alterinfo.net

Twitter

Les volontés d'autonomie des régions, réalisation du Reich ?

Olivier Renault

Les volontés d'autonomie des régions, réalisation du Reich ?

Dans la zone de l'Union européenne plusieurs régions souhaitent retrouver une autonomie dans l'apprentissage de leur langue, dans la gestion économique et politique de leur territoire au point de vouloir faire scission.

Nous venons de le voir dans l'action politique des Catalans en Espagne. En France, la situation se précise aussi avec les Alsaciens, les Bretons et les Basques ou avec les Corses. Deux auteurs montrent depuis plusieurs années déjà une vision politique influencée par l'Allemagne dans cette nouvelle donne et les événements politiques récents, confortent de plus en plus leur vision : Yvonne Bollmann et Pierre Hillard.

Le 11 septembre, une manifestation monstre a eu lieu en Catalogne pour demander l'indépendance de la région et pour fonder un Etat indépendant reconnu par Bruxelles. Le phénomène n'est pas nouveau en Catalogne. Cette région européenne a depuis longtemps sa police, sa presse, ses politiques, qui travaillent et écrivent en catalan, une langue très dynamique contrairement, par exemple, au breton ou à l'alsacien même si l'alsacien dépasse le breton dans son emploi. Pour Pierre Hillard, docteur en science politique il s’agit d’une balkanisation de la péninsule ibérique. Une menace de qui prendrait forme aussi en France.

Dans son livre paru aux éditions Broché Géopolitique cachée de la construction européenne en 2005, Pierre Hillard, montre une tendance générale de morcellement des nations européennes où les peuples veulent retrouver leur identité et redevenir les maîtres de leur destin politique sans être sous la tutelle d'une autre nation se limitant à les reconnaître comme simple entité culturelle différente mais sans poids économique et politique. Ce renouveau des identités en France et dans d'autres pays européens est salué par de nombreuses personnes qui y voient le sauvetage de la culture de leurs ancêtres dans un monde devenu illisible et dépersonnalisé, voire instable. Nos deux auteurs expliquent que derrière cette idée « romantique » et patriote pour la défense des identités régionales, se trouve une dimension politique téléguidée par Berlin.

Comme Pierre Hillard, Yvonne Bollmann, a déjà écrit sur le même sujet en ayant la volonté de dénoncer la volonté de l'Allemagne de fonder un immense Land avec l'Alsace et le Land du Bade-Wurtemberg dans un article paru en 2010 « Eurodistricts : un marché des dupes ? ». Yvonne Bollmann a aussi expliqué que l'Allemagne souhaite obtenir une renaissance des régions en France pour casser la France ! En lisant le livre d'Yvonne Bollmann il y a encore quelques années, soit seulement huit ans après la réunification de l'Allemagne, on avait du mal à y croire. On pensait plutôt à une psychose d'une Alsacienne hantée par le passé de sa région qui fut sous la tutelle allemande durant plusieurs années. De nombreux journalistes, peut-être un peu naïfs, ont fait la réputation d'Yvonne Bollmann après la parution de son premier livre en 1998 aux éditions Michalon, La Tentation Allemande en lui collant l'étiquette « de l'anti-germanisme primaire ».

Aujourd'hui avec la domination allemande dans la politique, dans la finance, où Berlin dicte aux autres pays européens comment vivre sous peine d'avoir une sanction à l'heure où les états de l'Union sont en crise, les avertissements d'Yvonne Bollmann sont maintenant pris au sérieux et les tentatives de vouloir la discréditer sont plus difficiles à réaliser. Encore récemment, Yvonne Bollmann a souligné que le Festival Summerlied 2012 d'Ohlungen en Alsace, qui présente des musiques et des chants d'Alsace, a parmi ses partenaires par Hermann-Niermann-Stiftung, une fondation de Düsseldorf qui « œuvre en faveur de la langue et de la culture allemandes auprès de minorités ethniques et de Volksgruppen en Europe ». Les Alsaciens sont pour elle la minorité allemande de France. Entre 1991 et 2007, elle a versé des subventions d’un montant total de 1 073 322 euros à l’Association pour le bilinguisme dès la classe de maternelle, ABCM-Zweisprachigkeit (voir sur http://www.g-h-n-s.de/ la rubrique « Projekte ». Summerlied est bien autre chose qu’un simple festival de chansons. « La participation de la Hermann-Niermann-Stiftung fait que l’alsacien y sera au service d’un projet précis : la germanisation de l’Alsace », explique Yvonne Bollmann.
Le nouveau Saint-Empire romain Germanique serait-il donc en marche ?

