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Le rapports du FMI du 24 juin 2020: décroissance de l’économie mondiale et impact sur l’économie algérienne

Abderrahmane Mebtoul

RAPPORT DU FMI 24 JUIN 2020

CRISE MONDIALE ET IMPACT SUR L'ECONOMIE ALGÉRIENNE
Le rapports du FMI du 24 juin 2020: décroissance de l’économie mondiale et impact sur l’économie algérienne

Professeur des universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL

Le choc de 2020 dû au coronavirus aura des effets durables sur l’économie du monde, le commerce international s’ étant effondré : le FMI prévoyant une baisse de 11% du volume d’échange de biens et services en 2020 et la Banque mondiale dans son rapport du 08 juin 2020, prévoit une contraction de 5,2% du PIB mondial en 2020, celui du FMI du 24 juin 2020 une contraction de 4,9%, avec des ondes de choc pour 2021, L’Algérie fortement connectée à l’économie mondiale via la rente des hydrocarbures, selon la banque mondiale aurait un taux de croissance négatif de moins -6,4%

1.-Le rapport du FMI du 24 juin 2020, pour la Chine, la Russie et bon nombre de pays émergents les données sont sensiblement les mêmes que ceux de la banque mondiale ( voir notre contribution www.alterinfo.net du 27/06/2020 , ce rapport ne mentionnant pas l’Algérie mais pour l’Afrique seulement le Nigeria et l’Afrique du Sud et pour le monde arabe seulement l’Arabie Saoudite) et pour les autres pays, la même tendance avec des données légèrement différentes. Selon les projections, le PIB mondial devrait se contracter de -4,9 % en 2020, c’est-à-dire de 1,9 points de pourcentage de plus que ce qui était prévu dans les Perspectives de l’économie mondiale (PEM) d’avril 2020. La pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif plus important que prévu sur l’activité au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive que ce à quoi on s’attendait. En 2021, la croissance mondiale devrait atteindre +5,4 %. Globalement, le PIB de 2021 devrait donc se retrouver quelque 6½ points de pourcentage au-dessous du niveau envisagé par les projections établies en janvier 2020, avant la pandémie de COVID-19, mais l’impact négatif sur les ménages à bas revenus est particulièrement sévère, et pourrait compromettre les progrès considérables qui ont été accomplis en matière de réduction de l’extrême pauvreté dans le monde. Les pays avancés aurait une croissance négative de moins 8,0% avec une prévision de +,8% en 2021 contre 1,7% en 2019, et les pays émergents et pays en voie de développement une croissance négative de moins -3,0% avec une prévision de +5,9% en 2021 contre 3,7% en 2019. Ainsi les Etats Unis aurait une croissance négative de moins -8% avec une prévision de +4,5 % en 2021 contre un taux de croissance +2,3% en 2021, ce pays connaissant un taux de chômage sans précédent ; l’Allemagne pilier de la zone euro un taux de croissance négatif de -7,8% avec une prévision de +5,4% en 2021 contre +0,6% en 2019 ; la France un taux de croissance négatif de -12,5% avec une prévision de +7,3% en 2021 contre +,5% en 2019. l’Italie une croissance négative de moins -12,8%, une prévision pour 2021 de +6,3% contre +1,4% en 2019. une croissance négative de moins -12,8%, avec une prévision de +6,3% en 2021 contre +2,0% en 2019 ; le Royaume Uni , une croissance négative de moins -10,2% avec une prévision de +6,3% pour 2021 contre +1,4% en 2019 ; le Canada une croissance négative de -4,8% avec une prévision de +4,9% en 2021 contre +1,7% pour 2019.Pour le FMI, Cette situation a accru l’endettement des Etats dans les économies avancées, ces dernières ayant la capacité de s’endetter, contrairement aux autres. Or, dans quatre pays pauvres et émergents sur dix, la dette publique a augmenté d’au moins 20 % depuis 2007. Pour le FMI dans son rapport du 24 juin 2020, , les mesures budgétaires annoncées sont désormais estimées à près de 11000 milliards de dollars dans le monde, contre 8 000 milliards de dollars dans le Moniteur des finances publiques d’avril 2020, la moitié de ce montant (5400 milliards de dollars) correspondant à des dépenses supplémentaires et à des recettes perdues , la moitié restante des 5 400 milliards de dollars correspondant à un apport de liquidités, sous forme de prêts, d’injections de capital et de garanties, notamment par l’intermédiaire des banques publiques et des entreprises publiques, ces mesures permettant de préserver les flux de trésorerie des entreprises et de limiter les faillites, mais pourraient alourdir la dette et creuser les déficits publics à l’avenir si elles devaient se solder par des pertes. La plus grande partie des mesures de relance budgétaire reste le fait des pays du Groupe des vingt (G- 20) dont les interventions représentent actuellement 6% du ¨PIB contre 3% en avril 2020. Dans le scénario de référence, la dette publique mondiale devrait atteindre un niveau record supérieur à 101% du PIB en 2020 –21, soit une hausse de 19 points de pourcentage par rapport à 2020. Comme le note plusieurs analystes dans le Finantial Times , le Monde.fr et les Echos.fr de juin 2020, reste que quelle que soit la façon dont les Etats s’attaqueront à cette montagne de 66 000 milliards de dollars (61 000 milliards d’euros) de dette − effacement partiel, intervention des banques centrales, cocktail de croissance et d’inflation −, celle-ci risque de peser longtemps sur les politiques publiques et le paysage politique. D’une manière générale, dans le cadre d’une hypothèse optimiste, la reprise en 2021 ne sera que partielle, car, le taux de croissance se calcule par rapport à la période précédente, un taux de croissance positif en 2021 par rapport à un taux de croissance négatif en 2020 donnera en termes réels un taux de croissance faible, pouvant varier en termes réels entre 0 et 1% pour 2021 ( voir notre interview à France 24 et à l’American Herald Tribune le 23 avril 2020).. Cette situation sanitaire ayant un impact sur l’Economique a conduit à une situation sociale complexe aves l’accroissement des inégalités et du chômage.

