elles vont renforcer les pénuries et le chômage", déclare à l'AFP Marielsi Ochoa, médecin de 34 ans, au milieu des présentoirs vides d'un supermarché

Hors du Venezuela, les signes de tension se multiplient face à l'ampleur de cette crise.

"Je décrète l'envoi des forces armées pour garantir la loi et l'ordre dans l'Etat de Roraima (...) du 29 août au 12 septembre", a annoncé mardi dans la soirée le président brésilien Michel Temer, "afin de garantir la sécurité des citoyens brésiliens mais aussi des immigrants vénézuéliens qui fuient leur pays".

M. Temer a ajouté que la situation migratoire était "tragique" et "menaçait l'harmonie de quasiment tout le continent". "Ce n'est pas seulement le Brésil qui endure ses conséquences, mais le Pérou, l'Equateur, la Colombie et d'autres pays d'Amérique latine", a-t-il dit lors d'une allocution télévisée.

Le chef de l'Etat brésilien n'a pas précisé combien d'hommes étaient concernés par ce décret pris une dizaine de jours après une explosion de colère contre les migrants dans la localité frontalière de Pacaraima, où une foule d'habitants a chassé des centaines de Vénézuéliens et brûlé leurs biens.

- "Pays en guerre" -

La situation humanitaire à la frontière est "comparable à celle de pays en guerre", commente à l'AFP Mauricio Santoro, professeur de relations internationales à l'Université de l'Etat de Rio de Janeiro.

Le Brésil a accueilli quelque 60.000 réfugiés à ce jour et le Pérou, qui s'attend à en recevoir un nombre total d'un demi-million, vient de restreindre leur accès à son territoire.

D'ores et déjà, la Colombie et le Pérou ont indiqué qu'ils allaient se coordonner sur l'aide à apporter aux centaines de milliers de migrants déjà présents sur leur sol et encore à venir, premier pas d'une politique régionale face à l'exode généré par la crise vénézuélienne.

Sur son territoire, le Pérou a décrété mardi l'état d'urgence sanitaire pour 60 jours dans trois districts de la région de Tumbes, à la frontière avec l'Equateur, en raison de l'arrivée massive de migrants vénézuéliens, mais sans préciser la teneur des mesures.

L'Equateur a lui avancé au 3 et 4 septembre une réunion régionale sur la vague migratoire vénézuélienne à laquelle sont invités treize pays.

De son côté, l'Organisation des Etats américains (OEA) a convoqué une réunion extraordinaire sur la crise, le 5 septembre à Washington.




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