french.ruvr.ru



Commentaires (4)
1. AS le 05/10/2012 10:55
voila il faut appeler un chat un chat... l'euro-reich c'est une dictature talmudiste
2. bitat le 05/10/2012 14:55
Les Etats traditionnels ne seront plus exactement pareils. Ils vont perdre du pouvoir au bénéfice de l'Europe. Si un jour nous avons un Etats, nous n'aurons pas d'armée, ni de politique extérieur propre, ni le contrôle des frontières et des douanes, ni une monnaie, ni une banque centrale. Mais nous aurons les politiques de proximité intérieur et la fiscalité... C'est ce qu'a déclaré les président du gouvernement régional de Catalogne.

Ainsi, touts les Etats nations Européens seront placés sous tutelle. Le président de la Catalogne nous montre le modèle idéal d'un membre de L'UE. Il renonce d'avance à toute les libertés, réduit la Catalogne à une entreprise de services pour l'Europe. Un des acquis des lumières, la Citoyenneté du citoyen, n'existe plus.

Le programme Américain comme l'a décrit Jean-Monnet, elle est possible seulement parce que la France et l'Allemagne unies ont commencé à créer une vaste entité Européenne et la perspective d'une sorte de second Amérique. Pour le général de Gaulle, l'alliance entre l'Allemagne et la France était une affaire personnelle. Le traité de l'élisée de 1963 dont le point essentiel était la réconciliation et la libre coopération des deux nations. On y évoquait le maintien et le renforcement de la cohésion des peuples libres, et en particulier une étroite coopération entre les Etats-Unis et l'Europe, la défense commune dans le cadre de L'OTAN, l'union de l' Europe, y compris la Grande-Bretagne.

La construction d'un organisme supranational à la suite de la seconde guerre mondiale : ce n'est plus le projet d'une coopération des peuples Européens pour assurer la paix, mais le projet d'une hégémonie anglo-américain avec Jean-Monnet comme " inventeur " et guide d'institutions pour une coopération supranationale et comme centre d'influences anglo-saxonnes sur le continent, l'Europe supranationale de l'après-Guerre reposait sur des initiatives qui souvent étaient financées par de l'argent venant des USA notamment des services secrets de la CIA. Monnet était " l'outil " d'une politique de longue haleine dont un but est l'état unitaire Européen.
3. AS le 05/10/2012 15:21
d'une politique de longue haleine dont un but est l'état unitaire Européen

je dirai federal les reich ou euro-regions seront des mini-etats dependant d'un centre decisionnel central a bruxelles... et les allemands parlent meme d'un reour a la monarchie dans certaines regions europeenes et lander... ca pue le monarque machiah cette affaire la
4. Batko le 05/10/2012 16:59
Et alors ? Ils sont où les démocrates tout d'un coup ? Les Catalans ont défilé massivement pour l'indépendance parce que les Catalans n'ont jamais accepté d'être espanols. Un point c'est tout.
Il existe un droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, que l'on agite lorsqu'il s'agit du Timor Oriental ou du Nord-Bélouchistan, mais que l'on méprise dès qu'il s'agit d'un pays de l'Alliance Sacrée, celle des gros blancs (que nous sommes).
Les Etats européens sont souvent des créations artificielles, alors ne vous értonner pas qu'elles ne résistent pas au temps. L'Union Soviétique n'a pas résisté, la Tchécoslovaquie non plus, la Yougoslavie encore moins, alors j'ai peu d'espoir pour l'Union Europpéenne ou même le Royaume Uni (analysez simplement le nom et vous comprendrez).
Quant à la France, sa seule politique linguistique a été de tenter "d'éradiquer" les langues autres que le français, même si elles sont plus riches (9 fois pour l'occitan) et majoritaires à la Révolution. Ne pas s'étonner alors que les défenseurs des langues (dont je suis) regardent vers une autonomie qui seule peut assurer la survie des langues en face d'un empire central qui veut les tuer. Comme ça ne risque pas de changer de si tôt, nous pousserons dans ce sens-là, en plus on a plus de démocratie à y gagner, donc pourquoi hésiter ??
Nouveau commentaire :



Alter Info apa
Journal d'opinion en ligne
ISSN n° 1773-0163 / CNIL n° 1070854.
Agence de presse associative
TI de Mulhouse sous les références : Volume LXXXIII (83) Folio n°73