3.-Qu’en est-il pour l’Algérie qui est fortement dépendante du cours des hydrocarbures qui lui procurent directement et indirectement avec les dérivées 98% de ses recettes en devises, le cours étant fonction à la fois du cout interne, de la croissance de l’économie mondiale et de l’évolution du modèle de consommation énergétique mondial qui est appelé à évoluer entre 2020/22030. Le cours du pétrole a été coté le 28 juin 2020 à 40,67 dollars le Brent ( 36,22 euros) et 38,15 dollars le Wit (33,97 dollars), les cours du pétrole brut ayant chuté le 26/06/2020 perdant plus de 5%, après la publication par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) d'une nouvelle hausse des stocks de pétrole brut qui battent ainsi leur niveau record .Pour le gaz naturel depuis début juin 2020, entre le cours haut 1,712 dollars le MBTU et le cours bas 1,585 , il a été coté le 26/06/2020 à 1,482 dollars le MBTU après avoir atteint il y a douze mois 4,9 dollars le MBTU et entre 2007/008 8/9 dollars le MBTU représentant entre le GNL (30%) et le GN( 70% principal marché l’Europe) 33% des recettes de Sonatrach via les canalisations MEDGAZ –Espagne et le plus important Transmed via Italie qui fonctionnent à peine à 50% de leurs capacités ayant perdu entre 2017/2019 des parts de marché Devant tenir compte de la réduction décidée par l’OPEP d’environ .où l'Algérie verra une réduction de 240.000 barils/jour pour la première tranche, de 193.000 barils/jour pour la seconde tranche et une réduction de 145.000 barils/jour pour la dernière tranche. L'évolution du cours du pétrole dépendra de la durée de l'épidémie et du retour à la croissance de l'économie mondiale sachant qu'avant la crise seulement pour la Chine, ses importations étaient de 11 millions de barils/j. En plus de la baisse de son quota entre 145.000 /240.000 barils jour avec un manque à gagner en moyenne annuelle entre 3/ 4 milliards de dollars pour 2020, dans ce cas de récession économique, les recettes devant être au moins divisé par deux par rapport à 2019 dont les recettes ont été de 34 milliards de dollars , montant auquel il faudra soustraire les couts d'exploitation et la réduction du quota. Il ne faut pas vendre des rêves , où trouver en cette période de crise financière mondiale , les 16/17 milliards de dollars seulement pour les projets de phosphate et du fer de Gara Djebilet sans compter les dizaines d’autres milliards de dollars pour les autres projets alors que le profit net de Sonatrach ne dépassera pas 12/13 milliards de dollars sur une recette globale d’environ 17/18 milliards de dollars. Or, dans la loi de finances complémentaire 2020, se fonde sur le prix fiscal de 30 USD, et 35 dollars le prix du marché, il est prévu la baisse des exportations d’hydrocarbures à 17,7 milliards de dollars, contre 35, 2 milliards de dollars prévus dans l’ancienne loi de finances, c’est-à-dire le chiffre d’affaire auquel il faudra soustraire les couts et la part des associées pour avoir le profit net restant à l’Algérie Le déficit budgétaire devrait atteindre -1.976,9 milliards de dinars, soit -10,4% du Produit intérieur brut (PIB) (contre -1.533,4 milliards de dinars, soit -7, 2% du PIB dans la loi préliminaire). la balance des paiements enregistrant un solde négatif de -18,8 milliards de dollars, contre 8,5 milliards de dollars dans la loi de finances préliminaire.

