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U.S.A : Ne sont plus des « Tovarishch »

georges zeter

AH! Surf in’ U.S.A, les Beach Boys. En un demi siècle, le pays de l’insouciance et de la modernité est devenu “l’empire” monolithique, qui sévit un peu partout sur la planète et déstabilise des régimes démocratiquement élus, le tout sous couvert de lutte contre le terrorisme afin d’apporter la belle démocratie yankee. Le « monstre » a enfanté des concepts tels que : guerre préventive, pénalités en milliards et embargo économique, supporté par la menace des drones ou de l’intervention des « boys »... Le mantra est « nous vous rendront heureux contre votre gré, car NOUS, nous savons pauvres autochtones arriérés ce qu’est vivre en démocratie ». Il est évident que ces « sociétés primaires » ruent dans les brancards, ce qui fait que d’abord on utilisera toute la force médiatique pour démolir ces « ayatollah du contre modernisme », puis, on enverra des agents de la CIA pour mettre le bazar, faire émerger des hommes de paille (Hamid Karsai en Afghanistan), fomenter des coups d’état, déstabiliser l’économie...Je viens de décrire ce qui se passe au Venezuela depuis plus de 15 ans. Les américains ont la rancune tenace (voir le cas Assange), Chavez en nationalisant le pétrole du pays, s’est mis à dos les faucons de Washington, il en est allé de même pour Castro, et bien d’autres : Mohammad Mossadegh en Iran, Juan Perón en argentine ou pire, de supporter pendant 30 ans à bout de bras des partis politiques néfastes à une nation, tel la démocratie chrétienne en Italie... Si le monde entier était une cour de récré (quoique...), l’élève USA serait mis en punition à chaque heure, et les sévices corporels remis au gout du jour. Cependant, dans cette cour, il y a des élèves qui poussent en graine et viennent défier le caïd chancelant...
Vers la guerre de Graham Allison
Livre analysant : « La Chine et les États-Unis se dirigent vers une guerre dont ils ne veulent pourtant ni l’un ni l’autre. Pour éclairer ce paradoxe, Graham Allison invoque ce qu’il appelle le Piège de Thucydide, qui se met en place quand une puissance émergente vient défier la puissance régnante. C’est Athènes se dressant face à Sparte. »
Aujourd’hui, alors que Xi Jinping comme Donald Trump prétendent « restaurer la grandeur » de leur pays, se profile à l’horizon de manière sinistre des signes annonciateurs orageux. À moins que Pékin n’accepte de modérer ses ambitions ou que Washington ne renonce à sa suprématie dans le Pacifique, un conflit commercial, une cyber attaque ou un simple incident maritime pourraient bien entraîner vers une rapide escalade. Pour ne rien arranger, de nombreux accords de coopérations entre la chine, la Russie et l’Inde font que l’empire s’isole de plus en plus, et qu’il vit sur une dette abyssale impossible à rembourser : la bête est acculée, en faillite et n’hésitera pas à entrainer au fond du gouffre le reste de l’humanité au nom du « pays de la liberté » (country of freedom). Tel le proverbe : « après moi ? Nobody ! » Le continent européen étant son playground, là, où il peut narguer les russes en installant des bases de missiles, en entrainant des troupes terrestres, en activant ses bases militaires et en surveillant ses « alliés » avec la NSA. Il y a des vassaux que sont les anglais, l’œil de Washington en Europe ou Israël, pays dépendant sous protection qui veille au grain sur les puits de pétrole, puis un tas de petits pays appelés « coalition » qui doivent voter et encenser le modèle US sous peine de se voir couper les vivres (le cas de l’Equateur, et les 10 milliards de prêt pour l’éjection d’Assange de l’ambassade).
Ce que ne supporte pas les grands malades qui siègent dans la capitale étasunienne, ce sont les velléités d’indépendance. La chine et les russes ne veulent plus que les échanges commerciaux et énergétiques se libellent en dollars. La guerre commerciale initialisée par Trump a déclenché la recherche d'une nouvelle monnaie hors dollar avec l'aval de nombreux pays en développement. L'or en serait la garantie et à partir de ce moment là en effet, le dollar et les USA risqueraient de tout perdre, car le billet vert de nos jours s’apparente plus à du papier toilette qu’à une valeur refuge... De plus, Poutine depuis longtemps leur mène la vie dur, car, il ne lâche rien, et les rodomontades américaines le font bien rigoler « jusque dans les chiottes » dixit Vladimir !
Pour tout dire, l’Amérique n’impressionne guère et ferait mieux de s’occuper de ses millions de toxicomanes, de SDF, de sa criminalité et de ses laissez pour compte : pas plus tard qu’aujourd’hui, Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères trouve inadmissible et le clame haut, l'ingérence américaine dans les affaires d'états souverains d’Amérique latine, surnommée « l’arrière cour ». Le dernier vrai joujou pour Trump reste, macron, le frenchie président qu’il peut humilier sans compter...Qu’il est loin le temps de l’alunissage d’Armstrong (21 juillet 1969)...
Qui aurait penser qu’un jour il serait beaucoup plus « fun » de voir se faire surfer les neiges de Sibérie que les vagues du pacifique californien, Qui ?
Les Beach Boys sont décatis, les jolies russettes dévalent les pentes en bikini, et pendant ce temps là ? La caravansérail passe et l’hippopotame ? Trump énormément...

Georges Zeter/avril 2019



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