4..-Cette situation de l’économie mondiale a un impact sur l’économie algérienne sur le plan macro-économique et macro- social dont je recense sept impacts.

Premièrement , sur le niveau des réserves de change qui étaient de 194 milliards de dollars fin 2013 et qui risquent d’être inférieures à 40 milliards de dollars fin 2020, le gouvernement prévoyant 44 milliards de dollars alors que la loi initiale 2020 adoptée en décembre 2019 prévoyait 51,6 milliards de dollars. Deuxièmement, sur le niveau de la balance des paiements, document de référence au lieu de la balance commerciale , incluant les sorties de devises des services avec un accroissement du déficit budgétaire que l’on peut combler artificiellement par une dépréciation du dinar en référence au dollar et à l’euro ( gonflé en dinars pour la fiscalité pétrolière et les importations de biens, pour ce dernier supporté en final par le consommateur. Troisièmement, sur la valeur du dinar corrélée à 70% aux réserves de change via les hydrocarbures, voilant l'importance réelle du déficit budgétaire . Avec des réserves de change de 10/20 milliards de dollars le cours officiel du dinar algérien dépasserait 200 dinars un euro, en cas d’une non dynamisation des sections hors rente, la valeur d ‘une monnaie reposant avant tout sur la production et la productivité. Quatrièmement, nous aurons un impact sur le rythme de la dépense publique qui détermine fondamentalement le taux de croissance avec les effets indirects à 80% important 70% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15%. Environ 83% de la superficie économique est constituée de petits services/commerce, et le secteur industriel pesant moins de 6% du PIB) Cinquièmement, sur le niveau d’inflation qui est actuellement compressé par les subventions, la cohésion sociale étant assurée par les transferts sociaux, mais intenable dans le temps sans le retour à la croissance. Sixièmement, l’impact sur le niveau de création d’emplois pouvant conduire à d’importantes tensions sociales, voire politiques ayant privilégié jusqu’à présent non les emplois productifs et mais les emplois rente, avec la pléthore dans les administrations, les sureffectifs dans les entreprises publiques et les emplois temporaires en partie improductifs comme faire et refaire des trottoirs. Car, le taux d’emploi étant fonction du taux de croissance et des structures de productivité , devant s’attendre à un accroissement du taux de chômage ( plus de 15% en 2021 selon le FMI) , en tenant compte que sur plus de 12 millions de la population active en 2020, plus de 40% de l’emploi est dans la sphère informelle souvent sans protection sociale, devant créer plus de 300.000 emplois par an qui s ‘ajoute au taux de chômage actuel nécessitant annuellement sur au moins cinq années un taux de croissance de 8/9%. Septièmement, sur l’extension de la sphère informelle, ayant j’ai eu à diriger pour le 4ème Think Tank mondial l’Institut des relations internationales IFRI,-Paris, décembre 2013, c’est un dossier complexe, devant distinguer la partie dinars de la partie devises l’étranger devant méditer l’expérience des mesures passées qui ont été un véritable échec selon l’avis de la majorité des experts financiers, dont certains oligarques rentiers en ont profité ayant joué sur la distorsion des taux d’intérêt banques faible /Trésor ,plus élevé, puisant non dans leurs fonds mais dans celui des banques publiques, n’ayant pas réussi à intégrer le capital argent de la sphère informelle. En période de crise et c’est une loi universelle applicable à tous les pays, cette sphère s’étendant et son intégration dépend fondamentalement du retour à la confiance et d’une nouvelle régulation d’ensemble tant de la société que de la politique socio-économique. La sphère informelle contrôle selon la banque d'Algérie plus de 33% de la masse monétaire en circulation, plus de 40/45% de l'emploi concentré dans le commerce, les services , les saisonniers dans l'agriculture, et plus de 50% de la valeur ajoutée hoirs hydrocarbures. Les mesures autoritaires bureaucratiques produisent l'effet inverse et lorsqu'un gouvernement agit administrativement et loin des mécanismes transparents et de la concertation social, la société enfante ses propres règles pour fonctionner qui ont valeur de droit puisque reposant sur un contrat entre les citoyens, s'éloignant ainsi des règles que le pouvoir veut imposer reposant sur LA CONFIANCE. A cela s'ajoute, selon certaines organisations patronales qui évoquent entre 1,5 /1,7 millions de pertes d'emplois dans la sphère réelle Et sur environ 12,5 millions de la population active sur plus de 44 millions d'habitant en mars 2020 environ 40/45% de la population active, environ 5/6 millions sont sans protection sociale rendant difficile leurs prises en charge Ils sont sans revenus pour bon nombre qui ont cessé leurs activités, sans compter que bon nombres de ménages vivent dans deux trois pièces plus de 5/8 personnes avec des impacts psychologiques avec le confinement. Et l'on devra prendre en compte, à l'avenir la réforme du système des retraites qui sera le grand défi des années à venir ; le vieillissement de la population, où la moyenne d'âge des deux sexes selon le rapport de l'ONU, 2018, est à environ 78 ans de durée de vie.

5.- D’où l’importance pour l’Algérie d’ éviter le mythe que les exportations de matières premières brutes et semi brutes qui ne donnent qu’un taux de profit faible ,loin de la rente passé du cours es hydrocarbures avec un cours supérieur à 70/80 dollars le baril et le gaz naturel supérieur à 10 dollars le MBTU , la rente actuellement étant en déclin et dont les filières à l’aval sont contrôlés par six à sept transnationales , ne donnant pas de rente, mais un profit juste moyen, fonction de la rentabilité, ou le mythe monétaire de l’importance des ‘réserves de change, produit de la rente sont facteurs de développement. Remémorons-nous le déclin de l’Espagne pendant plus d’un siècle, après avoir épuisé ses stocks d’or venu d’Amérique , le cas Venezuela premier réservoir mondial de pétrole en semi faillite et tous ces pays riche en minerais d’Afrique en sous-développement. Voyez l’expérience de la Roumanie communiste de Nicolae Ceausescu avec une dette nulle mais une économie, une corruption généralisée et une économie en ruine. Il s’agit également d’éviter le mythe que la finance islamique via la sphère informelle , que certains, sans analyses objectives et pour des raisons essentiellement idéologues préconisent pour combler le déficit budgétaire et dynamiser l’investissement et ce comme je viens de le démontrer dans une interview à Radio Algérie Internationale le 10 mai 2020 L’objectif de la finance islamique est noble, étant de promouvoir l'investissement dans des actifs tangibles, les investissements devant être adossés à des actifs réels, le banquier ne devant pas être seulement prêteur mais co-investisseur du projet financé, ses revenus correspondant à une quote-part des résultats issus du projet financé, permettent d'atténuer le risque selon le principe du partage des pertes et profits. Cependant il ne faut pas se faire d’illusions, selon certaines estimations internationales, en 2019, la finance islamique dans le monde sur un total de financement mondial global dépassant 250. 000 milliards de dollars, malgré son encours estimé à environ 2 500 milliards de dollars, ne représente moins de 1 % de la finance classique. Comme il faudra éviter l’illusion monétaire face aux tensions financières et budgétaires inévitables entre 2020/2025, j’attire l’attention du gouvernement algérien que les recettes néo-keynésiennes de relance de la demande globale ne s’appliquent pas à l’Algérie qui ne souffre pas de rigidités conjoncturelles. L’on devra comparer le comparable comme l’économie vénézuélienne et non les USA et l’Europe reposant sur une économie productive, alors que l’ économie algérienne a pour fondement la rente des hydrocarbures avec un déclin de l’appareil productif hors rente, excepté certains segments de l’agriculture. Une Nation ne pouvant distribuer plus que ce qu’elle produit, donc attention à la dérive salariale que certains experts algériens ( vision populiste) proposent qui ne peut que conduire à la dérive inflationniste qui pénalisera les couches défavorisées, sans relancer la machine économique . Cependant durant cette conjoncture difficile, la cohésion sociale est vitale, nécessitant des subventions ciblées au profit des couches les plus démunies, car distribuer des revenus sans contreparties productives conduit à terme au suicide collectif Comme il faudra tenir compte de la pression démographique souvent oublié est une véritable bombe à retardement (plus d'un million de naissances chaque année entre 2015/2019 contre environ 600.000 vers les années 2000). Comment dès lors, avec un taux de croissance réel inférieur au taux de croissance démographique créer entre 350.000/400.000 empois par an entre 2020/2025, ( encore que le taux de chômage officiel sous-estime la demande d'emplois féminins ) qui s'ajoutent au taux de chômage actuel nécessitant un taux de croissance de 8/9% par an pour éviter de vives tensions sociales. Evitons pourtant toute sinistrose. L’Algérie dispose de compétences suffisantes localement et à l’étranger pour s’en sortir à condition d’un retour à la confiance Etat-citoyens, de développer une stratégie économique basée sur nos capacités propres, d’opérer les choix judicieux avec nos partenaires étrangers et enfin d’utiliser nos richesses pour un développement durable. Se mentir les uns les autres ou se cacher la réalité nous entraînera irrésistiblement vers d’autres épreuves tragiques qu’aucun algérien patriote ne souhaite. En économie le temps ne se rattrape jamais et le temps presse pour redresser le bateau Algérie et l’éloigner de la zone de tempêtes qui le guette . Il y a lieu procéder sans complaisance à un examen très lucide de la situation pour mieux réagir dans plusieurs segments de la vie économique et sociale : tels l’éducation-formation, le savoir pilier du développement, la santé, la modernisation de l’agriculture, la culture financière des acteurs économiques, l’efficacité de l’administration, la relance des entreprises, à travers une nouvelle politique industrielle, lutter contre les déséquilibres régionaux et les inégalités sociales, la formation civique et politique de la jeunesse et tant d’autres domaines

En conclusion, la modestie et le dialogue productif étant l’outil de la bonne gouvernance. Au moment où l’épidémie du coronavirus a ébranlé tous les pays du monde à la recherche de solutions et donc ce n’est pas propre à l’Algérie il y a urgence, pour des raisons de sécurité nationale et de rigueur budgétaire , un changement de paradigme culturel si l’on veut mettre en place une nouvelle stratégie de développement. Dune manière générale, le monde devrait connaitre non une révolution brutale, il ne faut pas être utopique, mais une transformation progressive fonction des rapports de force des différentes composantes de la société mondiale, devant donc se préparer à de profonds bouleversements géostratégiques, politiques, militaires, économiques, énergétiques, sociaux et culturels 2020/2030/2040. Pour l’Algérie s’imposent des stratégies d’adaptation réalistes, au sein d’une nouvelle gouvernance, tenant compte des nouvelles transformations du monde dans le domaine sanitaire, économique, social, culturel et sécuritaire entre 2020/2030
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Pour comprendre les enjeux géostratégiques du nouveau monde et élaborer des stratégies d'adaptation dans le cadre d'une planification stratégique 2020/2030/2040 -contributions du Pr A. Mebtoul

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En français Afrik Eco et Africa Presse Dakar/Paris 05 mai et 08 mai 2020 « Comme impact de l'épidémie du coronavirus, de profondes mutations géostratégiques, économiques et comportementales attendent le monde de demain 2020/2030/2040 »
En anglais American Herald Tribune USA
Pr Abderrahmane MEBTOUL « The World’s Deep Geostretegic Change After the Coronavirus 2020/2030/2040 » 07 mai 2020 »



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